LES BLOGUES

Maux de bureau...

09/09/2015 12:22 EDT | Actualisé 09/09/2016 05:12 EDT

Une chronique sur ce qui nous empoisonne l'existence au boulot...

Procrastiner : verbe transitif, littéraire. Remettre quelque chose au lendemain. Synonyme : ajourner.

Je sais que nous revenons de vacances sur les chapeaux de roues et que je vous parlais la semaine dernière de l'importance de revenir dans un juste rythme. Je sais aussi que lorsque ça va trop vite, cela donne de beaux prétextes pour tourner les coins ronds, voire ne rien faire ou ajourner certains dossiers.

Procrastiner, mot tout simple pour se donner des excuses à ne rien faire. Il empoisonne la vie au travail, car tant que le fameux dossier n'est pas fait, il nous reste en tête. Et plus la date d'échéance approche, plus il nous stresse.

Ne pas confondre avec ceux qui le font par exprès, question de mettre un peu de piquant dans leur existence et qui se sentent plus performants lorsque le dossier est livré à la dernière minute.

La procrastination est selon moi fort utile. Elle indique que quelque chose ne va pas. Avouez! Si vous vous demandez ce qui fait que vous reportez tant un dossier, vous trouverez la vraie raison à cette procrastination et, là, il sera plus facile de passer à l'action.

Entendu en passant...

«C'est plate», «Je ne sais pas par quel bout prendre ça», «J'ai du temps en masse», «Ça ne sert à rien. Attendons, ils vont ensuite dire qu'ils n'en avaient pas besoin», «C'est bien trop compliqué»

Intéressant... Voilà de vrais motifs pour procrastiner et ne rien faire...

J'adore écouter le tennis et, actuellement, le US Open bat son plein. C'est magnifique. J'ai vu des têtes d'affiche chauffées par de jeunes recrues. C'est à force de longues heures de pratique qu'ils réussissent à se rendre à ce niveau de jeu. Je suis persuadée que cela ne leur tente pas tous les jours de faire leur entraînement. J'imagine leurs raisons... Il y a de quoi procrastiner là aussi.

Et pourtant, en travaillant fort, ils arrivent à nous impressionner. C'est un jeu où la force du mental est impressionnante. Ils sont sur le terrain pendant de longues heures et doivent trouver le courage de persévérer. Combien de fois, j'aurais lancé ma raquette et déclaré forfait? Ou, comme la publicité de chocolat: «Ça ne me tente plus de jouer, il fait chaud pis j'ai faim...»

Trucs et astuces

Comment ne pas abandonner en cours de route, ou comment ne pas procrastiner et atteindre vos objectifs?

• Comprendre d'abord ce que l'on vous demande et bien clarifier chaque élément. Au moins, vous ne pourrez pas dire que vous ne comprenez pas ce que vous devez faire...

• Faites-vous un plan d'action avec un échéancier pour mieux y voir et savoir par quel bout prendre la chose...

• Ne sous-estimez pas l'action que vous désirez reporter. Il y a certes des avantages à reporter, mais surtout, il y a des inconvénients. Évaluez-les bien. Cela contribuera à vous mettre en action

• Si l'inaction persiste, comprendre ce qui vous empêche de passer à l'action. Peu importe l'excuse, elle est une indicatrice sur ce qui bloque.

• Un gros objectif à atteindre? Morcelez-le en petites étapes simples à réaliser.

• Au lieu d'en faire un marathon de l'espoir et de rester là à accomplir une tâche jusqu'à ce que l'ennui fatal vous prenne, faites des petits bouts, disons d'une demi-heure à une heure par jour (plus ou moins en fonction de votre réalité). Pas d'excuse qui tient! Une demi-heure par jour et, ensuite, vous passez à autre chose. Au moins, cela avance un peu...

• Coupez les distractions et autres excuses qui peuvent troubler cette demi-heure.

• Trouvez-vous un bon groupe de soutien pour vous aider à mieux faire et à persévérer.

• Récompensez-vous pour chaque petit objectif atteint. Cela va rendre la tâche moins ennuyeuse.

• Offrez-vous le privilège de reporter une seule fois, comme un rendez-vous...

Cela semble simple, et ce l'est avec de la discipline, de la rigueur et du travail. Sinon s'installe un sentiment de malaise. À ne rien faire, on peut se croire paresseux et, pire encore, cela peut affecter l'estime de soi. Les choses s'accumulent, on n'en voit plus le bout, on se décourage, et la roue recommence. Cela engendre aussi beaucoup de stress quand on voit les choses prendre de l'ampleur.

Alors vive la procrastination! Un bon indicateur pour nous dire ce qui bloque. Clarifions-le et passons à l'action, car comme le disait Milos Raonic, classé dixième joueur de tennis au monde: «Travaille fort et sois patient». Quand on voit où cela l'a amené, cela encourage mes petites actions quotidiennes, car, comme je le souligne dans mon infolettre de cette semaine, «Le seul endroit où le succès vient avant le travail, c'est dans le dictionnaire» (Vidal Sassoon).

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Les sources de distraction au travail

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter