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Canada-Europe: oui à l'emploi, non à la dictature du marché

16/02/2013 02:56 EST | Actualisé 18/04/2013 05:12 EDT
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Parlons d'abord commerce et politique commerciale et de l'accord commercial Canada-Europe en voie de négociation.

Sur cette tribune, en avril dernier, Mme Pauline Marois avait évoqué à la fois son appui au principe de l'entente, mais son inquiétude sur plusieurs de ses modalités. D'abord elle dénonçait le manque de transparence jusqu'alors affiché par les gouvernements canadien et québécois dans la négociation.

Depuis notre élection, mon collègue Nicolas Marceau et moi avons innové en donnant aux membres de la société civile un accès direct à l'équipe québécoise de négociation. Deux séances d'information ont eu lieu, une première en octobre et une seconde le mois dernier, lors d'une longue conférence téléphonique ouverte à une cinquantaine de groupes intéressés. Le négociateur, Pierre-Marc Johnson et son équipe ont aussi rencontré plusieurs des acteurs principaux au cours des mois et, en décembre, les porte-parole de l'opposition, pour répondre à toutes les questions.

Plus généralement, nous avons fait en sorte que la négociation respecte les balises strictes que nous avons posées. Notre objectif, dans les négociations commerciales, est certes de rendre nos entreprises plus actives dans le monde, et ainsi créer davantage d'emploi au Québec. L'accord en voie de négociation avec l'Europe éliminerait des tarifs douaniers allant de 6 à 14% sur plusieurs de nos produits exportés en direction d'un demi-milliard de consommateurs. Cela donnerait à notre économie un avantage concurrentiel considérable.

Mais notre intérêt pour l'ouverture réciproque des marchés s'arrête lorsque les ententes menacent notre capacité, en tant que démocratie, de faire nos propres choix de politiques publiques. Ce n'est pas négociable.

La suite (et la fin) de ce billet, à lire sur le blogue de Jean-François Lisée

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