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Le point de vue d'un père: maximiser les chances de succès pour mon fils autiste

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Ce blogue de Julian Hung est publié dans le cadre de l'opération Voyez les choses à ma façon, une initiative de la Fondation Miriam. Cette campagne rappelle l'importance de faire preuve d'empathie envers les personnes atteintes d'un TSA et met en évidence le caractère unique de leurs besoins en termes de traitement, de soutien, de sensibilisation et de mobilisation. Visitez voyezleschosesamafacon.org pour vous joindre au mouvement.

Comme je l'écrivais dans mon dernier billet, ce qui a fait la différence dans le cas de notre fils vient du fait que nous avons porté une attention particulière à son développement depuis le tout début de sa vie, que nous l'avons fait examiner dès que nous pensions que quelque chose n'allait pas bien, et que nous avons agi immédiatement. Après le diagnostic de notre fils, nous nous sommes concentrés sur les façons de maximiser ses chances de progrès.

En rétrospective, trois décisions ont été particulièrement déterminantes :

  1. utiliser la thérapie par analyse comportementale appliquée (ACA)
  2. revenir vivre à Montréal
  3. travailler de la maison

Utiliser la thérapie ACA

Après le diagnostic, nous nous sommes démenés pour trouver les causes de l'autisme et les traitements disponibles. Nous avons fait beaucoup de recherches et avons parlé à plusieurs personnes. En cours de route, nous avons entendu parler de plusieurs approches mais, ultimement, nous étions plus confortables avec la théorie par analyse comportementale appliquée.

Une partie de l'attrait de l'ACA est son approche scientifique, le fait qu'elle implique la compilation de beaucoup de données et qu'elle a fait ses preuves. En même temps, l'ACA semblait logique, pratique et réaliste. Alors que nous ne connaissions toujours pas les causes de l'autisme, nous en connaissions les symptômes au niveau du comportement et l'ACA traitait ces symptômes directement en les isolant et en travaillant dessus de façon individuelle. Bien que le chemin à parcourir nous semblait encore bien long, nous pensions qu'avec l'ACA nous irions, au moins, toujours dans la bonne direction.

Dès la première semaine de thérapie ACA au Centre Gold, appuyé par la Fondation Miriam, mon fils a fait des progrès formidables. Aujourd'hui, trois ans plus tard, il s'adapte bien dans une classe régulière de maternelle où il apprend aux côtés de ses pairs.

Déménager à Montréal

Comme notre expérience extraordinaire avec la thérapie de l'ACA a commencé à Montréal, nous nous retrouvions tout à coup devant la possibilité de devoir revenir ici après plusieurs années passées à Singapour. Même si j'ai fini par trouver des services ACA à Singapour, éventuellement nous avons décidé de revenir à Montréal, non seulement pour des services ACA, mais aussi pour l'environnement global.

Il s'agissait là d'une décision majeure. J'avais vécu à Singapour pendant 17 ans, durant toute ma vie professionnelle. Ma femme est originaire de là-bas. Mes enfants sont nés là-bas. Nous étions propriétaires d'un condo. Ma carrière et tous mes contacts d'affaires étaient là. Tous nos amis étaient là. Notre vie était là. Mais nous croyions que pour donner à notre fils d'avoir la meilleure chance de réussir, mis à part l'ACA, il était aussi important de lui offrir de l'espace, de l'air frais, les changements de saison et la possibilité de se développer à son propre rythme dans un endroit comme Montréal.

Même si la transition n'a pas été facile au début, nous avons trouvé notre propre maison dans un quartier très familial-amical. L'environnement y est vraiment favorable avec des parcs, des écoles et des bibliothèques, un bel esprit communautaire et des enfants exceptionnels dans le voisinage. Cela a eu un effet très positif dans la vie de notre fils et celle de notre famille.

Travailler de la maison

Une fois les décisions prises au sujet de la thérapie et de l'environnement, j'ai réalisé qu'il était également primordial qu'en tant que père, je passe plus de temps avec mon fils. Pas seulement plus de temps à le conduire tous les jours aller et retour au centre pour de la thérapie, mais également plus de temps chaque jour à la maison pour m'assurer qu'il profitait au maximum de sa thérapie et de son environnement. Pour être efficace, il était clair que j'aurais besoin d'un horaire flexible et que je devrais travailler de la maison.

Même s'il reste un long parcours à faire pour le progrès de mon fils, avec ces décisions majeures, à savoir utiliser la thérapie ACA, déménager à Montréal et travailler de la maison, nous sentions et nous continuons de sentir que nous avons à tout le moins jeté les bases qui nous permettent de maximiser les chances de succès de notre fils.

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