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Les dirigeants qui réussissent apprécient les employés avec lesquels ils travaillent

29/07/2016 10:15 EDT | Actualisé 29/07/2016 10:15 EDT

Les bons dirigeants d'affaires vont au-delà de comprendre les faits, les stratégies et les résultats. On s'attend évidemment à ce que chaque dirigeant qui se respecte maîtrise ces compétences de type «savoir-faire». Il est toutefois plus important de nos jours que les dirigeants maîtrisent aussi les compétences de type «savoir-être» qui leur permettent de veiller au bien-être de leurs équipes et d'établir des liens et de communiquer avec elles. Il s'agit de diriger tant avec la tête qu'avec le cœur.

Le leadership se révèle dans toutes les tâches que vous menez durant la journée, particulièrement dans vos interactions avec autrui lors de réunions, dans les corridors, à la cafétéria, et même en dehors des heures de travail. L'un de mes premiers mentors chez Molson m'a enseigné que les bons dirigeants commencent chaque journée en se posant une question essentielle : «Comment vais-je me comporter aujourd'hui?»

Pour moi, être un bon dirigeant implique trois principaux volets au-delà des compétences d'affaires de type «savoir-faire», soit veiller au bien-être des équipes et établir des liens et communiquer avec elles.

Mon père est médecin et, il y a plusieurs années, il m'a enseigné ma première véritable leçon sur le leadership. Alors que j'étais au secondaire, il est venu dans ma classe dans le cadre d'une journée carrière pour parler des critères pour entreprendre une carrière en médecine. L'un des étudiants lui a demandé quelles étaient les exigences pour être un bon médecin et sa réponse m'a surprise. Il n'a pas dit qu'un bon médecin devait être un excellent étudiant ou quelqu'un qui devait être capable de bien réagir à la vue du sang. Il a plutôt dit qu'un bon médecin devait aimer les gens. C'est d'ailleurs aussi mon interprétation d'un bon leadership d'affaires.

Les bons dirigeants aiment les gens ou tout au moins veillent à leur bien-être. Les bons dirigeants établissent des liens personnels avec leurs équipes et démontrent qu'ils sont véritablement préoccupés par le bien-être des membres de ces équipes parce qu'ils savent que si ces derniers perçoivent que leurs dirigeants sont conscients des besoins de leurs effectifs, ils seront enclins à consacrer des efforts à atteindre les objectifs de l'équipe. Je crois que les gens ne peuvent vraiment atteindre leur plein potentiel individuellement ou en équipe que s'ils évoluent dans un contexte axé sur la confiance. Le fait de veiller au bien-être des équipes et d'établir des liens avec elles engendre la confiance de leurs membres.

Les bons dirigeants cherchent généralement à en savoir davantage sur leur entreprise et ses effectifs. Ils n'ont pas peur de poser des questions, même celles que d'autres peuvent considérer comme étant stupides. Comme j'ai appris quand j'étais une jeune avocate dans un grand cabinet de la rue Bay, une question «stupide» peut parfois donner lieu à de nouvelles idées et à une compréhension de l'ensemble de l'équipe. Il faut prendre le temps de se demander pourquoi les choses sont ainsi. Les questions du type «Qu'adviendrait-il si...?» ou «Où cela va-t-il nous mener?» peuvent engendrer de nouveaux modes de pensée et de meilleurs résultats.

Les bons dirigeants communiquent avec courage. Ils ne se contentent pas d'exprimer des préoccupations sur une situation, mais soulignent plutôt les mesures à prendre pour atteindre les objectifs de l'équipe. Ils n'ont pas peur de suivre le conseil de Maya Angelou qui déclare : «Demandez ce que vous voulez et préparez-vous à l'obtenir.»

Les gens estiment parfois que leur plaidoyer est clair alors qu'il ne l'est pas, ce qui a pour effet de négliger certaines idées de valeur. Chaque fois que je lis des communications véritablement puissantes au sein de notre entreprise (et d'ailleurs dans la vie en général), elles commencent habituellement par les mots suivants: «J'aimerais que nous fassions...» ou «Je suggère que nous...».

Chaque personne, quel que soit son poste, a la possibilité de devenir un dirigeant ou un chef de file. Nous devons commencer par nous demander à chaque situation donnée comment nous allons nous comporter à ce moment. Une formule qui fonctionne bien pour moi consiste à utiliser ma tête et mon cœur pour établir de véritables liens, pour chercher à en savoir davantage sur l'entreprise et ses effectifs, et pour communiquer avec courage.

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