Marie-Claude Ducas

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Tout ne va pas mal; nous sommes tous des Montréalais; et plus de gens vont découvrir Josh Freed

Publication: 9/04/2012 09:09

J'ai inauguré il y a quelques semaines, sur mon blogue, une rubrique occasionnelle que j'ai baptisée - faute de mieux - le "Rayon de soleil de la semaine", et où je relaie des nouvelles, des événements et des points de vue dont je trouve qu'ils sont de nature à nous remonter le moral, et à nous redonner confiance en l'humanité.

Ces jours-ci, c'est le travail de confrères blogueurs qui a attiré mon attention.

D'abord, ce billet de Lise Ravary paru sur le Huffington Post Québec, et intitulé Tout ne va pas mal. Allez le lire, je n'ai pas grand-chose à ajouter. Sans nier l'importance des problèmes qui existent dans le monde,c'est toujours une bonne idée de remettre, parfois, les choses en perspective. Ce que Lise fait ici, de façon remarquable. Entre autres : l'espérance de vie augmente constamment, même dans les endroits les plus pauvres; le sida régresse; le printemps arabe n'est pas mort. Dans la même lignée, j'invite les intéressé(e)s à découvrir Matt Ridley, auteur de The Rational Optimist. Bien sûr, il reste encore plein de problèmes, dont certains sérieux et même alarmants, à résoudre. Mais justement: ce n'est pas en s'infligeant une sorte de dépression nerveuse collective qu'on va augmenter nos chances d'y arriver.

Et puis, dans un autre ordre d'idées, alors que beaucoup se sont mis en frais pour une enième fois de jouer sur nos craintes et nos préjugés pour réveiller le débat face à « l'anglicisation » de Montréal, je trouve qu'on ne fera jamais assez écho à des opinions comme celles répercutées par Pierre Duhamel sur L'actualité, dans son billet intitulé Je suis montréaliste. Entre autres : « Le Montréal français dont semblent s'ennuyer les nationalistes n'a jamais existé. Montréal a un caractère hybride inscrit dans son ADN, c'est ce qui fait son charme et sa distinction. »; et « Une grande partie du Montréal technologique vit en anglais. Ce n'est pas fait exprès pour indisposer Gilles Proulx, Pierre Curzi et leurs amis. Les dirigeants de ces entreprises sont souvent des anglophones d'ici et d'ailleurs qui ont choisi d'établir leur entreprise au Québec, contribuant à notre richesse collective. »

Et enfin, en allant ainsi sur la page des blogues de L'actualité, j'ai vu que Josh Freed y blogue désormais. Le fait que davantage de francophones vont découvrir Josh Freed, qui, depuis des décennies, fait des chroniques hilarantes (dans The Gazette) et des documentaires remarquables, a des chances de figurer dans mon « top 10″ des bonnes nouvelles de 2012. Avis aux intéressé(e)s: il existe des recueils de ses chroniques; dont un d'ailleurs, de chroniques traduites en français, et intitulé Vive le Québec Freed!.

Dans son premier billet, intitulé Bonjour, mon nom est Josh Freed. Je suis anglophone., il relate quelques pans de sa vie de juif anglo-montréalais typique. Entre autres : « J'ai passé tous les matins de mon enfance à apprendre les chansons traditionnelles chrétiennes -que seul les Juifs de Montréal chantent, comme Jesus loves me, this I know, for the Bible tells me so et Onward Christian Soldiers. »; « J'ai grandi sur une rue de Montréal qui s'appelait Deleppy. À 15 ans, j'ai appris qu'elle se nommait plutôt De L'épée. Je l'ai découvert lorsque j'ai pris un taxi pour la première fois et que le chauffeur (un francophone) est passé deux fois sous le panneau indiquant le nom de ma rue sans la trouver»; «Maintenant, presque tous les anglophones envoient leurs enfants en immersion ou à l'école française. Et beaucoup de ces enfants ont l'accent québécois d'un bûcheron et la sophistication d'un sommelier : « Dad, passe-moé le Grand Cru Château Dépanneur 2004, s'il te plaît. »

Mais rien ne vaut "the real thing" : allez le lire ses billets en entier. Bonne découverte, et bon plaisir.

 

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