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La discrimination raciale persiste en Uruguay

25/10/2014 08:40 EDT | Actualisé 25/12/2014 05:12 EST

À un jour de l'élection présidentielle en Uruguay, qui aura lieu le dimanche 26 octobre 2014, la communauté noire espère davantage de lois afin de combattre la discrimination raciale dans l'une des sociétés les plus progressistes du monde.

Cette nation de 3,4 millions d'habitants est surnommée « les Pays-Bas d'Amérique latine » car c'est le premier pays à avoir légalisé la production, la vente et la consommation de marijuana en 2014. Le gouvernement a légalisé l'avortement ainsi que le mariage homosexuel. En outre, l'Uruguay a des systèmes scolaire et de sécurité sociale très libéraux.

L'actuel président, José « Pepe » Mujica, est à l'image de ce pays anticonformiste. Baptisé « le plus pauvre » et « le plus humble » des présidents, il vit dans une modeste ferme à la périphérie de la capitale, Montevideo. Il conduit une vieille Volkswagen Beetle et donne près de 90% de son salaire à la charité.

Malgré ces avancées sociales, la discrimination raciale persiste. L'on se rappellera de Luis Suarez, l'attaquant uruguayen du Liverpool, suspendu en octobre 2013 pour insultes racistes envers Patrice Evra, défenseur du Manchester United. Il l'avait qualifié de «negrito» à plusieurs reprises.

Entre 8% et 12% de la population uruguayenne est noire - les chiffres varient, car ils dépendent de qui se considère «noir». Les Noirs d'Uruguay sont d'anciens esclaves. Au cours du 18e siècle, ils travaillaient principalement en tant que domestiques à Montevideo, car l'Uruguay ne permet pas la culture du coton, du café ou de la canne à sucre. Aujourd'hui encore, les Afro-uruguayens appartiennent aux couches les plus défavorisées de la société.

Cette sélection de photos met en lumière la discrimination raciale qui persiste au sein de cette société ultralibérale.

Le quotidien des Noirs d'Uruguay

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