Mark Brennan Rosenberg

RECEVEZ LES NOUVELLES DE Mark Brennan Rosenberg
 

10 raisons pour lesquelles New York n'est pas si génial que ça à vivre

Publication: 10/04/2013 10:21

New York City - le centre de l'univers. Chaque année, des milliers de gens déménagent dans la Grosse Pomme pour réaliser leurs rêves.

La première année c'est génial, vous vous êtes fait une tonne de nouveaux meilleurs amis qui adorent sortir, coucher à droite à gauche et faire la fête jusqu'à pas d'heures.

La deuxième année, vous êtes un peu installé, vous vous êtes débarrassés des boulets parmi vos amis, et vous vous êtes trouvé un charmant petit appartement de 9m2.

Votre troisième année est amusante, mais pas autant qu'avant, et la réalité commence peu à peu à gagner du terrain: vous n'avez pas pris un jour de congé en un mois de travail, mais vous ne pouvez toujours pas payer votre loyer. Si vous pouvez y arriver ici, on vous a dit que vous pourriez réussir n'importe où, mais "réussir" ici signifie ne jamais avoir d'argent, ne pas manger pendant des jours parce que vous ne pouvez pas vous le permettre, et espérer que la mystérieuse irritation sur votre jambe survenue depuis que votre emménagement dans ce nouvel appart va magiquement disparaître, parce que vous n'avez pas d'assurance santé avec votre nouveau travail. Peut-être que New York n'est finalement pas aussi génial qu'on le pense. Voici pourquoi :

Le temps

Il n'y a que deux saisons à New York: chaleur insoutenable et froid mordant. Le printemps est agréable pendant trois jours, puis il se transforme en pluie durant des semaines, puis c'est la chaleur qui s'installe et les rues sentent la pisse et le vomi. L'automne est pire. Vous avez quatre beaux jours et vous commencez à vous dire: "Ah, j'adore l'automne!". Et puis il se met à pleuvoir, puis c'est le grésil, puis la neige et c'est l'hiver et vous n'allez plus quitter votre appartement durant quatre mois. La prochaine fois que j'entends quelqu'un s'exclamer: "L'automne est ma saison préférée à New York", non seulement je vais lui rappeler les jours de pluie sans fin, mais je vais aussi lui mettre une gifle.

C'est le meilleur endroit où être si vous passez une bonne journée...

Mais si vous passez une mauvaise journée, faites vraiment attention, car New York va rendre votre journée 10 fois pire que lorsqu'elle a commencé. Vous venez d'être viré? N'ayez aucune crainte, sur votre chemin de retour, New York s'assurera qu'il pleuve ou qu'il neige, et comme vous avez perdu votre 400e parapluie de l'année et refusé d'en acheter un nouveau, vous voilà trempé. Et ça ne s'arrête pas là! Le métro ne marchera pas, vous vous heurterez à des milliers de touristes n'ayant aucune idée d'où ils se rendent en rentrant chez vous, et au moins dix SDF possédant tous un iPhone vous réclameront un dollar.

Il y a trop d'homosexuels

J'adore les homos, j'en suis un moi-même! Et pourtant, tous les homosexuels d'Amérique ont l'impression qu'ils doivent déménager à New York pour être acceptés. Résultat? Des centaines de milliers d'hommes dingues de sexe, plus intéressés par sortir et faire la fête que par une relation. Du coup, bien que vous ayez un peu plus d'options que si vous sortiez, mettons, à Fayetteville dans l'Arkansas, manœuvrer dans la communauté homo de New York est plus difficile qu'essayer de regarder en entier un épisode de RuPaul's Drag Race (une émission élisant la meilleure des drag queens).

Le billet de Mark Brennan Rosenberg se poursuit après la galerie

Loading Slideshow...
  • High Line Park

  • Ellis Island

  • Le MOMA

  • Brighton Beach

  • Le pont de Brooklyn

  • Le pont de Brooklyn

  • Times Square

  • L'Empire State Building: vue sur le Chrysler Building

  • Ground Zero

  • Cobble Hill Park

  • Park Slope

  • L'hôtel Carlton

  • L'hôtel Carlton

    Le lobby David Rockwell de l'<a href="http://www.carltonhotelny.com/" target="_hplink">hôtel Carlton</a> de New York, rénové en 2009. Le Carlton, en partenariat avec Animal Planet, offre la formule «Nous aimons votre animal», qui propose toutes sortes de commodités afin que votre chien se sente choyé pendant que vous visiterez la grosse pomme. (Photo: hôtel Carlton/Communications Elizabeth Boileau)


Tout le monde raconte des conneries

Tout le monde à New York a une histoire à raconter, mais la plupart d'entre elles sont des conneries inventées de toutes pièces. Soyons clairs, quand vous vivez sur l'île de Manhattan, vous êtes forcément spécial, mais les choses que sont capables de raconter les gens ici pour attirer l'attention sur eux sont délirantes et ne sont en général qu'à moitié véridiques. Je le sais bien parce que je fais partie de ces gens-là.

Tout le monde travaille comme un taré

Quiconque déménage à New York souhaite briller quel que soit son domaine, et ce même si c'est une ville qui n'élève véritablement que la crème de la crème. Vous devez vraiment travailler comme un damné pour réussir, or travailler est difficile, chronophage et vous enlève du temps où vous pourriez être en train de faire un masque à vos cheveux ou de coucher avec votre voisin sexy.

C'est bourré de super restaurants

Ce qui est génial, sauf si vous êtes atteint d'un sévère trouble du déficit de l'attention et que cela vous prend si longtemps à vous décider qu'au lieu d'atterrir dans un endroit fabuleux, vous finissez par manger au Renaissance Diner sur la 54ème rue et la 9ème Avenue pour la quatrième fois cette semaine. Pas que ça ne me soit jamais arrivé, hein.

C'est l'épicentre de la culture

New York a plus à offrir culturellement que n'importe quelle autre ville dans le monde. Cependant, peu m'importe ce que disent les gens, personne n'aime en réalité aller voir un spectacle de danse, un opéra ou une expo. Si vous vous êtes rendu à l'opéra cette année, c'est uniquement parce que votre copain avait un billet gratuit et que: "C'est une chose typiquement new-yorkaise à faire et qu'il n'y a pas de bonne soirée ailleurs ce soir". Du coup, vous avez pris le billet, mais vous ne l'avez pas payé puisque vous êtes de toute façon trop fauché pour vous offrir ce genre de trucs, même si vous cumulez trois boulots. Au fond de vous, vous savez bien que vous préféreriez assister à la comédie musicale Spider-Man: Turn Off the Dark. Ne froncez pas les sourcils. Vous savez que c'est le cas. Aussi mauvaise que soit cette daube, des gens qui se jettent du plafond au risque de mourir juste pour vous distraire est bien plus excitant qu'une grosse femme chantant dans une langue que vous n'avez jamais pris la peine d'apprendre. Allez, admettez-le, c'est bon, personne ne va vous critiquer... Personne, sauf votre ami qui vous a invité à l'opéra et pense que "les comédies musicales, c'est de la merde", alors qu'il écoute en secret la bande originale de Starlight Express chaque soir avant de se coucher, juste pour pouvoir ensuite se moquer ouvertement de vous et ne pas avoir l'air d'un hypocrite.

Les gens feraient n'importe quoi pour attirer l'attention

Y compris coucher avec n'importe qui pour gagner en popularité, se créer une fausse profession pour se sentir spécial ou monopoliser les réseaux sociaux afin de récolter plus de followers pour se sentir plus important. Et bien, devinez quoi? Vos followers sur Twitter ne vont pas payer votre loyer, bouh. Tout le monde à New York veut se sentir important, mais vous savez quoi? Vous êtes aussi insignifiant que le reste d'entre nous.

Le billet de Mark Brennan Rosenberg se poursuit après la galerie

Loading Slideshow...
  • 172 rue Norfolk, 1983-1988

    Une photo de la fondation Angel Orensanz . (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York)

  • «Federal Writer's Project», 30 septembre 1936

    Un homme tend un programme au joueur de baseball Babe Ruth. (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York, WPA Federal Writers' Project)

  • La 42e rue, 1890

    Une vieille photo. (PhotoAP/Archives municipale de la ville de New York, collection DeGregario (New York Camera Club))

  • Une photo d'enquête, 1918

    La police travaillait sur l'homicide de Gaspare Candella, dont le corps a été découvert par des enfants. (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York, NYPD Evidence Collection, Détective Charles A. Carlstrom)

  • Un homicide, 24 novembre 1915

    Une photo des corps de Robert Green et Jacob Jagendorf, dans un ascenseur d'un immeuble de la ville. (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York, NYPD Evidence Collection)

  • Le 18 mai 1940

    Un homme lit un journal dont le titre est «L'armée nazie est maintenantà 75 miles de Paris». (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York, Borough President Manhattan)

  • Charles "Lucky" Luciano, 18 avril 1936

    (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York, Fichier cas DA)

  • Des peintre sur le pont de Brooklyn, 7 octobre 1914

    (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York, Département des Ponts/Usines & Structures, Eugene de Salignac)

  • La rue Delancey, 29 juillet 1908

    (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York, Département des Ponts/Usines & Structures, Eugene de Salignac)

  • Le pont de Manhattan, 5 juin 1908

    Le pont pris en photo depuis la rue Washington. (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York, Département des Ponts/Usines & Structures, Eugene de Salignac)

  • La 28e rue en construction, 2 octobre 1930

    (Photo AP/Archives municipale de la ville de New York, Borough President Manhattan)

New York abrite toutes les filles mentalement instables de ce pays

Il n'est pas rare d'entendre des femmes discuter dans la rue chaque jour et dire des choses comme: "OMG, Tiffany (Elles s'appellent toujours Tiffany), Roger ne m'a jamais rappelée. Je suis restée deux heures en face de son appart hier soir, j'ai vu que les lumières étaient allumées et je n'ai pas arrêté de l'appeler, mais il n'a jamais décroché. Mais non, ce n'est pas flippant, j'essaye juste de me la jouer cool". Ou encore: "Margot, je pense que Peter m'a mise enceinte hier soir, mais j'ai trop peur d'aller à la clinique pour le savoir, donc je vais juste dire que c'est le cas, espérer qu'il me mette la bague au doigt et après j'improviserai".Je suggère donc que le Département de la Santé de New York commence à livrer chaque mois des Valium à toutes les femmes célibataires et désespérées qui hantent les rues de New York. Et par femmes, j'entends aussi les hommes homos, et par homme homo, j'entends moi-même.

Les gens sont snobs sans raison

Si j'entends encore quelqu'un dire: "Brooklyn? Je n'irai pas là-bas pour tout l'amour ou l'argent du monde!", je répondrai: "Ah vraiment? Tu n'es pas sorti du ventre de ta mère sur l'île de Manhattan. En fait, tu es né dans un trou perdu merdique du côté de Gary, Indiana, qui se trouve d'ailleurs être de loin l'endroit le plus pourri du monde. Arrête de casser du sucre sur le dos de Brooklyn, garce! C'est bien plus cool que l'endroit d'où tu viens, quel qu'il soit".

Oui, New York craint. Mais c'est un peu comme la méthamphétamine. Une fois que vous y avez goûté, même si vous savez que c'est très mauvais, vous ne pouvez plus vous en passer.

 

Suivre Mark Brennan Rosenberg sur Twitter: www.twitter.com/markbrosenberg

Suivre Le HuffPost Québec