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La guérilla féministe à l'UQAM

02/12/2014 10:18 EST | Actualisé 01/02/2015 05:12 EST

Est-ce que le campus de l'Université du Québec à Montréal est devenu un champ de bataille ? Mardi matin, un autre scandale à l'UQAM : « Les auteures de la campagne d'autocollants visant des professeurs de l'UQAM sont parvenues à "usurper" une liste d'envoi de courriels de l'administration», rapporte La Presse.

À la guerre comme à la guerre ? Non. Si les «auteures de la campagne de diffamation visant certains professeurs de l'UQAM» se sont réellement approprié une liste de diffusion de façon frauduleuse, elles devront en répondre devant les autorités compétentes.

Si elles ont plutôt utilisé la technique du «email spoofing» (la création d'un courriel frauduleux par un expéditeur falsifié), alors ces «auteures de la campagne de diffamation» volent bas. Elles volent bas et se dirigent vers où elles se destinent : la perte de crédibilité de leur mouvement de vengeance.

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Les auteures de la campagne de diffamation affirment que l'«anonymat permet un rapport de force [et qu'elles ne changeront] jamais [leur] méthode d'action».

Alors, pourquoi prendre au sérieux ces accusatrices aveugles qui ne se sentent aucunement engagées dans notre communauté, un univers social organisé par des lois, un état de droit, et, surtout, une communauté où il existe des institutions, des instances et des protocoles dont la raison d'être est d'assurer l'intégrité physique et morale des citoyennes et citoyens, leurs droits et punir les crimes?

Je ne crois pas que l'UQAM soit devenue un champ de bataille. L'anonymat de ces amazones leur permet de paraître plus nombreuses qu'elles ne le sont réellement. Avec la «complicité» de certains journalistes et médias.

L'UQAM est devenue, cet automne, le laboratoire d'une dangereuse expérience sociale. Pour porter une cause légitime (le harcèlement, le viol non dénoncé et impuni) à l'attention de la population du Québec, on met en scène une inquisition. On s'intéresse d'abord à ceux qui ne partagent pas nos croyances. On écoute et on épie leurs faits et gestes afin de trouver un motif pour les attaquer. L'Homme étant ce qu'il est: on trouve sans grande difficulté des gestes et des paroles équivoques ! Ensuite, ces Érinyes chargent : des collants sur le mobilier public et des photos sur les médias sociaux. Des journalistes proches de ces milieux, sentant la bonne histoire, s'empressent de publier. Ils nous informent en prenant des gants blancs, en respectant l'éthique journalistique et en cherchant à prendre un ton «neutre».

Nos ancêtres canadiens-français, qui n'avaient pas fréquenté l'UQAM, étaient des gens sages. Ils savaient qu'en jouant trop près d'un tas de fumier, on risque de se salir. Aujourd'hui, nous ne vivons plus dans des paroisses, mais dans un village global. Chaque action entraîne une réaction. Ce n'est pas en agissant en hors-la-loi que nous rectifierons tous les torts.

Les «auteures de la campagne de diffamation» devraient ouvrir les yeux et les oreilles pour réaliser que ce n'est pas aux machos-patriarches-violeurs-en-puissance qu'elles nuisent présentement. Ils s'en moquent! Elles nuisent aux véritables féministes qui militent pour l'égalité et la justice. Elles nuisent aux jeunes hommes allumés, ouverts et raisonnables qui cherchent, eux aussi, à vivre dans un monde juste et harmonieux. Bref, elles nuisent aux idéaux de la Révolution tranquille dont l'UQAM, fondée en 1969, est le joyau.

Vos «dénonciations», votre «justice transformatrice», on va s'en passer.

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