Depuis la victoire inattendue du NPD au Québec aux élections fédérales de 2011, les adversaires de ce parti ont réussi à établir deux idées « reçues » que tout le monde répète. D'une part, on présente la victoire comme un accident, un élan d'affection pour le sympathique Jack Layton et rien de plus. D'autre part, on affirme constamment que la vague s'affaiblit et que le NPD va inéluctablement perdre la majorité de ses nouveaux sièges la prochaine fois.
La première affirmation est carrément fausse. Par contre, la deuxième représente un danger réel bien que cette défaite soit loin, en ce moment, d'être certaine. Les deux « idées reçues » méritent un débat et une réfutation.
La théorie de l'accident s'écroule quand on compare les opinions des Québécois et les positions du NPD. Il est vrai que les Québécois ne sont pas en majorité des gauchistes durs, mais le NPD non plus! En effet, le NPD, comme la majorité des partis social-démocrates de l'Occident, a atténué la majorité de ses programmes à nature carrément socialiste et demeure une formation centre-gauche qui défend l'égalité des citoyens, les programmes sociaux et l'accessibilité du gouvernement aux gens ordinaires. Ce parti est un peu moins « multiculturel » que les libéraux, peut-être à cause d'une préférence traditionnelle pour les libéraux dans le milieu des groupes ethniques. Il insiste sur une fiscalité équitable et se montre très soucieux pour l'environnement.
Ces prises de position par le NPD sont très proches des courants dominants au Québec. Si avant 1959 le CCF, l'ancêtre du NPD, avait peu d'espoir au Québec c'est d'une part, à cause du conservatisme québécois d'avant la Révolution tranquille et d'autre part, parce que le CCF manifestait un côté protestant qui était difficile à faire passer ici. Depuis 1960, les déboires du NPD sont le résultat de la conquête des coeurs québécois progressistes par le nationalisme. Dans les années 1960, le NPD avait des notions particulièrement centralisatrices sur l'administration du Canada et cela l'éliminait comme compétiteur sérieux pour les votes du Québec. Après, la question nationale et la présence du Bloc Québécois empêchaient le NPD de monter.
Il fallait que le NPD apprenne à fonctionner dans un Québec nationaliste et que le nationalisme québécois devienne plus nuancé pour produire une vague « orange ». Cela dit, l'éventuel succès du NPD était facilement prévisible depuis longtemps et ne peut être considéré comme un accident. Le NPD était depuis longtemps le bénéficiaire pressenti d'une défaite du Bloc.
L'avenir est néanmoins incertain. D'abord, le NPD doit faire la preuve de son dévouement au Québec et au français. La sincérité du NPD à cet égard n'est pas en doute, mais la perception par la population n'est pas toujours claire. Si M. Thomas Mulcair était élu chef, comme il paraît de plus en plus probable, les Québécois s'identifieraient plus facilement avec lui qu'avec les autres candidats. Dans toute autre hypothèse, le parti devrait travailler d'arrache-pied pour établir sa « québécité » et pour convaincre la population que le parti la représente sur toutes les questions y compris la promotion du français.
Le deuxième obstacle dans le chemin du NPD est le contrôle de plus en plus étouffant des médias canadiens par la droite et le lobby d'affaires. Par exemple, le National Post mène une campagne quotidienne pour discréditer le parti. Il est certain que le nouveau chef fera face à une attaque sans répit et cela dès son investiture.
Il appartiendra au NPD de renforcer son visage québécois, d'éviter les embûches médiatiques qui vont sans doute se trouver sur son chemin et de contrer la campagne de peur que ses adversaires vont déclencher contre ses candidats.
Il est important que le NPD se maintienne au Québec. Non seulement le parti représente fidèlement les idées et les attitudes des Québécois contemporains, mais il a de véritables chances de gouverner le Canada seul ou en coalition et ainsi de sortir le Québec d'un isolement qui existe depuis l'échec des pourparlers constitutionnels de Lac Meech et de Charlottetown. De plus, le NPD peut avoir l'effet salutaire de libérer la politique québécoise de la question nationale. Cette question fait en sorte que l'on oublie les autres enjeux politiques fondamentaux et que la province la plus naturellement progressiste au Canada a souvent élu des représentants très conservateurs. Certes, la souveraineté est une option honorable qui ne disparaîtra jamais, mais il est malheureux et malsain de permettre à ce débat de redevenir le sujet dominant de la politique fédérale. Pour le citoyen ordinaire, les idées véhiculées par le NPD sont beaucoup plus importantes.
Tuesday, February 14, 2012
NDP up in BC, down in Quebec
Thomas Mulcair NDP était libéral!
Bob Rae libéral était NDP!
Lors du vote sur les mesures de guerre en 1970, Il y avait vingt députés NDP au parlement. Tommy Douglas fut le seul à avoir le courage de voter contre et il en a payé le prix politique.
De plus, le NPD a appuyé les libéraux lors du rapatriement de la constitution de Trudeau en 1982 et lors de la loi sur la clarté de Dion récemment!!!!
En 2008, le NDP a voté contre le retrait des troupes en Afghanistan en février 2009 et plus récemment, pour le maintien des attaques en Lybie.
Est-ce un hasard que quand j’écoute ces Turmel (Boivin) ou Mulcair (Saganash), j’ai l’impression d’entendre PET…. un demi-siècle plus tard ! « Un non, c’est un oui….. ». Soyons clair ! Le NDP est un parti ultra centralisateur et fédéraliste!!!
Non, il y a vraiment un côté accidentel dans l'élection du NPD. Ceux qui ont élu madame Brousseau pendant qu'elle était à Las Vegas, ne parlait à peu près pas leur langue, ne vivait pas dans le comté, etc. n'ont-ils pas voté en fait "pour le bon Jack" ? Et les électeurs ne voyaient pas de bonnes raisons de voter pour les trois autres partis. Le côté accidentel nepeut pas être exlus. La suite le dira !
En effet l'avenir du NPD au Québec est plutôt « incertain ». Il ne fait pas le poids et le « dévouement », comme le vôtre, c'est et sera toujours plutôt au Canada, même avec Harper. Notre « fait salutaire », c'est de nous libérer enfin de la question nationale en...accédant à la souverainté.
... C'est quand meme rafraichissant de les voir comme opposition officielle, ils sont moins dogmatiques que le Bloc... Maintenant dommage que leur course a la chefferie soit broche a foins... Aucune visibilte, ni notoriete ne semblent en decouler! J'aimerai que Thomas Mulcair sorte gagnant, devant ses comparses.... Mais bonne chance a ce parti , il merite sa place.. Vox populi vox dei!
pierre m de ruelle
Ile des soeurs
QC. Canada
J'ai hâte aux prochaines élections provinciale pour élire un parti séparatiste qui fera la séparation du québec. Cette fois-ci c'est la bonne, car nous n'avons plus le choix!
71% des Quebecois n'en veulent plus. Et avec les defis qui attendent le Quebec dans les prochaines annees, les priorites des Quebecois seront ailleurs.
Avec la montée du nationalisme québécois,les différents gouvernement fédéraux(Trudeau et Chrétien surtout) ont délibérément appauvri le Québec avec succès,sachant bien qu'un Québec fort voudra se séparer.
Pour les guidounes dont vous parlez,gageons que lors des prochaines élections fédérales,une bonne partie d'entre-elles auront migrées au parti libéral, histoire d'essayer de conserver leurs sièges,beaucoup de gens ayant voté NPD en 2011 sont bien déçus de leur nullité presque générale.
P.J.Audette
C'est tout le contraire! Les mouvements nationalistes sont la plupart du temps causés par la pauvreté. C'est justement la situation économique peu enviable des Québéçois francophones qui a mené vers la "révolution tranquille".
Faut dire aussi qu'à l'époque,le Canadien National appartenenant à la couronne fédérale n'avait pas trouvé un seul francophone pour combler l'un ou l'autre des 24 postes de directeur,ce n'est là qu'un exemple,c'était généralisé`,au public comme au privé.
Je ne doute pas que les conditions misérables de vie aient causé des révolutions et jusqu'à un certain point la montée du nationalisme allemand (ou italien) dans les années 20-30,mais ça c'était autre chose que du nationalisme.
P.J.Audette
P.J.Audette
Le Bloc parlait au nom de la nation québécoise et se tenait redevable à celle-ci. Le NPD parle au nom de la nation canadienne dont les Québécois ne sont qu'une minorité emmerdeuse. Il ne pourra faire plaisir au Canada s'il accorde trop de marge aux nationalistes québécois et il ne pourra non plus faire plaisir aux Québécois sans aliéner sa base anglo-canadienne.
Il est evident que le NPD peut accomplir beaucoup plus pour les Quebecois que le defunt bloc.
Il peut faire coalition avec le PLC par exemple, contre les reformistes, ce que le bloc n'aurait jamais pu faire.
Le bloc ne travaillait qu'en fonction des separatistes de toute facon, et non pour l'interet de tous les Quebecois!
Personnellement, je prefere tout de meme une voie du centre, le PLC.
Oui, c'est un parti qui prône la souveraineté, mais quel grand avenir nous offre votre PLC ? Un bel avenir comme minorité emmerdeuse et en déclin au sein d'une fédération vétuste. C'est tout.
Pour ce qu'il y a d'une éventuelle coalition, avez-vous oublié que le Bloc faisait partie intégrante de la tentative de coalition qui a provoqué la prorogation de 2008 ?
Et à titre informatif, les réformistes sont un parti défunt. Ils se sont agglutinés au Parti conservateur il y a plusieurs années. Par contre, le Bloc n'est pas défunt. Il détient encore 4 sièges aux Communes.
En donnant les regions a Harper avec le registre des armes a feu??
Le bloc n'a rien fait en 20 ans a Ottawa, a part isoler le Quebec des centres decisionnels. On veille a nos interets en participant, et non en s'excluant. Bon debarras!
La réalité est que le nationalisme Québécois continue de grandir à mesure que l'anti-Québécisme grandit et est de plus en plus en plus palpable partout au Canada.. et au Québec ( ombudsman et juges unilingue, guarde rapprochée du PM unilingue (bravo pour les quelques mots en français du pm), administration de la banque nationalet de la caisse de Dépot
Que pouvons-nous attendre d'Ottawa, qu'il soit conservateur, libéral ou néo-démocrate? Un aéroport international? Un nouveau contact pour Lévi? Un milliard pour soutenir l'économie du Québec? Une bourse à Montréal? Une réforme de la chartre pour qu'elle arrête de mettre les bâtons dans les roues de la loi 101, hey avocat Grey ou Mulcair? Condon, on n'a même pas de nouveau Collisé à Québec!
Le Québec a contibué à la contruction de la voie maritime, à la construction du chemin faire et à payer une partie des dettes du Haut-Canada. Pendant les années difficiles, dans les années 80 et 90, Ottawa n'a rien fait pour soutenir l'économie du Québec. Rien!
Faqu'là! Vous allez nous dire que le NPD va venir en sauveur? Je n'y crois pas. Regardez-les aller! Si le NPD prend le pouvoir, ses députés québécois vont suivre la ligne du parti comme des guidounes.
http://ysengrimus.wordpress.com/2011/08/01/a-propos-de-la-recente-vague-anti-conservatrice-au-quebec-qui-en-a-surpris-plus-d%E2%80%99un-%E2%80%93-un-petit-souvenir-litteraire-datant-de-1918/
Les Québécois n’on pas voté l’homme mais son parti, non pas le parti mais ses valeurs sociales. Il faut continuer.
Paul Laurendeau