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Cher journal: Notes francophones

15/10/2012 11:36 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST
Capture d'écran

Cher journal,

On se demande souvent si c'est bien la peine d'accueillir, au Québec, autant d'étudiants africains. Ces derniers jours, à Kinshasa, j'ai eu ma réponse.

La ministre de la famille de Centafrique a étudié au Québec. Le ministre de l'Économie du Gabon y a envoyé son neveu. Le chef de l'opposition du Congo est entouré de diplômés québécois.

Le nouveau Président tunisien, Moncef Marzouki, incarnation de la modernité, est un cas exceptionnel. Il a enseigné au Québec, en santé publique, et y a passé nombre de saisons.

Quel intérêt, au-delà du bonheur de s'être fait des amis partout ? C'est que l'Afrique sort de sa torpeur économique. La Côte d'Ivoire affiche un taux de croissance de 8,6%, le Congo de 7%, le continent entier oscille entre 6 et 8.

Selon le FMI, l'Afrique est aujourd'hui là où était la Chine il y a 20 ans: sur le point d'émerger.

Un virage économique africain

Pour le Québec, ses entrepreneurs, c'est une excellente nouvelle. Car contrairement aux Chinois, qui ne connaissaient du Québec que Norman Bethune et Pierre Bourque, les Franco-Africains rencontrés ces derniers jours nous vantent tout-de-go nos universités, nos Cégeps, Hydro-Québec, Desjardins et autres Bombardiers. (Signe des temps ? Aucune mention de SNC-Lavalin, pourtant omniprésente.)

Et on distingue nettement entre ceux qui connaissent le Québec et ceux qui -- comment dire ? -- ne sont pas rompus aux nuances de notre complexité. Comme ce ministre hyper sympathique qui, d'entrée de jeu, me dit la joie qu'il a eu de présider, l'an dernier, dans sa capitale, la fête du Canada ! ( Je ne m'en formalise pas et l'en félicite )

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