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Merci Tim Raines!

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Tim Raines a marqué mon enfance et ma jeunesse comme plusieurs milliers de Québécois et Montréalais durant les années 80, qui ont eu la chance d'assister à ces nombreuses prouesses au parc du Stade olympique. J'étais sur le bout de mon siège lorsqu'il était sur les buts. Tout pouvait arriver. Qui ne se rappelle pas de sa position au premier but, avec ses jambes musclées et son écart prononcé qui annonçait son intention de voler le 2e but; de ses nombreux vols de buts; de sa position inclinée des deux côtés du marbre en tant que frappeur ambidextre avec son bâton sur l'épaule. En tant qu'un des meilleurs premiers frappeurs du baseball, il a donné le ton à l'offensive des Expos en se rendant à de nombreuses reprises sur les buts. De plus, il avait de la puissance comme le démontrent ses 170 circuits. Mais avant tout, c'est sa vitesse qui aura marqué l'imaginaire des amateurs de baseball, et la mienne, en étant un des meilleurs voleurs de buts du baseball. En plus de son talent exceptionnel, il avait une personnalité attachante qui a inspiré de nombreux jeunes québécois. Il était adorable et c'est avec tristesse que l'on avait appris son départ pour Chicago en 1990, mais heureusement, il est revenu dans l'organisation en 2001 et plus tard comme entraîneur adjoint. Son destin appartiendra à Montréal pour toujours et qui sait, avec le retour possible des Expos!

Il mérite sans aucun doute sa place parmi les immortels du baseball avec des statistiques très éloquentes.

À la dixième année d'éligibilité, Tim Raines, l'ancien des Expos de Montréal de 1979 à 1990 et 2001, a été finalement admis en 2017 à Cooperstown avec 86% des voix des membres de l'Association des chroniqueurs de baseball d'Amérique, 380 votes sur 442. Il était temps! Cette dernière année aura été la bonne. Le joueur fera donc son entrée le 30 juillet prochain aux côtés du receveur Ivan Rodriguez, qui a évolué la majeure partie de sa carrière avec les Rangers du Texas, et du joueur de premier but, Jeff Bagwell, un ancien des Astros de Houston. Tim Raines a été un des meilleurs premiers frappeurs du baseball majeur de sa génération pendant près d'une décennie derrière l'illustre Ricky Henderson. Il mérite sans aucun doute sa place parmi les immortels du baseball avec des statistiques très éloquentes.

Au total durant sa carrière de 23 saisons dans les majeures, il a maintenu une moyenne au bâton de 294 avec 2605 coups sûrs en 8872 présences dont 170 circuits, 113 triples, 430 doubles, 980 points produits et 1571 points marqués. De plus, il a obtenu 1330 buts sur balles et 808 buts volés, 5e plus élevé de l'histoire du baseball majeur. Il a aussi été champion frappeur de la ligue nationale de baseball en 1986 avec une moyenne de 334. Il a aussi frappé pour plus de 300 au cours de cinq saisons. Il a été le meneur de la ligue nationale de 1981 à 1984 pour les buts volés et les points marqués en 1983 et 1987. Au total, il a participé à 7 matchs des étoiles où en 1987 à Oakland, il a été élu joueur par excellence du match. Toujours en 1987, il a connu un de ses meilleurs matchs en carrière pour ne pas dire le meilleur soit le 2 mai 1987 contre les Mets de New York au Shea stadium, avec 4 en 5 dont un grand chelem pour la victoire en 10e manche, performance réalisée sans camp d'entraînement par surcroît. Il a aussi remporté deux séries mondiales avec les Yankees de New York en 1996 et 1998. Outre les Expos, il a joué avec cinq équipes. Les White Sox de Chicago de 1991 à 1995; les Yankees de New York de 1996 à 1998; les A's d'Oakland en 1999; les Orioles de Baltimore en 2001 et a terminé sa carrière en 2002 avec les Marlins de la Floride.

L'admission de Raines qui vient rejoindre ses deux coéquipiers Carter et Dawson, qui ont marqué à tout jamais l'histoire des Expos et ma jeunesse, ne font que confirmer combien les Expos de Montréal formaient une grande équipe au début des années 80. Merci à Tim Raines de nous avoir si bien représentés et de nous avoir fait vivre de si belles émotions qui marqueront à jamais nos souvenirs d'enfance. C'est avec émotion que je vous dis, Monsieur Raines, on ne vous oubliera jamais Rock, immortel du baseball.

Source : baseballreference.com

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