LES BLOGUES

Comment cultiver et garder ses orchidées

11/12/2014 11:43 EST | Actualisé 10/02/2015 05:12 EST

Les petits travaux de jardinage, en ce mois de décembre, ne sont pas terminés. Tandis que Dame nature se repose durant l'hiver, vous aurez sûrement choisi, comme moi, de cultiver dans votre intérieur douillet des plantes vertes ou fleuries que vous affectionnez. L'occasion pour vous de créer et de bichonner votre univers végétal.

Avec l'arrivée des fêtes de fin d'année, il est temps de donner à notre maison de la couleur, quelques fois des parfums. Je vous parlerai des orchidées et des quelques variétés les plus populaires à soigner.

Règle générale, les orchidacées (famille des orchidées), au nombre de 25000 espèces à la maison, ont besoin de lumière vive, sans exposition directe au soleil, d'humidité (60% idéalement), d'un arrosage matinal en eau tiède déminéralisée, d'un écart de température entre le jour et la nuit (c'est cette différence qui va occasionner la floraison), d'un peu d'engrais, d'un nettoyage des feuilles pour une bonne photosynthèse, d'une pulvérisation si infestation de cochenilles ou de pucerons, d'une solution insecticide à base d'eau et de savon (vendue dans votre centre de jardin) D'un rempotage tous les 2 ou 3 ans au printemps (engrais azoté) ou au début de l'automne (engrais phosphoré). Bien ventiler les plants si vous en avez plusieurs est un plus. Si vous suivez ces conseils, vous verrez vos orchidées refleurir durant plusieurs années - j'en ai quelques spécimens qui ont plus de 4 ans.

Le phalaenopsis (du grec phalaina : phalène et opsis semblable)

(Philippines, Indonésie, Archipel Malais, 40 cm)

La culture de cette orchidée papillon est la plus simple, la plus gratifiante et accessible. Il en existe 70 espèces dans la nature (épiphytes qui a besoin d'un support, celui de l'arbre auxquelles ses racines vont s'accrocher sans s'en nourrir).

Beaucoup de lumière sera nécessaire, mais sans soleil direct pour que le phalaenopsis se développe. Une température de 18 à 25°est idéale, de l'humidité (60 %) est souhaitable. Pour ce faire, mettez dans une soucoupe des billes d'argile, remplissez d'eau et posez votre pot dessus, l'évaporation autour de la plante fera le reste. En ce qui concerne l'arrosage, préférez de l'eau de pluie ou peu calcaire (tous les 15 jours en hiver, toutes les semaines en été) et laissez se dessécher le terreau entre deux arrosages et pulvérisez le feuillage par temps sec.

Attention : trop arroser peut faire pourrir les racines et mourir la plante. Faire un apport d'engrais azoté dès qu'apparaissent les nouvelles hampes florales à partir d'août et septembre. Pour ma part, j'utilise un complément à base de poissons fermentés qu'on trouve dans le commerce, très efficace pour accélérer la floraison. Gros avantage, votre orchidée fleurira entre deux semaines et deux bons mois, selon les variétés et les conditions de votre environnement. Enlever les fleurs fanées et couper une partie de la tige (2ème ou 3ème segments) soulage la plante et l'encourage à reproduire de nouvelles fleurs. Bien ventiler est nécessaire afin que ne se développent pas de maladies ou de champignons et traiter en cas d'invasions de cochenilles, de pucerons et autres indésirables. Rempotez tous les deux ou trois ans au printemps ou au début de l'automne, hors floraison, dans un mélange adéquat du commerce.

Le cymbidium (Himalaya, Chine, Japon, 80 à 130 cm)

Comme pour le phalaenopsis, cette orchidée est très facile à cultiver et tout aussi populaire. On la dit increvable!

Ces plantes sont originaires des montagnes asiatiques (on en répertorie 70 espèces) contrairement au phalaenopsis (épithytes (aux racines aériennes), que l'on retrouve dans la canopée des arbres (la couronne végétale où la plupart des espèces vivent), le cymbidium nécessite un substrat pour développer ses pseudobulbes feuillus ou à fleurs. Les soins de culture sont à peu près identiques, sauf qu'il est conseillé de le sortir dès les beaux jours et de le mettre à l'ombre d'une végétation au jardin juste avant les premières gelées, cela afin de créer une différence de température jour/nuit nécessaire à une nouvelle floraison.

Donnez lui cependant beaucoup d'eau. Rempoter cette sympodiale (plusieurs pieds rattachés par un rhizome) en février et en mars, hors floraison, tous les deux ou trois ans, en n'espérant pas, l'année qui suit, le voir refleurir, car il n'aime pas être dérangé.

Attention aux cochenilles qui aiment bien se coller aux feuilles et qui se nourrissent de leur sève. Deux cuillerées à soupe de savon noir liquide, une à soupe d'alcool à 70° ou 90°, une à soupe d'huile de table à mélanger dans un pulvérisateur d'un litre d'eau, feront un insecticide naturel et efficace. À renouveler toutes les semaines en cas d'urgence!

La floraison dans de bonnes conditions est spectaculaire, et parfois parfumée.

L'oncidium (Floride, Brésil, Argentine)

Les hybrides que l'on trouve en jardinerie sont souvent du genre «pluie d'or». Ce sont des orchidées à pseudobulbes qui possèdent 2 à 3 feuilles par pseudo-bulbe. La hampe florale surgit à la base du nouveau pseudobulbe et peut mesurer jusqu'à 120 cm de long. Elle porte une multitude de petites fleurs jaune d'or. La condition essentielle du refleurissement de l'orchidée oncidium est la vigueur de la nouvelle pousse : celle-ci apparaît à la base du pseudobulbe qui vient de fleurir. Beaucoup de lumière est nécessaire pour un bonne floraison. Veillez à ce que cette nouvelle pousse soit tournée vers la fenêtre afin qu'elle ne soit pas ombrée par la plante elle-même. Une astuce : votre orchidée oncidium appréciera de séjourner au jardin en juillet et en août, si vous en avez la possibilité. De plus, mes orchidées oncidium Sharry baby de couleur rouge et blanche ont la particularité de sentir le chocolat...

Devant une telle palette de formes et de couleurs, il ne vous reste plus qu'à faire un choix parmi vos préférées. La culture de l'orchidée n'est pas si difficile si vous suivez ces règles de base.

Jardinalement vôtre...

Quatre espèces d'orchidées

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter