Jean-Francois Ouellet

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L'entrepreneuriat, autrement

Publication: 5/04/2012 06:54

Le Québec est une terre d'inventeurs et de patenteux, de visionnaires qui ont l'audace d'affronter les plus grands et les plus gros de ce monde pour se tailler une place au soleil. De Céline Dion au Cirque du Soleil en passant par Bombardier, CGI et Cascades, les exemples font légion.

Or, force est de constater que notre dernier véritable « coup de circuit » commence à dater. Bombardier et la majorité du Québec INC a vu le jour à l'époque des grands chantiers, dans les années 1960 et 1970, alors que nos « jeunes » champions - comme Céline et le Cirque - se sont imposés dans les années 1990.

Depuis, pas grand chose, bien malheureusement. Du moins, c'est le discours ambiant, non?

De fait, selon la Fondation de l'Entrepreneurship, il y aurait près de deux fois moins d'entrepreneurs au Québec que dans le reste du Canada. (Si l'on exclut la Beauce, c'est probablement 10 fois moins.) Et les projets entrepreneuriaux que nous voyons naître, on dirait, peinent à s'imposer comme l'ont fait leurs prédécesseurs deux, trois, voire quatre décennies plus tôt.

Certains ont blâmé l'environnement règlementaire québécois trop rigide et contraignant. D'autres son reliquat catholique, qui nous rendrait peu enclins à valoriser la recherche du profit. J'ai même entendu ces jours-ci des étudiants blâmer des frais de scolarité universitaires trop élevés pour nos « déboires »en matière d'entrepreneurship.

Cela dit, quand on y porte attention, le Québec compte bel et bien des succès entrepreneuriaux. Mais ces succès sont bâtis sur des modèles apparemment différents de ceux de nos parents et grands-parents. Ces nouveaux modèles valorisent la recherche de profit, mais pas au prix de la qualité de vie des entrepreneurs, de leurs employés, de leurs fournisseurs, de leurs clients. Et surtout pas au détriment de la planète!

En somme, la mode entrepreneuriale québécoise est à faire bien en faisant du bien.

Que l'on pense à la réussite que connaît Mariouche Gagné, avec Harricana, une marque de vêtements dits éco-luxueux, faits de fourrure recyclée et vendue à travers le monde (du moins dans les parties du monde où il fait froid). Que l'on pense à Bio-K+, un fabricant de probiotiques qui refuse de compromettre les vertus thérapeutiques de son produit pour jouer le jeu des grandes multinationales qu'elle affronte quotidiennement. Ou que l'on pense à Michel Jodoin, dont les produits issus de la cidrerie jouissent d'une réputation enviable à travers le monde, mais dont toutes les actions stratégiques visent surtout à développer la relève au sein de ses enfants.

Il s'agit là de succès qui doivent être valorisés, certes. Mais il s'agit aussi de succès qui doivent être épaulés et aiguillés afin d'ultimement en faire des petits Cirques du Soleil ou des petits CGI, pour le plus grand bien des entrepreneurs, mais aussi, voire surtout, de tous les Québécois.

Ce billet marque le lancement de mon blogue sur le Huffington Post Québec, dont l'objet sera de réagir à l'actualité entrepreneuriale, d'encourager, de valoriser, mais aussi de confronter, de « challenger » nos entreprises afin qu'elles atteignent leur plein potentiel. Un potentiel que je sais immense s'il s'avère canalisé. Un potentiel que j'espère humblement contribuer à développer et à faire littéralement exploser.

C'est aussi la mission de l'émission « Génération INC », diffusée à l'automne sur les ondes de V télé, que j'ai le plaisir d'animer et qui entame actuellement sa 3e saison avec le recrutement d'entreprises prometteuses. Des entreprises qui, avec un petit coup de pouce, pourraient bien devenir les prochains fleurons québécois et, qui sait, renverser la vapeur des statistiques entrepreneuriales peu reluisantes dont on nous abreuve depuis quelques années déjà.

À suivre.

 
Le Québec est une terre d'inventeurs et de patenteux, de visionnaires qui ont l'audace d'affronter les plus grands et les plus gros de ce monde pour se tailler une place au soleil. De Céline Dion au...
Le Québec est une terre d'inventeurs et de patenteux, de visionnaires qui ont l'audace d'affronter les plus grands et les plus gros de ce monde pour se tailler une place au soleil. De Céline Dion au...
 
 
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Date de publication  | 
Popularité
23:56 sur 06/04/2012
J'ai vraiment hâte de lire vos billets. J'aime l'idée de revaloriser l'entrepreunariat. Le rush de prendres des risques et de réussir est très valorisant pour moi.
08:59 sur 06/04/2012
3-La syndicalisation a amené un paquet d'attittudes et de programmes qui ont déresponsabilisé les individus dans tout les aspects de leur vie. La productivité au travail (ils considèrent qu'ils méritent leur rétribution du simple fait d'être présent et d'y être depuis plus longtemps que les nouveaux employés), leur sécurité financière (chomage, bs, etc), que ce soit é l'égard de leur propre santé (on voit un recours de fumeurs dont les dangers sont sur le paquet prétendre que cest la respoonsabilité des cies de tabac), comportement sur la route, responsabilités envers leurs enfants, tout. Ils cherchent toujours a faire assumer les conséquences de leur irresponsabilité individuelle sur la collectivité. On s,endette individuellement et collectivement et ne veut être responsable de rien. On ne peut développer l'autonomie de l'état avec des individus aussi irresponsable individuellement.
08:59 sur 06/04/2012
2-La culture des québécois anti patronale a les considérer comme des riche qui profitent d'eux ne réalisent pas que les entrepreuneurs eux prennent des risques et n'ont pas des conditions garanties comme celles que les employés demandent. Les employés devraient avoir le droit individuel de ne pas se syndiquer, ne choisir de se représenter eux-même et de choisir individuelleement le syndicat de leur choix s'ils décident de le faire. Les syndicats n'ont pas d,affaire dans les opérations, ils veuelent tout controler mais n'assuemtnaucun risque et ne sont tributaire de rien. Tout les gens dans une entreprise devrait avoir des rétributions basé sur des conditions équitable minimale et une partie en fonctions des bénéfices. L'idéale c,est quand les employés sont en coopérative de travail. Plus réaliste. Mais ça demande aussi aux gens d,ajuster leur niveau de vie non pas en vivant a crédit sur des attentes irréalistes mais bien en fonction de revenus équitable. Le surplus s'il arrive devrait contribuer a construire l'autonomie financière avec des épargnes qui mettent a l'abri du besoin.
08:58 sur 06/04/2012
Toute entreprise doit pour survivre accumuler des profits pour faire face aux périodes plus difficles. Les premie`res années c'est difficiles a cause des investissements a rembourser. 5ans c,est trop court pour tout rembourser ET accumuler des réserves. Et la plaie ce sont les syndicats. Il devrait être carrémenet interdit avant 10ans. Ils tuent l'entreprise avant même qu,elle ait assuré sa propre survit. Les syndicats sont contre productif faire avec le plus de monde possible le moins possible pour avoir le maximum de cotisations syndicales. Les syndicats pour avoir le droit de s'imiicer dans une entreprise devrait avoir l'obligation d'assumer un investissement d'au moins le tiers et ainsi être tributaire directement de la RENTABILITÉ de l'entreprise. Aucune entreprise ne peut vivre sans profits.