Martin Lavallée

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Si rien n'est fait, il y aura sans doute d'autres dérapages

Publication: 07/09/2012 15:24

Le geste du désaxé de mardi dernier contre le Parti québécois n'est pas un geste anodin et ce genre d'incident malheureux est appelé à se reproduire, si rien n'est fait pour enrayer le problème qui en est la source. Certains voudraient faire croire qu'il ne s'agit que d'un geste de folie, un simple fait divers auquel on ne doit pas accorder trop d'attention. En somme, tout irait très bien Madame la Marquise! Or il n'en est rien et ce geste est symptomatique du clivage linguistique de plus en plus profond qui se creuse présentement au Québec. Les paroles proférées par cet énergumène (‹‹Les Anglais se réveillent!››) suffisent pour faire voir que la dimension linguistique sous-tend le geste qu'il a posé. De même, on n'a qu'à lire les propos haineux qui pullulent sur les sites internet et les médias sociaux de plusieurs médias anglophones vis-à-vis Pauline Marois, le PQ et les Québécois en général pour se persuader qu'il y a un problème criant. À lire certains messages, il y a des criminels potentiels un peu partout. Bien sûr, ce ne sont qu'une infime minorité de personnes manquant de jugeotte. Mais ça dénote tout de même un problème.

Du côté francophone, on peut percevoir l'anxiété de plusieurs, dont l'auteur de ces lignes, vis-à-vis l'état lamentable du français dans la région de Montréal et la forte progression de l'anglais depuis quelques années. Il y a fort à parier que si rien n'est fait pour rassurer leurs inquiétudes légitimes, ce sont certains francophones qui tomberont dans le radicalisme sous peu, ce qui serait fort regrettable et néfaste pour leur cause.

Ce clivage linguistique est la résultante de la mise en concurrence progressive de deux communautés linguistiques et culturelles dans la région de Montréal. En effet, après l'échec référendaire s'est opérée une mise en concurrence entre les deux groupes linguistiques francophones et anglophones. Depuis le discours de Lucien Bouchard au Centaur, mais particulièrement depuis le règne de Jean Charest en 2003, la communauté anglophone est en pleine expansion dans la région de Montréal et recrute constamment de nouveaux membres venant du Canada, des Etats-Unis et de l'immigration internationale. Cette communauté - grâce au fait que le Québec fait toujours partie du Canada, grâce à près de dix ans de laisser-faire de la part du gouvernement Charest, grâce à l'amputation progressive de la Charte de la langue française par la Cour suprême du Canada, grâce à l'appui monétaire d'Ottawa et grâce à ses puissantes institutions montréalaises issues du colonialisme britannique - s'accapare sans cesse de nouveaux membres et réussit à bilinguiser tranquillement les services et l'image de Montréal et du Québec.

Cette mise en concurrence des deux communautés linguistiques et culturelles et la fin du consensus linguistique a été favorisée par ce que l'historien Éric Bédard a appelé ‹‹la trudeauisation des esprits››. On assiste à une bilinguisation accrue des services, des événements et de l'image en général du Québec. Depuis 2009, certains tentent de faire de la Fête nationale une fête bilingue, alors qu'elle a toujours été identifiée à l'identité francophone du Québec. Des groupes comme le Quebec Community Groups Network, fortement subventionnés par Patrimoine Canada, œuvrent afin de bilinguiser les services sociaux et les événements culturels dans la région de Montréal et ailleurs au Québec. L'acceptation de la part du gouvernement Charest du jugement de la Cour suprême qui a autorisé les écoles passerelles favorise la mise en concurrence des réseaux scolaires francophone et anglophone sur l'île de Montréal. Quant à la concurrence entre les cégeps anglophones et francophones, des études récentes démontrent l'impact plus que négatif que celle-ci engendre sur la vitalité du français au Québec.

Cette mise en concurrence en est venue à briser le fragile équilibre linguistique qui prévalait au Québec depuis les années 70 et qui reconnaissait le statut unilingue francophone du Québec. Lorsque le gouvernement de René Lévesque a adopté la Charte de la langue française en 1977, les anglophones qui ont succombé à la peur ou qui ne voulaient pas vivre dans une société francophone ont pris le large pour l'Ontario. Ceux qui sont restés ont accepté ou se sont résignés à vivre dans un Québec unilingue francophone, d'autant plus que les francophones de cette époque étaient plutôt revendicatifs en ce qui a trait à la protection et la promotion de leur langue collective. Mais l'échec référendaire et la morosité collective des Québécois qui s'en est suivie a favorisé un retour en arrière et une canadianisation du Québec.

Donc, depuis quelques années, la réalité montréalaise est celle-ci : d'une part, il y a la communauté linguistique francophone qui forme la majorité au Québec, mais une fragile minorité en Amérique du Nord. Ce groupe décline sans cesse sur l'île de Montréal et, bien conscient de sa précarité, ne peut accepter l'anglicisation croissante et la bilinguisation de la métropole du Québec, sachant très bien que ceci entraînera sa louisianisation. La mise en concurrence des deux groupes linguistiques au Québec, dans notre contexte nord-américain, ne peut se faire qu'au bénéfice de la communauté anglophone. D'autre part, il y a une communauté anglophone en pleine expansion, qui forme une minorité au Québec mais une majorité en Amérique du Nord, qui vit comme au Canada ou aux États-Unis au milieu d'une société francophone qu'elle méconnaît, méconnaissance savamment entretenue par les médias anglophones qui dépeignent les Québécois comme des xénophobes, sectaires et des racistes.

Le laisser-faire du gouvernement Charest, la bilinguisation des services du gouvernement du Québec, l'autorisation des écoles passerelles, l'anglicisation du monde du travail par les exemptions de la Charte de la langue française sont tous des facteurs qui font en sorte que les nouveaux venus anglophones se croient dans une société bilingue, alors que les francophones considèrent la langue française comme la seule et unique langue officielle et commune de tous les Québécois. Il y a donc deux conceptions différentes qui s'affrontent de plus en plus et l'une des deux devra céder. D'ici là, il pourrait survenir d'importants dérapages.


L'urgence d'agir

On ne peut donc laisser la situation perdurer et laisser les deux groupes linguistiques en concurrence, comme c'est le cas actuellement et depuis quelques années. Les utopies néolibérales-trudeauistes de s'en remettre aux droits individuels et aux tribunaux ont assez fait de dommages pour qu'on les mette de côté et qu'on s'entende sur des normes collectives qui seront à l'abri de l'arbitraire de juges souvent unilingues anglophones nommés par le premier ministre du Canada. Nous devons mettre un frein au gouvernement des juges pour reprendre nos droits politiques.

Ainsi, à moins que les francophones décident de se donner un pays rapidement - ce qui ne semble pas être le cas à l'aulne du dernier scrutin - ou à moins qu'ils renoncent à leur pérennité culturelle et linguistique - ce qui semble également loin d'être le cas - nous devons convenir d'une politique à adopter pour éviter des débordements comme ceux survenus mardi dernier. Le constat de l'historien Maurice Séguin sur l'ambivalence des Québécois est plus que jamais perceptible et une des causes principales du problème.

Il faut que la situation linguistique du Québec soit claire pour tous. En ce sens, un renforcement substantiel de la loi 101 apparaît indispensable afin de faire en sorte que de plus en plus de gens venant d'ailleurs se joignent à la majorité francophone du Québec. Nous devons réaffirmer le caractère unilingue français du Québec et, tout en reconnaissant les droits des membres de la communauté anglophone, stopper la croissance de celle-ci. Nous devons également revoir le financement des institutions anglophones alors que le gouvernement du Québec les finance selon un pourcentage plus élevé que la proportion d'anglophones.

À défaut d'être reconnu internationalement comme un pays francophone, une loi 101 renforcée enverra un message clair à ceux qui lorgnent de venir s'établir ici que s'ils veulent le faire, ils font le choix de se joindre à une société francophone. En somme, il s'agit de mettre fin à la concurrence entre les deux groupes linguistiques et culturels pour faire en sorte qu'à l'exception de la minorité historique anglophone, tous les Québécois vivent, travaillent et étudient en français au Québec du primaire au collégial.

Ensuite, pour éviter des débordements comme ceux de mardi dernier, nous ne devons plus tolérer les discours haineux envers les souverainistes et les Québécois en général. En ce sens, les médias anglophones de Montréal et du Canada doivent cesser de dépeindre les souverainistes, les péquistes et les Québécois en général comme des sectaires, xénophobes et racistes. L'affirmation identitaire actuelle des Québécois, résultant des reculs du français depuis quelques années, ne se fait pas CONTRE les anglophones, mais POUR ce qu'ils sont et POUR préserver leur identité francophone. Les médias anglophones et autres columnists doivent cesser de vouloir garder les anglophones fermés sur le Québec en entretenant la haine, la peur et le mépris chez ceux-ci. Si l'illuminé en question n'était peut-être pas influencé par ces médias, les discours haineux qu'ils véhiculent contre les Québécois et les souverainistes dans leurs pages n'en sont pas moins de nature à susciter ce genre de comportement disgracieux chez des gens dépourvus de discernement.

Il faut que la communauté anglophone accepte qu'elle vit au sein d'une société francophone. Cette société originale et particulière est la seule société francophone de toute l'Amérique du Nord. En ce sens, la langue française doit constituer notre langue commune pour ‹‹faire société›› ensemble. Bien que ce soit déjà le cas chez beaucoup d'anglophones, il faut que l'ensemble de cette communauté accepte et comprenne que pour préserver une culture originale et francophone en Amérique du Nord, il faut des lois qui protègent cette culture. Maints États de par le monde disposent de lois et d'aménagements linguistiques particuliers. Le Québec n'est pas une exception à cet égard. Le reste de l'Amérique du Nord est unilingue anglophone, est-ce trop demander que de conserver le caractère unilingue français du Québec?

Ultimement, l'idéal serait que les Québécois se dotent d'un pays souverain. Ce pays francophone, en étant libéré du gouvernement des juges de la Cour suprême du Canada, dissiperait toute ambiguïté sur le statut linguistique du Québec. Entre-temps, la dynamique post-référendaire a engendré une mise en concurrence entre deux groupes linguistiques et culturels aux aspirations différentes au sein du Québec. Il faut que les politiciens qui nous représentent rompent avec le laisser-faire qui a caractérisé le règne libéral et qu'ils agissent et légifèrent pour ne pas que le clivage linguistique se creusent davantage et laisse place à des dérapages malheureux. Il serait irresponsable de ne pas agir.

 
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Le geste du désaxé de mardi dernier contre le Parti québécois n'est pas un geste anodin et ce genre d'incident malheureux est appelé à se reproduire, si rien n'est fait pour enrayer le problème...
Le geste du désaxé de mardi dernier contre le Parti québécois n'est pas un geste anodin et ce genre d'incident malheureux est appelé à se reproduire, si rien n'est fait pour enrayer le problème...
 
 
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12:30 sur 11/09/2012
Cet article provoque toutes sortes de commentaires... et certains ne se gênent point dans le dénigrement. Depuis ce printemps de crise sociale que le gouvernement en place à laisser s'aggraver, il est triste de voir augmenter la division au sein de la population québécoise. Il est déplorable de constater la démonisation de tout ce qui touche à notre langue, à l'indépendance ou au pays souhaité par des québécois. Au début du XVIe siècle, Machiavel l'a écrit dans son livre "Le Prince" s'adressant aux êtres de pouvoir... "Diviser pour règner"... Triste constat, mais ça fonctionne encore
07:09 sur 10/09/2012
Vous avez tout à fait raison de soulever la question des propos parfais, voire souvent "haineux" des médias anglophones montréalais (et canadians) """ vis-à-vis Pauline Marois, le PQ et les Québécois en général pour se persuader qu'il y a un problème criant. """""

Sur ce sujet , la chroniqueuse Sophie Durocher publie ce matin (10 septembre) un texte ''La Gazette et le loup", qui met en évidence ce fait.

Elle écrit dans le J de Mtl : ""
S’il y a un média où Pauline Marois et son parti ont été systématiquement diabolisés et présentés comme le Bonhomme Sept Heures, c’est bien la Gazette.

La charte de la laïcité du PQ a été (faussement) résumée à « une loi anti-hijab ». Un vote pour le PQ a été présenté comme « un vote pour la xénophobie ».

Le 31 aout, la Gazette a publié une lettre sur la langue et la laïcité où les mesures proposées pas Mme Marois et le Parti Québécois comme étant du ""fascisme"".

4 jours plus tard, c'était la tragédie. C'est incroyable, c'est indécent.

""Pendant des semaines, la Gazette a crié au loup. « Attention le PQ est dangereux, le PQ n’aime pas les anglophones, le PQ n’aime pas les minorités. »"""

il va de soi que cette attitude de la Gazette est "non saine" pour les relations
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ethrop
micro-bio-tic
00:45 sur 10/09/2012
Quelque chose me dit que le jeune auteur de ce billet aimerait beaucoup que tout ça dégénère... Sinon, pourquoi prendre le temps de déballer toutes ces demi-vérités? C'est un texte militant, revendicateur et évidemment faux sur presque tout. Mais avec le geste de Bain, permission est donnée, n'est-ce pas, d'étendre sa "réflexion" tout azimut... Beaucoup de commentaires vont dans le même sens sur HufPoQC: Sotto voce, on chuchotte que tout ça est une occasion à ne pas gaspiller. On se roule dans la farine en tout outrage et on pointe du doigt mais on jubile secrètement d'avoir enfin trouvé une excuse à des comportements excessifs. M. Machin ici a peut-être un point mais pas pour les raisons qu'il croit. Il s'agit plutôt d'un machiavélisme inconscient. "Regardez comment on attaque les miens! C'est une justification de le faire en retour." Que de victimisaiton complexée...
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Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
12:48 sur 10/09/2012
ethrop : ''Quelque chose me dit que le jeune auteur de ce billet aimerait beaucoup que tout ça dégénère...''

C'est ton fantasme qui te parle.
19:26 sur 09/09/2012
L'auteur de ce billet évidement demeure à une réalité alternée. Cette année la CSEM a fermé trois écoles et prévoit d'en fermer davantage d'ici quelques ans.
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/01/12/002-commission-scolaire-english-montreal-trois-fermetures.shtml
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/12/06/002-ecoles-anglophones-femeture.shtml

En même temps, la CSDM va très bien. Alors, serait-il possible que une communauté d'être "en pleine expansion" pendant que ses écoles ferment?
Et puis, ces suggestions de malfaisance et de complot! Franchement, ce texte est plutôt bizarre et tout à fait divorce de la réalité de la ville. Entre la gréve et votre cool appart sur le Plateau, il vous manqué de temps pour confronter vos fantasmes péquistes avec ce qui ce passe ici.
16:02 sur 09/09/2012
Super ce texte, trois fois Bravo !!!
12:05 sur 09/09/2012
"Ultimement, l'idéal serait que les Québécois se dotent d'un pays souverain. Ce pays francophone, en étant libéré du gouvernement des juges de la Cour suprême du Canada, dissiperait toute ambiguïté sur le statut linguistique du Québec"

Personne n'a rien contre cela. Cependant, comme le disait Louis Bernard du PQ, il y aura plusieurs années très difficilles si cela se faisait.

Les étudiants de votre faculté entre autres ont été dans la rue 4 mois pour une hausse de ......$256.00 par année.

Nous devrions investir dans l'asphalte car si l'indépendance se fait, il y aura beaucoup de monde dans la rue, beaucoup. Je suggère aussi que vous alliez voir vos confrères des HEC pour demander un bilan pro-forma de l'an 1 de ce pays du Québec et des prévisions quinquenales.

Ceci va nous aider à prendre une décision éclairée. N'oubliez pas; Parizeau, Landry, Marois sont tous très fortunés. Ce n'est pas le cas de la majorité au Québec, qui subiraient le ressac inévitable de notre baisse de cote de crédit.
14:10 sur 09/09/2012
La cote de crédit du Québec se porte assez bien.
15:55 sur 09/09/2012
Tant qu'il fait partie du Canada, thank you.
16:07 sur 09/09/2012
Vous êtes très convinssent :-)
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Reflexion01
Reflexion 101
09:45 sur 09/09/2012
Pour les vrais observateurs, c'est le Français et l'Anglais qui reculent dans certains quartiers de Montréal...bonjour à l'immigration massive non intégrée !
Avec un chômage comme on a présentement, je me demande à quoi sert de compliquer les problèmes actuellement, on serait mieux de commencer par s'occuper des immigrants que l'on a présentement et veiller à une intégration digne et profitable pour la communauté.
09:45 sur 09/09/2012
À quand le nettoyage ethnique?
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Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
12:51 sur 10/09/2012
On a déjà la démonisation par le langage abusif.
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Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
20:55 sur 10/09/2012
Richard Henry Bain a (re)commencé le nettoyage ethnique..
19:47 sur 08/09/2012
c est quoi le derapage ace que je saches les quebecquois ont vote en toutes connaissance j imagine qu ils savait ce qu ils faisait meme si ce n ait pas comme vous le vouliez
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Axel Johan Dumoulin
23:17 sur 08/09/2012
Je retiens ceci : Il faut que la communauté anglophone accepte qu'elle vit au sein d'une société francophone
07:59 sur 09/09/2012
Ils l'acceptent c'est toi qui les rejet
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KenKo
11:01 sur 09/09/2012
Il faut que les enfants comme vous acceptent que le Quebec est en part entiere d'un continent avec qui la province gagne son pain, et pour priver ces citoyens des outils de base comme l'anglais est suicidaire. Un constat deja arrive par les asiatiques meme s'ils dependent a la Chine pour leur commerce. Grow Up!
16:23 sur 08/09/2012
Une bombe ce texte, fondateur d'une nouvelle révolution, tranquille espérons la.
09:46 sur 09/09/2012
Mais pas nécessairement dois-je comprendre?
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Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
12:53 sur 10/09/2012
On n'a pas de de contrôle sur ceux qui profèrent des énormités qui encouragent les fous à s'attaquer à aux souverainistes.
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miclot
Prof retraité, Pro QS, anti-corruption
13:39 sur 08/09/2012
'Pourquoi la photo de l,horrible Lulu ? On s'attend à ce qu'il soit cité dans l'article.
18:25 sur 08/09/2012
Il est cité dans l'article "Depuis le discours de Lucien Bouchard au Centaur..."
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miclot
Prof retraité, Pro QS, anti-corruption
20:37 sur 08/09/2012
Oups , pas vu ,mais je m'attendais tellement à une autre déclaration fracassante de l'ineffable Lulu
13:17 sur 08/09/2012
Apprendre à lire et à écrire le français aux Québécois analphabète, qui représente près de 50 % de la population, serait le meilleur moyen de préserver notre langue......
14:51 sur 08/09/2012
Mais vous marqué surement un point là... Que voulez vous duplessis à préféré placé touts les orphelins du québec en psychiatrie plutôt d'investir dans ces pauvres âmes, de plus 3 québéçois sur 10 souffre du mal paternel, en un mot un absence total de confience en soie qui plus souvent qu'autrement finis par l'abandon scolaire et biensûr finis sur l'assistance sociale.
09:51 sur 09/09/2012
Vous remontez loin, mais quand on vit avec la mémoire des Plaines d'Abraham circa 1759 à fleur de peau je comprends que Duplessis c'est comme hier...
17:34 sur 08/09/2012
Quoique je sois un solide partisan de l'alphabétisation, de la lecture et de l'écriture, cela n'a rien à voir avec la vitalité d'une langue.

Des langues ont existées et prospérées bien avant l'invention de l'écriture, et également lorsque moins de 5% des populations, concentrée dans les monastères, était lettrée.

Ce qui fait la vitalité d'une langue, c'est qu'elle soit parlée et écoutée, en tant que langue d'usage..
Hafingnetonne
A few words
12:34 sur 08/09/2012
Il faut être vigilant et Charest a été un facteur grave de dé-françisation il était temps de le mettre à la porte. Le français d'abord au Québec et ne aps jouer avec des points de vue faussement économiques. Le perdant dans l'affaire est l'idéologue Harper qui n'y comprend rien.
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Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
10:56 sur 08/09/2012
Une chose que la bio wikipédia en français sur Conrad Blake ne dit pas : **he was expelled from UCC for selling stolen exam papers.**

Tricheur durant son enfance et voleur condamné à dix ans de prison à un âge avancé.
07:56 sur 08/09/2012
J'ai cessé de lire à la phrase suivante qui ne comporte que des préjugés:

"la communauté anglophone est en pleine expansion dans la région de Montréal et recrute constamment de nouveaux ....blablabla.."

C'est bourré d'erreurs dans ce texte. Je veux les chiffres! Et pas ceux des études partisanes SVP!

Vous savez quels chiffres les excités nous servent pour dire que la langue française est passée sous la barrière psychologique des 50% dans l'île de Montréal? Eh bien c’est la langue maternelle!!!!
Voilà un regard biaisé qui nous apprend qu’un Sénégalais qui fonctionne 100% de son temps en français, se retrouve dans la mauvaise colonne des gens qui font reculer le français!!! Maudit!!!

Vous savez que les franco québécois quitte l’île de Montréal? Eh oui, il y a un exode vers les banlieues parce qu’il n’est pas possible d’acheter une maison à Montréal! Voilà, du coup, ça diminue la proportion de "langue maternelle française" sur l'île! Cela n'a rien à voir avec la proportion d'anglos! Bien sûr, vu l'immigration un peu plus massive des dernières années, on se retrouve avec un peu plus de gens qui ont une langue maternelle qui n'est ni le français ni l'anglais. Il y a donc progression des allophones....bon je pourrais en dire encore en masse mais on se tanne de prêcher contre les excités!

Donnez-nous donc le vrai portrait, on en tirera les conclusions nous même!
11:16 sur 08/09/2012
Vous pouvez toujours vous servir de google pour trouver le rapport de statistique Canada. Vous y trouverez que en ce qui concerne la langue d'usage (et non la langue maternelle):
"Dans la région métropolitaine de Montréal, le nombre de francophones a continué d'augmenter entre 2001 et 2006. soit de 2,8% ou 67 personnes par rapport à 6,4% ou 37 555 personnes pour les anglophones et à 19,4% ou 78 415 personnes pour les allophones.

Il n'est donc pas surprent de constater qu'on trouvait:
-69,1% de francophones en 2006 par rapport à 70,9% en 2001
-17,5% d'anglophones en 2006 par rapport à 17,3% en 2001
-13,4% d'allophones en 2006 par rapport à 11,8% en 2001"

Ce n'est pas une massive expansion des anglophones mais plutôt des allophones. Il faudrait mieux les intégrer au sein de la langue francophone mais je m'attend aux cries de racisme si la loi 101 est modifié dans ce sens. Constat est que le nombre de francophones diminue à Montréal.
12:39 sur 08/09/2012
Ça rejoint ce que je dis, mes sources sont de Stat Can, je peux les fournir n'importe quand!
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Frdric Valle
11:37 sur 08/09/2012
Tu sais tu peu toujours continuer à te mettre la tête dans le sable. Mais n’oublie pas quand prenant une tel position tu risque de te faire botter les fesse!
12:41 sur 08/09/2012
T'as des sources toi qui font que tu sens que tu peux me parler sur ce ton? Shoot tes sources et pour le reste, laisse donc faire!

Je te fournirai les source de tout ce que j'affirme sur demande!

Voilà!