Mario Asselin

RECEVEZ LES NOUVELLES DE Mario Asselin
 

Deux discours, deux visions du patriotisme...

Publication: 28/06/2012 00:29

Mes soirées du 23 juin sont généralement de type « rassemblement ». Parfois sur Les Plaines avec la foule ou entre amis, en circuit plus fermé. C'est que la Fête nationale m'emballe à chaque année, beau temps mauvais temps ! Dans ma jeunesse vécue à Québec, le rendez-vous de la Saint-Jean était incontournable. Le feu de joie constituait le summum de notre soirée. L'ampleur des feux d'artifice de cette époque occupe encore une place importante dans mes souvenirs d'enfance...

Dans les années soixante-dix, les spectacles ont commencé à attirer l'attention de l'adolescent que j'étais. Je me souviens de « 1 fois 5 », l'année des Jeux Olympiques de Montréal, je crois.

Depuis ce temps, aux abords du 24 juin, la ferveur d'être québécois monte d'un cran, moussée autant par la prise de parole publique des citoyens que par la prestation de nos artistes, chansonneurs ou musiciens. Se faire raconter le Québec, en mots, en rimes et en musique, c'est aussi se projeter dans l'imaginaire collectif et développer son appartenance à la nation !

La pleine conscience de faire partie d'un ensemble original en Amérique du Nord est au zénith. Animés par notre langue et encouragés par notre volonté de s'affirmer sur tous les plans, nous marquons chaque année le début de l'été en nous regroupant autour des activités de notre Fête nationale.

Mon moment fort parmi tous demeure le discours patriotique. Je l'aime passionné, rassembleur et coloré. Au moment où celui/celle désigné(e) pour le livrer s'avance, mon coeur trépigne. Quelques minutes par année à se faire flatter le québécois... je me dis que ça fait du bien !

Sauf que cette année, je l'ai trouvé bien ordinaire le discours.

J'aime bien Paul Piché, sauf que sa déclamation m'a paru hésitante. Il avait l'air de trop souvent chercher sa feuille du regard. Et le texte... ce texte sensé m'allumer : bien ordinaire, pas rassembleur ni inclusif, comme c'est d'habitude.

J'ai senti tout de suite le besoin d'aller fouiller du côté de celui de l'an dernier, livré de manière impeccable par Marcel Sabourin. Toute une différence...

Je vous laisse juger. C'est peut-être juste moi, mais deux visions du discours patriotique me semble s'affronter. L'une est opportuniste, circonstancielle. L'autre vieillira cent fois mieux.

À partir de 2 min 12 secondes dans la première vidéo, c'est celui de Paul Piché. Dès le départ pour l'autre.

Deux discours qui ne se valent pas du tout...

 

Suivre Mario Asselin sur Twitter: www.twitter.com/marioasselin

Suivre Le HuffPost Québec