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Ce que j'aurais aimé savoir lors de mon premier diagnostic de cancer du sein

27/11/2016 08:03 EST | Actualisé 27/11/2016 08:03 EST

Recevoir un diagnostic de cancer du sein, c'est déstabilisant. Je le sais pour l'avoir vécu deux fois. D'abord à 30 ans, puis une seconde fois à 48 ans. J'ai fait face à ce défi de façon bien différente les deux fois. À 30 ans, j'avais un pronostic très favorable. À 48 ans, le type de cancer était plus complexe et je devais entreprendre une chimiothérapie. Théoriquement, j'aurais dû trouver le premier épisode plus facile, mais ça n'a pas été le cas. J'ai eu plus de difficulté à gérer mon stress lors du premier diagnostic.

Bien sûr, l'âge y était sûrement pour quelque chose. Vers la cinquantaine, on est mieux outillé pour faire face aux défis de la vie, mais ce n'était pas que ça.

Au premier diagnostic, je cherchais des solutions et de l'apaisement à l'extérieur de moi. Je me suis éparpillée dans toutes sortes de direction. Le but poursuivi était de trouver une façon de revenir à ma vie normale, ma vie d'avant, le plus rapidement possible.

Lors du deuxième diagnostic, je puisais ce dont j'avais besoin à l'intérieur de moi. Mon but était de traverser cette période tumultueuse de la façon la plus calme possible. Cette fois, je ne m'accrochais pas. Je n'essayais pas de me cramponner au connu. Je suivais le courant, sachant que ça allait m'amener ailleurs. Je vivais une étape à la fois, sans trop penser au futur et aux «peut-être que...». Je domptais ainsi ma peur.

Mais pourquoi exactement ai-je mieux vécu ce deuxième épisode de cancer du sein, alors que mon traitement et le pronostic étaient pourtant plus complexes?

Je partage ici avec vous ce qui m'a aidée. C'est un constat, une observation toute simple. De par mon travail, je croise tous les jours des femmes touchées par le cancer du sein. Je les vois à diverses étapes: d'abord au moment où le diagnostic est récent, puis à toutes les étapes suivantes. Chaque femme réagit à sa façon face à un diagnostic, mais le dénominateur commun, c'est qu'un diagnostic de cancer est un défi. Un énorme défi qui bouleverse nos vies, chamboule notre routine et détruit nos repères.

Qu'est-ce que j'ai observé en côtoyant et en observant ces femmes? Tout simplement que chacune de ces femmes arrive à aller puiser au fond d'elle-même la force dont elle a besoin pour faire face à ce défi.

C'est tout? Oui, c'est juste ça. Mais c'est tout ça!

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Cette observation, qui est devenue une certitude, a fait toute la différence pour moi la deuxième fois.

J'ai débuté les traitements de chimiothérapie en me concentrant sur une étape, une journée à la fois, en me disant que moi aussi, j'allais trouver la force dont j'aurais besoin pour aller de l'avant. Je ne serais pas différente des femmes que j'observais. Le résultat est que j'ai été beaucoup plus calme durant toute la période de traitement et après, quand on essaie tant bien que mal, de remonter la pente.

Alors ma suggestion est celle-ci: si vous connaissez une femme touchée par le cancer du sein, faites-lui lire ce billet. Il peut avoir l'effet d'une bouée qui l'aidera à traverser cette période tumultueuse.

Si vous êtes vous-même touchée par le cancer du sein: croyez-y et foncez! Vous trouverez également en vous cette force insoupçonnée. Faites-vous confiance.

Et si vous avez fait face au cancer par le passé (et pas juste le cancer du sein!), je vous invite à laisser un commentaire sur ce billet ou à partager ce qui vous a aidé.

Au plaisir de vous lire!

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