Je vous le disais il y a quelques jours, les nouvelles sont bonnes pour le 1% québécois, du moins dans le secteur bancaire, où les salaires augmentent en réjouissante spirale. Réjouissante pour le 1%.
Je restais dans l'anecdote. Dans son blogue du journal Les Affaires, Yvan Allaire fait un calcul plus général et pose une question. D'abord son calcul, de la rémunération médiane des 60 dirigeants des principales compagnies canadiennes. Elle a :
augmenté de 10,9% annuellement durant cette période de 12 ans. [...] Cette rémunération en dollars constants était 2,3 millions $ en 1998 et de 6,2 millions $ en 2010. En ce qui concerne les PDG des six grandes banques canadiennes, leur rémunération médiane en dollars nominaux passe de 4,4 millions $ en 1998 à 10,8 millions $ en 2010.[...]les données montrent que la rémunération médiane des chefs de la direction canadiens, qui équivalait à 60 fois le salaire moyen payé dans le secteur privé canadien en 1998, a atteint en 2010 un rapport de 150 fois ce salaire moyen.
Allaire calcule que, pendant ces 12 ans, la rémunération des PDGs canadiens a rattrapé celles de PDGs américains, qui elle même augmentait, évidemment. Doit-on s'en réjouir ? Incidemment, je suis en train de lire Confidence Men, le récit affligeant que fait le journaliste Ron Suskind des premières années de l'administration Obama et de pourquoi et comment la grande réforme financière n'a pas eu lieu. C'est entre autres parce que Paul Volcker, l'ex président de la FED, fut écarté du cercle des principaux conseillers du président.
Lisez la suite de ce billet sur le blogue de Jean-François Lisée.
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Lui, ses cadres supérieurs et actionnaires gourmands de la BNC auraient intérêt à investir davantage dans leurs sites Internet. C'est à certains endroits d'une lenteur désespérante. Si on les compare avec d'autres institutions financières, ou les dirigeants sont moins gourmands et plus performants, ils risquent de perdre de nombreux clients.
Merci pour la nouvelle, M. Lisée.