Jean-Marie Lanlo

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Lettre ouverte à Mathieu Laverdière, directeur photo du film Une jeune fille

Publication: 07/10/2013 13:01

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Je ne sais pas si Mathieu Laverdière est en passe de devenir le meilleur directeur photo du Québec, et je ne veux pas le savoir. Certains de ses collègues sont très talentueux, et je ne souhaite pas avoir en réponse à ce billet des réponses destinées à me venter les mérites de tel ou tel. Surtout, la direction photo n'est pas une compétition, et je ne souhaite pas me livrer à un comparatif entre lui et ses confrères. Ce que je sais, c'est que Mathieu Laverdière est celui qui me touche le plus... par ses choix autant que par son talent. Je ne l'ai jamais rencontré... mais après avoir vu Une jeune fille, j'ai eu envie de lui écrire ces quelques mots.

Cher Mathieu Laverdière,

Nous ne nous connaissons pas, mais pourtant, votre travail ne cesse de m'impressionner un peu plus film après film. Je sais que vous aviez déjà travaillé avec François Delisle ou Rodrigue Jean, mais c'est lorsque vous avez croisé la route de Marc Bisaillon que j'ai commencé à m'intéresser à vous. Dans son très beau film La vérité (largement sous-estimé à mon goût), vous n'accablez jamais les personnages que vous filmez, votre lumière semble au contraire les nourrir, leur donner la force de vivre et de faire face à leurs actes passés. Pour sa part, votre cadre y possède la fragilité et l'incertitude de la caméra tenue à l'épaule, mais parvient à rester suffisamment stable pour ne pas prendre le pas sur les personnages, leurs doutes, leurs souffrances. La qualité de votre photo a probablement grandement servi La vérité. L'attachement évident de Marc Bisaillon pour ses personnages m'a pour sa part permis de comprendre vos qualités, que l'on retrouvera tout le temps par la suite: pour vous, le fond et la forme ne font qu'un. Le second sert le premier, qui est plus important pour vous que votre ego de faiseur d'image. Vous donnez l'impression de ne pas créer une image pour elle-même, mais pour un film, et surtout, pour les personnages qu'elle contribue à rendre vivants.

Par la suite, nous avons eu la confirmation de vos qualités dans d'autres films. Alors que certains de vos collègues ont tendance à trop imposer leur marque aux films qu'ils photographient, vous semblez préférer les aider à être meilleurs, même si vous devez pour cela ne pas faire étalage de votre talent.

C'est ce qu'on retrouve dans Gabrielle. Votre image est vive et mobile, mais toujours lisible, attentive, respectueuse de ses personnages. Elle est un peu le poumon gauche de Gabrielle, comme la chorale dans laquelle elle chante est son poumon droit. Même lors de certaines scènes plus graphiques (Gabrielle en scooter avec sa sœur, Gabrielle perdue dans Montréal), l'image reste au service du film, des personnages, de leur joie ou de leur fragilité.

Nous pourrions parler de toute votre filmographie récente... vos offrez à Nuit #1 (que je dois avouer ne pas avoir beaucoup aimé en raison d'un texte d'une naïveté adolescente assez ridicule) une image remarquable, aussi poisseuse et glauque que celle de La vérité était lumineuse et remplie d'espoir. Vous offrez au Torrent (excellent film sous-estimé, comme La vérité) une image une fois de plus sublime qui nous aide à pénétrer dans l'univers mental du héros...

Mais je vais surtout parler d'Une jeune fille, qui sort au Québec ce vendredi. Je vous appréciais en grande partie pour votre maîtrise de la caméra à l'épaule. J'ai été avec le film de Catherine Martin impressionné par vos plans fixes (qui doivent représenter facilement les 3/4 du film). Des images sans soleil, cadrées à la perfection, qui montrent l'enfermèrent de l'héroïne dans le carcan de cette vie qui semble sans espoir (sans pour autant l'étouffer en raison d'une trop grande froideur). Subtilement, avec une facilité à nouveau déconcertante, vous filmez l'irruption d'un espoir en faisant évoluer votre manière de cadrer, en introduisant quelques rayons de soleil encore timides. Vous aidez ainsi Catherine Martin à redonner espoir à ses personnages un peu marginaux, à les rendre touchants, beaux, bien plus humains et attachants que leur entourage rongé par la cupidité.

En plus d'être belles, vos images aiment les films et leurs personnages plus qu'elles ne s'aiment elles-mêmes ou plus qu'elles ne sont au service d'une signature. Elles semblent toujours servir la même cause: celle des personnages, des films, en un mot du cinéma.

Pour cela, sincèrement, je vous remercie!

Jean-Marie Lanlo

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  • <strong>7 – <em>NEBRASKA</em></strong>

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  • <strong>8 – <em>THE WOLF OF WALL STREET</em></strong> Martin Scorsese à la réalisation, Leonardo DiCaprio et Matthew McConaughey (encore lui!) à la distribution. Tous ces noms devraient à eux seuls vous convaincre d’aller courir dans votre cinéma le plus proche dès sa sortie au grand écran. Deux ans après son incursion dans l’animation avec <em>Hugo Cabret</em>, le cinéaste prépare un retour en trombe avec cette plongée spectaculaire dans l’univers délirant de la bourse américaine. <em>The Wolf of Wall Street</em> est la reconstitution de la vie de Jordan Belford, un financier génial habité par la démesure que lui permet son salaire de 500 000 dollars par mois. Rien qu’à voir la bande-annonce, on présume un train de vie (prostituées, alcool et mégaparty) à mille lieues de l’imaginable pour le commun des mortels. Entre <em>Catch Me If You Can</em> et la dernière version de <em>Gatsby le Magnifique</em>, DiCaprio – cinquième participation avec Scorsese – semble avoir pris un grand plaisir à rentrer dans la peau d’un golden boy arrogant qui connaitra néanmoins une descente brutale. Accusé par le FBI de fraude fiscale et de blanchiment d’argent, l’ex-trader passera 22 mois en prison. Il en ressortira repenti avec sous le bras ses mémoires écrites durant son incarcération. (Paramount) – <em>Le loup de Wall Street</em> – En salles, le 27 novembre.

  • <strong>9 – <em>DIEGO STAR</em> de Fréderic Pelletier</strong> Tout nouveau dans le paysage cinématographique québécois, Frédéric Pelletier davantage habitué aux documentaires, livre un premier long métrage de fiction reliant le Québec à l’Afrique noire. Traoré est un mécanicien ivoirien injustement accusé d’être le responsable d’un important incendie survenu dans la salle des machines d’un cargo sur le Saint-Laurent. Les réparations qui nécessitent trois semaines imposent au bateau d’être remorqué au chantier maritime de Lévis. Dans l'intervalle, l'équipage est hébergé par les habitants. Traoré aboutit chez Fanny, une jeune mère monoparentale. Petit à petit, la méfiance de la jeune femme face à cet étranger qui lui offre une sorte de soutien paternel s'estompe. Mais quand Traoré est licencié, sans préavis ni dédommagement, et que Fanny comprend qu'elle ne sera pas payée, elle chasse brutalement le marin. Seul, loin des siens, Traoré s'enfonce dans l'hiver… (Métropole Films Distribution) – <em>Diego Star</em> – En salles, le 6 décembre.

  • <strong>9 – <em>DIEGO STAR</em> de Fréderic Pelletier</strong>

  • <strong>9 – <em>DIEGO STAR</em> de Fréderic Pelletier</strong>

  • <strong>10 – <em>LE HOBBIT : LA DÉSOLATION DE SMAUG</em> de Peter Jackson</strong> Direction la Terre du Milieu avec le deuxième chapitre tant attendu des aventures épiques du <em>Hobbit</em> d’après le roman éponyme de J.R.R. Tolkien. Mais <em>La Désolation de Smaug</em> sera-t-elle un e suite plus intéressante que le premier épisode un peu raté du <em>Voyage inattendu</em>? On l’espère, car, n’en déplaise à ses aficionados, Peter Jackson – réalisateur de la superbe trilogie du Seigneur des Anneaux – n’avait guère convaincu en nous racontant d’une manière trop souvent infantile la rencontre de Bilbon Sacquet avec Gandalf le Gris et la troupe des treize nains menés par Thorin Lécudechesne. On croise les doigts, car cet opus devrait concrétiser un peu plus la confrontation de l’intrépide Hobbit avec l’affreux Dragon Smaug. Les extraits dévoilés au compte-gouttes par la Warner dévoile un film sombre et torturé. Et pour cause, les nains qui veulent reprendre des griffes du dragon leur royaume perdu ne savent plus à qui faire réellement confiance. Par le passé, ils ont été maintes fois trahis et avec la venue du roi Thranduil, l’histoire semble vouloir encore se répéter. Et puis, il y a l’anneau, caché dans la poche de Bilbon et qui ne demande qu’à retrouver son maître Sauron.

  • <strong>10 – <em>LE HOBBIT : LA DÉSOLATION DE SMAUG</em> de Peter Jackson</strong>

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