LES BLOGUES

La réussite par la recherche d'équilibre

04/08/2013 11:29 EDT | Actualisé 31/07/2014 10:31 EDT

Arianna Huffington, dans son récent blogue «Réussir autrement : redéfinissons ensemble le concept de réussite», fait ce juste constat: «Il devient de plus en plus clair que le modèle actuel, dans lequel la réussite équivaut à la surcharge de travail, au surmenage, au manque de sommeil, à ne jamais voir sa famille, à être connecté par e-mail 24h/24, jusqu'à l'épuisement, ne marche pas.»

Comme elle le souligne, le stress et la dépression sont des maux qui se propagent. Le marché du travail nous fait croire que pour «réussir», il faut se donner entièrement, et presque exclusivement, à sa carrière en se fixant l'objectif d'accroître sa renommée dans son domaine, d'accumuler des biens et des titres prestigieux, en plus, bien sûr, de gagner beaucoup d'argent.

L'atmosphère ambiante nous laisse souvent devant une vision décousue de la vie. On se pose des questions du genre: Qu'est-ce qui est le plus important : mon progrès matériel ou le bonheur de ma famille? Devrais-je tenter par tous les moyens de «réussir» ma carrière ou devrais-je plutôt concentrer mes énergies sur des projets qui contribuent au progrès de la société? Cette approche fragmentée de la vie nous plonge trop souvent dans un état d'anxiété et de confusion.

Nos vies manquent nettement d'équilibre. C'est que nous accordons une importance démesurée à des valeurs comme le matérialisme et l'individualisme. Ces valeurs agissent comme des forces négatives qui faussent notre vision du monde et freinent le progrès individuel et collectif. Pourtant, tout n'est pas si sombre. Entremêlées à ces forces négatives se trouvent d'autres idées qui agissent comme des forces positives et qui, elles, favorisent le développement individuel et collectif. L'altruisme et la soif de connaissance en font partie. Plusieurs clefs d'une véritable «réussite» se trouvent dans la recherche d'un juste équilibre entre les différentes forces à l'œuvre dans la société.

L'altruisme est intimement lié à ce besoin qu'ont la plupart des gens de faire quelque chose d'utile pour autrui. Se rendre utile a indéniablement un effet positif sur le progrès social et le développement collectif. C'est souvent en aidant les autres et en cherchant à améliorer le sort du monde qu'on avance des idées nouvelles qui améliorent les conditions de vie de tous. De plus, se sentir utile peut motiver les gens à se rendre au travail et leur procurer joie et satisfaction, une forme de «réussite» en soi.

La société progresse également grâce à notre soif de connaissance qui nous pousse toujours plus loin et qui est à la base de l'innovation. Nos systèmes sociaux désuets et nos vieilles idéologies n'ont qu'à bien se tenir! D'ailleurs, on sent bien l'amorce d'un changement. Chaque personne peut se sentir interpelée par ce désir de contribuer au développement de nouvelles façons de faire, car nous avons tous la capacité de distinguer ce qui fonctionne de ce qui ne fonctionne pas.

Cette capacité se développe, entre autres, grâce à la méditation. Un sujet dont traite abondamment Arianna Huffington dans son article. La méditation, écrit-elle, «nous libère d'une vision très limitée de ce qu'est la réussite définie uniquement selon deux instruments de mesure: l'argent et le pouvoir. Elle nous libère de la conception perpétuelle et destructive du combat ou de la fuite.» La méditation nous aide à reconnaître et à surmonter les forces négatives à l'œuvre dans la société. C'est un instrument qui fait appel à notre nature spirituelle et qui nous aide à nous concentrer sur les forces positives.

Le simple fait de reconnaître que différentes forces agissent dans la société, certaines positives et d'autres négatives, peut contribuer à rendre nos vies plus cohérentes et nous mener vers une véritable réussite. L'astuce est de trouver l'équilibre, mais ça ne se fait pas en claquant des doigts: la réussite passera toujours par l'effort.

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Comment retrouver le calme