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Un lock-out sauvage... très révélateur au Saguenay-Lac-Saint-Jean

24/05/2013 12:09 EDT | Actualisé 23/07/2013 05:12 EDT
Getty Images
Ford F-150 trucks sit on display at the Uftring Automall in East Peoria, Illinois, U.S., on Friday, Jan. 27, 2012. Cars and light trucks sold at an average 13.4 million seasonally adjusted annualized rate in the final three months of 2011, the best since April-June 2008, figures from researcher Autodata Corp. show. Photographer: Daniel Acker/Bloomberg via Getty Images

style="float: Réunis en Conseil général à La Malbaie, les déléguées et délégués de la CSQ ont eu le privilège d'accueillir jeudi matin Georges Bouchard, président du Syndicat démocratique des employés de garages du Saguenay-Lac-Saint-Jean, affilié à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD). Un syndicat dont les 450 membres et leur famille subissent un dur lock-out depuis le mois de février dernier, imposé par leurs employeurs, 25 concessionnaires automobiles de la région.

Des conflits de travail provoqués par des patrons

Après les lock-out sauvages vécus ces dernières années, notamment chez Quebecor et chez Rio Tinto Alcan à Alma, ce nouveau conflit de travail provoqué une fois de plus par des employeurs, et non pas par des employés, fait mentir les utopistes de la droite qui essaient de nous faire croire que les syndicats n'ont plus leur raison d'être en 2013.

À les entendre, la solidarité entre les travailleuses et les travailleurs pour défendre leurs droits et améliorer leurs conditions de travail serait devenue désuète.

Un monde qui n'a pas changé

La réalité est bien différente et les 450 employés des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean peuvent en témoigner. Chaque jour qui passe, depuis plus de trois mois, leur rappelle que le monde a bien peu changé.

Parlez-en à Georges Bouchard, parlez-en aux syndiqués du Journal de Montréal, du Journal de Québec, des Éditions du Réveil au Saguenay, parlez-en aux syndiqués de l'usine de Rio Tinto Alcan d'Alma, parlez-en aux employées et employés de Couche-Tard ou de Wal-Mart qui ont subi des fermetures parce que leur employeur refusait de reconnaître leur droit de se syndiquer.

Une nouvelle solidarité... patronale

Les syndicats sont loin d'avoir perdu leur raison d'être, bien au contraire. Nous assistons depuis quelques années à une offensive sans précédent des dirigeants d'entreprise pour affaiblir les organisations syndicales et imposer leurs volontés aux travailleuses et aux travailleurs. Si les syndiqués ne se tiennent pas debout, nous subirons de graves reculs de nos droits et de nos conditions de travail, qui auront d'importantes conséquences pour nous, pour nos enfants et pour nos petits-enfants.

Dans leur opération de lock-out visant à écraser leurs employés, les concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean peuvent compter sur l'appui de 860 autres concessionnaires à travers le Québec, qui alimentent un fonds spécial en leur faveur. Comme quoi la solidarité est loin d'être passée de mode. La preuve : les patrons eux-mêmes récupèrent maintenant la solidarité à leur compte pour faire reculer les droits des syndiqués.

Le militantisme syndical comme protection contre le capitalisme sauvage

Le capitalisme sauvage est bel et bien de retour... et la seule façon qu'ont les travailleuses et les travailleurs d'y répondre est de revenir eux-mêmes à un syndicalisme plus militant que jamais.

Parlez-en aux employés de garages du Saguenay-Lac-Saint-Jean... et manifestez-leur votre solidarité.

csq saguenay


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