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Courses à obstacles: la préparation physique et mentale

09/09/2016 09:59 EDT | Actualisé 09/09/2016 09:59 EDT

Qui n'a pas vécu un stress énorme avant d'entreprendre un nouveau programme d'entrainement, une nouvelle activité sportive ou encore pire, prendre part à une course qui semble être sortie directement d'une base militaire ou du camp d'entrainement d'un groupe tactique d'intervention et de forces spéciales ?

À peu près tout le monde quoi !

Que nous soyons actifs ou pas aujourd'hui, nous l'avons tous été à un moment donné de notre vie. Alors quoi et comment faire pour diminuer ou limiter l'effet négatif d'un stress intense et le transformer en stress positif créant une surdose d'adrénaline qui nous sera bénéfique quand viendra le temps de passer à l'action ?

Se préparer physiquement et mentalement !

Comme vous le savez probablement, j'ai un intérêt particulier pour les courses à obstacles qui sont si populaires de nos jours. En fait, ces courses ont quelque chose en commun avec les entrainements rigoureux que j'ai eu à faire durant toutes mes années comme compétiteur en Taekwondo de niveau mondial. Je me rappelle de ces camps d'été d'entrainement où nous devions faire des exercices de fou qui sortaient directement de camps militaires dirais-je !

Ayant débuté la pratique des arts martiaux en faisant du karaté, j'ai donc obtenu une ceinture noire en karaté avant de passer au Taekwondo. Je me souviens justement du camp d'été de 5 jours me permettant de passer ma ceinture noire, c'était en... il y a très longtemps.

Je me rappelle d'entrainements où je devais courir dans les bois à 2h du matin, à frapper des centaines de coups de pied sur des arbres, à courir autour d'un terrain de soccer avec deux buches de bois de 4' positionnées en croix de « Jésus » sur mes épaules, à me jeter dans un lac avec ces dites buches et reprendre la course après en être ressorti. Je me souviens de ces froides matinées où je devais courir dans la boue, vêtu de mon habit d'art martial qui, d'un blanc immaculé avant le départ, ressemblait peu à peu aux vêtements d'un travailleur dans une mine de charbon. Mes pieds et mes mollets se rappellent également que pendant 5 jours, du matin au soir, je devais circuler en courant entre les sites d'entrainement, la cafétéria et le dortoir.

«Lorsque vous décidez de prendre part à une course à obstacles, un certain stress peut s'installer, engendré par la peur de ne pouvoir franchir un ou plusieurs obstacles.»

Vous voyez donc le lien maintenant. J'aime les défis et ces courses me rappellent les challenges auxquels j'ai pris part toute ma vie. J'organise également mes propres courses et je vous convie à visiter notre site : www.challengecoft.com

Je veux attirer votre attention sur un point très important : la plupart de ces courses sont des évènements visant la participation amicale des participants dans le but de passer un bon moment entre amis. Alors tous sont les bienvenus.

Cependant, comme pour les entrainements auxquels j'ai dû faire face durant ma carrière dans les arts martiaux, je vous conseille de vous préparer quelque peu mentalement et physiquement. Vous comprendrez sûrement que ma préparation physique et mentale était assez poussée durant toutes mes années comme compétiteur. Nous n'en sommes pas là avec ces courses, mais je vais tout de même vous donner quelques conseils afin de vous préparer à votre prochaine course.

La préparation mentale versus les peurs

Lorsque vous décidez de prendre part à une course à obstacles, un certain stress peut s'installer, engendré par la peur de ne pouvoir franchir un ou plusieurs obstacles. Soit vous avez la peur des hauteurs, vous êtes claustrophobe, vous avez la phobie des « bibittes » que vous pouvez rencontrer dans les mares de boue, vous croyez ne pas être à la hauteur physiquement et ne pas pouvoir compléter le parcours ou encore, vous avez peur d'échouer.

Peu importe ce que vous ressentez, dites-vous que c'est juste normal. Alors, essayons ensemble de surmonter la peur des hauteurs, une phobie vraiment fréquente.

La peur des hauteurs (acrophobie)

Sachez que si vous avez la phobie des hauteurs, vous êtes loin d'être un cas unique. Qu'on se le dise, tous les parcours de courses à obstacles comportent une multitude de murs et de murets ou autres épreuves en hauteur qui peuvent décourager certains.

Quoi faire pour rendre cette première course amusante et surtout mémorable ?

Pour ceux qui ont peur de prendre l'ascenseur, monter des escaliers ou grimper dans un escabeau pour atteindre les armoires au-dessus du frigo, imaginons comment ils peuvent se sentir à l'idée de grimper un mur de 10 pieds avec comme simple appareil les membres de son corps et son « guts ». Alors comment pouvez-vous arriver à surmonter cette phobie et prendre part à la prochaine course à obstacles où tous vos amis et collègues seront ?

Voici quelques trucs qui, selon moi, peuvent vous aider à vaincre cette peur et à avoir un fun fou lors de votre première course. Vaincre cette peur pour participer à une course vous servira tous les jours de votre vie par la suite.

Tout d'abord, je suis certain que vous pouvez trouver quelque chose à la maison qui provoque cette peur des hauteurs, mais commençons par les escaliers et les échelles. Pour certains, monter un escalier devient un stress monumental. Alors, allons-y une marche à la fois ; montez et descendez lentement une marche en vous tenant sur la rampe, puis recommencez sans vous appuyer. En répétant ce simple exercice tous les jours, l'escalier deviendra votre ami.

Puis, après avoir réussi le challenge de l'escalier, répétez les mêmes étapes dans une échelle. Je vous conseille d'aller dans un parc et d'utiliser les échelles de jeux pour enfants. Je préfère de loin ces dernières à une vraie échelle qui vous sert à grimper sur le toit de votre maison. Par contre, assurez-vous de bien tenir les montants de l'échelle en tout temps. Ne tentez pas de gravir plus d'un barreau à la fois. Ne bousculez rien, l'étape de l'échelle est cruciale. Je peux vous garantir que très rapidement vous atteindrez la dernière marche.

N'hésitez pas à demander à un ami de vous accompagner dans cette aventure. Ce dernier pourra assurer votre sécurité durant votre apprentissage et votre progression. Assurez-vous d'avoir une confiance absolue envers cette personne, ses capacités à vous seconder et à vous encourager.

Le vertige peut également provoquer la phobie des hauteurs. La peur de tomber étant présente, vous n'oserez pas vous lancer dans l'ascension d'un mur de 3 mètres de haut, c'est bien certain.

En fait, à moins d'avoir des problèmes de santé provoquant ces vertiges, travailler son équilibre, tout en étant concentré, peut nous permettre de maîtriser ces pertes d'équilibre et ces vertiges. Encore une fois, vous devez y aller d'un apprentissage dosé et évolutif.

«Ce n'est pas un échec de ne pas faire toutes les épreuves d'une course, au contraire, c'est de respecter ses propres limites.»

Lorsque vous vous sentirez mieux en gravissant les marches ou les barreaux de l'échelle, tenez-vous bien sur la rampe ou sur les montants de l'échelle, prenez équilibre sur une seule jambe, gardez la position quelques secondes et répétez plusieurs fois. Il est évident que vous ne pratiquerez pas cette technique au sommet de l'escalier ou de l'échelle dès le départ, mais petit à petit vous y arriverez.

Au-delà de l'apprentissage lent et progressif, certains vont préférer sauter à pieds joints dans le vide et relever le défi, car pour eux, il semble que ce soit le seul moyen d'y arriver ; combattre le feu par le feu !

Si vous décidez de faire ce grand saut dans les courses à obstacles, vos chances de vaincre ces peurs sont de beaucoup augmentées d'une part à cause du côté festif et à la possibilité d'y participer en équipe.

De plus, la participation en équipe vous assure la collaboration de vos amis lors d'épreuves qui vous énervent un peu plus. Ils peuvent être là pour vous aider à grimper et à descendre les obstacles un peu plus difficiles et ils seront là surtout pour vous encourager et vous pousser à dépasser vos limites en toute sécurité.

Rappelez-vous que vous êtes seul à décider d'attaquer un obstacle ou non. Un système de pénalités fait partie d'à peu près toutes les courses à obstacles. Si vous ne réussissez pas une épreuve ou si vous choisissez de ne pas la faire pour différentes raisons, vous pouvez remplacer cette épreuve par d'autres exercices tels que les « burpee » dans la plupart des courses et des coups de pied sur un bouclier, techniques faciles à exécuter, dans les courses Challenge C.O.F.T. Mais ces pénalités ne sont pas obligatoires à moins que vous ayez choisi de participer à une course chronométrée et que vous désirez performer.

Ce n'est pas un échec de ne pas faire toutes les épreuves d'une course, au contraire, c'est de respecter ses propres limites.

Si j'échoue, on s'en fout ! Je suis ici pour m'amuser et bouger...

P.S. : Je pensais pouvoir parler de la préparation physique et mentale dans un seul article, mais il semble que je n'y arrive pas, la preuve je n'ai traité que de la peur des hauteurs, bravo Marcel ! Dans mon prochain article, je tenterai de traiter d'autres peurs associées à la participation aux courses à obstacles et je vous proposerai quelques exercices afin de vous préparer à votre prochaine course.

Si vous voulez plus de renseignements au sujet des courses à obstacles ou si vous voulez y participer, visitez ces références incontournables : www.3-seconds.ca, www.inscriptionenligne.ca et www.iskio.ca.

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