LES BLOGUES

Des analyses et des points de vue multiples sur l'actualité grâce aux contributeurs du Huffington Post

Louise Chabot Headshot

La redistribution de la richesse est en panne

Publication: Mis à jour:
Imprimer

Cette semaine, on apprenait coup sur coup que les deux Canadiens les plus riches possèdent autant de richesse que les 11 millions les plus pauvres et que les huit personnes les plus riches de la planète en détiennent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

Alors que l'on constate cette indécente accumulation de richesses, une étude récente de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), en collaboration avec Centraide, montre qu'à Montréal, le nombre de travailleuses et travailleurs pauvres s'est accru de 30 % entre 2001 et 2012. Malheureusement, tout semble indiquer que la tendance va se maintenir.

Des conditions propices aux inégalités

Comment expliquer cette fulgurante montée des inégalités? Comment est-il possible que David Thomson (Thomson-Reuters) et Galen Weston Sr. (Loblaws) ont amassé une telle fortune?

Se pourrait-il que les super-riches aient un accès privilégié à nos dirigeants, comme le laissent croire les frasques de notre premier ministre? Baisses d'impôts pour les entreprises et les plus riches, et laxisme envers les entreprises et les individus qui s'adonnent à l'évasion fiscale, tout cela laisse penser que certains acteurs pèsent plus lourd que d'autres dans la balance du pouvoir...

Redistribuer la richesse, une bonne idée pour tout le monde

Une société plus juste est une société en meilleure santé. Il y règne une plus grande confiance, il y a moins de crime et plus de liberté. Cela serait à l'avantage de tous, même des plus riches! Certains pays ont réussi à mettre en place des politiques de redistribution de la richesse beaucoup plus égalitaire.

Comment ont-ils réussi à le faire? En se mettant au diapason de leur population qui aspirait à une société qui donne sa chance à tout le monde et, surtout, qui ne laisse tomber personne.

Écouter davantage les citoyennes et citoyens, et moins les entreprises

Le domaine de l'environnement nous fournit moult exemples de la difficulté pour les simples citoyens à se faire entendre de leurs élus qui offrent pourtant une oreille attentive aux représentants des industries gazières et pétrolières, allant même parfois jusqu'à devenir le messager de leurs projets!

Il en va de même en ce qui concerne les grandes fortunes et l'industrie financière. Le gouvernement Trudeau ne voulait-il pas d'offrir sur un plateau d'argent aux banques du pays un mode de réglementation plus qu'avantageux en les soustrayant à la Loi sur la protection du consommateur?

Et que dire du gouvernement Couillard qui s'obstine à faire la carpette en matière d'évasion fiscale, refusant d'agir alors qu'il en a le pouvoir? Croit-il vraiment que ses coupes draconiennes dans les services publics sont à l'avantage des citoyens? Est-il véritablement aveugle au fait que ces coupes ne servent qu'à offrir de nouveau des baisses d'impôts à des individus et des entreprises qui n'en ont pas besoin au détriment de la population?

2017, le début de la fin des inégalités?

J'aimerais croire que 2017 sera le début de la fin des inégalités de richesse. Que la minorité possédante sera finalement remise à sa place et que nos politiciens auront le courage d'exproprier la richesse pour bâtir un filet social adéquat. Ce ne sera pas facile, surtout avec le président du 1 % que viennent d'élire nos voisins du Sud, mais je crois sincèrement que le Québec peut devenir le fer-de-lance de cette vague égalitaire, si la volonté politique est au rendez-vous!

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Close
Les écarts entre riches et pauvres dans les grandes villes canadiennes
sur
Partager
Tweeter
PUBLICITÉ
Partager
fermer
Image affichée

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter