LES BLOGUES

Pour une justice fiscale, dès maintenant!

06/07/2013 08:52 EDT | Actualisé 05/09/2013 05:12 EDT

Connaissez-vous la Global Alliance for Tax Justice (GATJ) ? Il s'agit d'un organisme voué à la recherche d'une véritable justice fiscale, partout dans le monde. Avec les récentes révélations en matière d'évasion et «d'optimisation» fiscales des entreprises et des plus riches de la société, on ne peut qu'être en accord avec la démarche.

Cette bonne vieille TINA

La plupart des gouvernements du monde ont réussi à convaincre leur population qu'ils n'avaient plus les moyens de financer les services publics ou d'offrir un filet de sécurité sociale. L'exercice a même une personnalité depuis que Margaret Thatcher, alors première ministre anglaise, a lancé son célèbre «there is no alternative» (TINA). Par la suite, le couperet n'a pas cessé de tomber sur les services de santé et d'éducation de par le monde, et ce, sans que les populations touchées ne soient consultées.

On prétexte qu'il n'y a pas d'autre solution de rechange pour équilibrer les finances publiques. Pourtant, peu nombreux sont les gouvernements qui ont eu le courage de regarder du côté de la colonne des revenus! Au lieu de toujours couper dans les services à la population et de faire reposer le fardeau de l'équilibre budgétaire sur leurs seules épaules, les grands de ce monde feraient bien de se préoccuper de la justice fiscale!

Des actions internationales

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) s'est empressée à signer la pétition que la GATJ faisait circuler pour sensibiliser les dirigeants du monde à l'importance de la justice fiscale dans le financement des services publics et de la lutte aux inégalités. Il est de mon avis qu'une réflexion sur le sujet s'impose au Québec et qu'elle peut même aller au-delà de la simple lutte à l'évasion fiscale.

Une bonne partie de la solution au manque de ressources financières des États réside dans l'abolition des paradis fiscaux et dans toutes les formes de tricheries fiscales. Pour reprendre l'expression de Raymond Bachand, alors ministre des Finances du gouvernement libéral, il faut déterminer la «juste part» de chacun dans le financement adéquat des services publics, de façon à ce que celles et ceux qui en ont les moyens contribuent davantage que les personnes vivant la précarité au quotidien.

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Les paradis fiscaux préférés des Canadiens (classement en anglais)

Top Offshore Tax Havens for Canadians