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De bonnes nouvelles pour mieux comprendre le monde

Si vous avez déjà essayé d'attirer l'attention des médias pour une bonne nouvelle ou pour un bon coup vous avez sûrement, comme plusieurs, été déçu.

11/07/2017 09:00 EDT | Actualisé 11/07/2017 10:03 EDT
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Faudrait-il alors plusieurs bonnes nouvelles médiatiques pour éviter de sombrer dans le cynisme qui nous envahit souvent après le bulletin de nouvelles à la télévision ou après la lecture quotidienne du journal?

Peu importe votre domaine d'emploi, si vous avez déjà essayé d'attirer l'attention des médias pour une bonne nouvelle ou pour un bon coup vous avez sûrement, comme plusieurs, été déçu. En effet, les gens du milieu des affaires, du milieu artistique, du milieu communautaire, ceux du développement durable, les politiciens, bref, la tête de milliers de Montréalais bouillonne d'histoires à raconter, mais tous se heurtent à cette phrase frustrante: «Les bonnes nouvelles n'intéressent pas les gens».

Selon Monsieur Roy Baumeister de l'Université de Princeton, les informations négatives ont un impact plus grand sur nous que les nouvelles positives. En fait, notre cerveau veut identifier les dangers qui nous entourent pour ensuite les éviter et ainsi assurer notre survie. Voilà pourquoi nous sommes attirés par ce qui est laid ou nous fait peur tels les crimes, les catastrophes et les injustices. Dans un article intitulé Bad is stronger than good, M Baumeister nous démontre d'ailleurs qu'il faudra plusieurs expériences positives pour surmonter une mauvaise expérience. Faudrait-il alors plusieurs bonnes nouvelles médiatiques pour éviter de sombrer dans le cynisme qui nous envahit souvent après le bulletin de nouvelles à la télévision ou après la lecture quotidienne du journal ?

Il s'agit plutôt de relativiser, de voir la vie telle quelle est, pleine de drames et de beautés.

Il ne s'agit pas ici de devenir fleur bleue ou pire d'ignorer ce qui se passe dans le monde. Il s'agit plutôt de relativiser, de voir la vie telle quelle est, pleine de drames et de beautés. Car du beau, il y en a. Il y a des avancées sociales, des découvertes médicales, de l'héroïsme, des innovations surprenantes et encore plus. Ce que l'on voit à la télévision ou dans le journal est un condensé de ce qu'il y a de pire sur cette planète. Heureusement, des alternatives se développent comme GoodnessTv, une plateforme interactive de diffusion de contenu positif. Et si ce flot de bonnes nouvelles devenait contagieux?

Nombreuses recherches démontrent l'importance de la contagion émotionnelle (négative et positive) par les réseaux sociaux. Selon Nicholas Christakis, professeur de sociologie et de médecine à Yale et coauteur de l'étude Détecter la contagion émotionnelle au sein d'un maillage de réseaux sociaux, chaque publication négative sur les réseaux sociaux génère 1,29 statut négatif supplémentaire tandis qu'un statut positif en produit 1,75 autre. Surprise! Nous préférons donc partager des nouvelles positives. En fait, selon Sonia Lupien, directrice du Centre d'études sur le stress humain de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal, 80% des informations partagées sur Facebook sont positives. Voilà tout un pied de nez à nos médias réguliers qui croient que les bonnes nouvelles n'intéressent pas les gens !

Partageons les bons coups de nos organisations et arrêtons de voir le monde uniquement avec un voile sombre et peu enviable.

Vous pouvez donc participer dès maintenant à cette épidémie de nouvelles positives! Partageons les bons coups de nos organisations et arrêtons de voir le monde uniquement avec un voile sombre et peu enviable. Qui sait, peut-être que ce mouvement nous permettra de mieux comprendre ce qui nous entoure et ainsi de nous engager encore plus fermement à améliorer nos communautés.

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