Julie Blais Comeau

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Situation délicate : quoi faire et dire avec des collègues irritants

Publication: 22/05/2013 13:19

Vous arrive-t-il de ruminer avant de vous endormir, ou de rêvasser au boulot sur ce qu'il vous faudrait dire et faire avec une situation délicate qui implique un(e) collègue de travail?

Voici une fiche qui vous guidera en vous donnant des pistes avec les bonnes choses à faire et à dire, quand votre collègue vous irrite en faisant de mauvaises choses.

Votre collègue de travail vous interrompt :

Que faire :

  • Lorsque votre collègue se présente dans votre bureau à l'improviste, sans y être invité, levez-vous pour le saluer et restez debout pour discuter. Ainsi vous transmettrez que votre temps de jasette est limité et que votre travail vous attend.
  • Placez, stratégiquement, une horloge derrière votre chaise de bureau. Avant de parler, mais jamais pendant que l'autre parle, faites une pause et jetez doucement un coup d'œil à l'horloge avant de poursuivre la conversation.
  • Pour annoncer votre disponibilité, faites une affichette réversible et placez-la sur votre porte, ou votre mur. Retournez-la au fil des activités de votre journée. A votre service ☺. - Je suis dans ma bulle. Merci de revenir plus tard.

Que dire :

«Oh la, que le temps file! Je dois vraiment m'y mettre. Excuse-moi s'il te plait»


«J'ai environ quatre minutes pour jaser. Puis-je t'appeler vers quatre heures, quand j'aurais plus de temps?»

Les chiffres sont importants ici. En donnant votre invité-surprise une fenêtre spécifique et un temps précis pour discuter, vous prenez le contrôle tout en reconnaissant son besoin de vous consulter.

«Pouvons-nous en parler pendant le lunch (ou à la pause)? Je dois vraiment me concentrer sur ce projet. L'échéancier est très serré.»

Assurez-vous de vous pencher vers l'avant, en parlant. Votre langage corporel compte pour plus de la moitié du message que vous envoyez quand vous communiquez face à face.

Un collègue prend le crédit pour votre travail :

Que faire :

  • Devenez très vigilant sur la protection de vos contributions. Cela signifie documenter, archiver, et sauvegarder votre travail, et de bien garder les communications entrantes et sortantes de vos activités.
  • Lorsque vous recevez des éloges de la part d'autres collègues, transmettez-les à votre patron.
  • Préparez et envoyez des mises à jour régulières de vos projets avec ce collègue. Ces mémos, à tous les membres de l'équipe, rétabliront les contributions de tous et chacun.

Que dire :

Lors d'une réunion, si votre collègue présente votre idée, donnez des détails sur votre travail, comme des dates et des actions spécifiques, quand votre tour viendra de parler.


«Merci de partager avec le groupe Paul. Quand j'ai commencé la recherche sur ... Depuis que j'ai terminé...J'ai ...»

Mentionnez vos contributions à d'autres membres de votre équipe de travail à des moments plus décontractés et moins officiels, comme pendant vos pauses.

«J'ai tellement hâte de lancer notre nouvelle promotion. Il y a déjà plus de deux mois que j'y travaille. Je suis vraiment heureux avec le résultat final. Je suis particulièrement fier d'avoir respecter le budget et le délai de notre client.»

Demandez une réunion avec le «voleur» de crédit. Assurez-vous de le faire en personne.

«Paul, j'ai une préoccupation que j'aimerais discuter avec toi. Tu ne l'avais peut-être pas réalisé, mais tu as présenté une de mes idées comme la tienne. J'aimerais que tu remettes les pendules à l'heure avec notre patronne. Parle-lui, avant la fin de la semaine, s'il te plaît.»

Définissez clairement les attentes de ce que vous souhaitez et le délai que vous visez.

Si votre demande est ignorée, suivi-la d'un courriel avec les faits. Cela vous donnera la piste papier nécessaire, pour lorsque vous parlerez avec votre supérieur.

Si c'est votre patron qui prend le crédit pour votre travail, lisez ce blogue précédent.

Un collègue est toujours en retard :

Que faire :

  • Notez les retards de votre collègue, mais seulement ceux qui vous affectent. Assurez-vous d'inclure les dates, les heures et surtout comment ils vous touchent, comme quand vous devez rester après les heures de travail pour respecter vos engagements envers d'autres collaborateurs.
  • Si votre collègue ne rétablit pas les faits, ces notes vous serviront lorsque vous devrez en parler avec votre supérieur.
  • Parlez d'abord à votre collègue, avant d'aller vers votre patron ou le service des ressources humaines.
  • Ne faites pas circuler de ragots sur cette situation.

Que dire :

Demandez une réunion privée. Faites cette demande face à face. N'envoyez par de courriel. Ce dernier pourrait être perçu comme une menace.


«Paul, j'ai un malaise que j'aimerais discuter avec toi. Je ne sais pas si tu le réalises, mais quand tu es en retard (me remets ton travail en retard), je dois (ajoutez comment le retard vous affecte). J'espère que cela ne se reproduira pas.»

Si votre collègue ne se pas conforme pas à votre demande, prenez rendez-vous avec votre patron et présentez vos notes sur les effets que votre collègue retardataire a sur votre productivité. Ne vous plaignez pas. Ne l'injuriez pas. Tenez vous en aux faits et comment ces délais ont un impact sur votre travail et celui de votre équipe.

Pour plus de détails sur quoi dire et faire avec un collègue retardataire, lisez ce blogue précédent.

En dernier et surtout, ne prenez pas ces situations délicates personnellement, mais bien professionnellement. Pour moi, l'imagerie visuelle de porter une veste pare-balles est assez puissante et utile. La veste me distancie de la situation. Elle me met en mode d'observation. Ainsi, je me rappelle de rester factuelle, d'être stratégique et de ne pas pointer du doigt.

Essayez-la et donnez-m'en des nouvelles.

Vous vivez une situation délicate? Écrivez à Julie, elle vous répondra promptement.

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  • 1. Identifiez vos sources de stress

    Les sources de stress peuvent venir de l'intérieur (sentiments), de l'extérieur (personnes toxiques dans l'entourage), d'événements sur lesquels on n'a pas forcément le contrôle (relations, famille) ou de comportements que l'on peut modifier (consommation excessive d'alcool, de tabac, de drogue, etc.).

  • 2. Prenez des pauses

    Maintenant que vous savez à quoi vous avez affaire, il est plus facile d'agir afin de briser le cercle vicieux. Éloignez-vous en allant marcher un peu à l'extérieur par exemple. Si vous ne pouvez pas, levez-vous pour chercher un verre d'eau ou allez tout simplement aux toilettes pour vous calmer.

  • 3. Changez votre façon de voir

    Essayez d'être réaliste et changez vos pensées négatives en pensées positives. Commencez par vous interroger sur vos commentaires: vous avez renversé du café sur votre bureau? Au moins le café n'a pas atteint l'ordinateur. Votre banque vous a fermé les portes au nez? Au moins vous aurez une excuse pour marcher et prendre l'air frais le jour suivant. Bref, relativisez!

  • 4. Faites bouger votre corps

    Que ce soit de l'exercice, de la méditation, de la danse ou encore de dormir plus d'heures par nuit, c'est le moment de changer vos (mauvaises) habitudes. Il est prouvé que faire un peu d'exercice, par exemple, contribue à réduire les hormones du stress. Quant à la méditation ou toute activité mentale positive, elle utilise l'esprit pour relaxer le corps.

  • 5. Équilibrez votre agenda en vous accordant des pauses

    Se donner du temps afin de se remettre de situations stressantes est une des clés pour recharger ses batteries. Par exemple, si vous avez un emploi dans les ventes, débranchez votre téléphone une fois arrivé(e) chez vous. Si vous êtes coincé(e) dans un travail de bureau ennuyant à mourir, prenez un livre ou faites un casse-tête à la maison.

 

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