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Martine Ouellet: compétence et modernité

27/11/2014 12:11 EST | Actualisé 26/01/2015 05:12 EST

Ce billet est cosigné par Jacques Fortin et Régis Parent (professeurs HEC Montréal) ainsi que par Robert LaTour, Jean-Marc Picard et Jean-Pierre Lefebvre (professeurs honoraires HEC Montréal).

Nous sommes un groupe de personnes qui ont dédié leur carrière à l'enseignement universitaire de la gestion. Nous avons fait ce choix pour contribuer à préparer notre jeunesse à prendre sa place dans la société, à en influencer le devenir, et convaincus que le bien-être de nos collectivités dépend d'une économie vigoureuse alimentée par des gens d'affaires instruits, créatifs et entreprenants.

Nous savons que ces jeunes, ainsi éduqués, produiront de bons bénéfices pour eux et pour leurs concitoyens. Nous savons aussi qu'ils devront le faire, plus que jamais, en optimisant les ressources planétaires et en protégeant les équilibres sociaux.

Dans ce contexte, la classe politique que nous appelons de nos vœux nous proposera un avenir où la richesse sera faite d'économie, d'environnement, d'éducation, de santé, de sécurité et de culture. Elle inspirera le travail de nos entrepreneurs en proposant des objectifs collectifs solidement documentés et en établissant une série de mesures dont les rendements financiers, sociaux et environnementaux auront été soigneusement analysés, évalués et arbitrés.

Nous appuyons la candidature de Madame Ouellet à la chefferie du Parti québécois. Pour nous, elle est l'une des rares personnes qui, par ses valeurs, son éducation et sa formation, son parcours citoyen et son expérience professionnelle, a tous les atouts nécessaires pour comprendre les enjeux sociaux, environnementaux et financiers de la création de richesse dans une société comme la nôtre, à ce moment-ci de son histoire. Sa sensibilité à ces enjeux en fait la personne toute désignée pour repérer les formidables opportunités d'affaires qui résulteront de la conjugaison société-environnement-finance et pour assurer une distribution équitable de la richesse produite.

Nous croyons que la prospérité de notre nation dépendra de la capacité de ses citoyens à la situer résolument, par l'innovation, à l'avant-garde de la modernité. Pour y arriver, sa classe politique devra accepter de s'éloigner progressivement, mais avec constance, des paradigmes économiques établis, en cessant de concevoir l'avenir comme une simple extrapolation du passé pour y préférer un développement qui exigera autant de créativité en économie qu'en technologie et en organisation sociale.

Martine Ouellet, grâce à une formation et une carrière de plusieurs années en génie, bénéficie d'une longueur d'avance pour comprendre la contribution au progrès de l'un des plus importants facteurs de succès des sociétés de demain : l'innovation technologique. De plus, forte d'une solide formation universitaire en affaires et d'une expérience professionnelle en gestion de haut niveau, où la finance et le génie ont été au cœur de son activité, elle saisit parfaitement les enjeux financiers d'une décision d'affaires. Enfin, résultat d'un engagement soutenu auprès de groupes communautaires dédiés à la promotion de la justice sociale et au respect de l'environnement, elle sait, bien au-delà du slogan, ce que signifie le concept de responsabilité sociale d'entreprise.

Martine Ouellet a passé près de 18 ans de sa vie professionnelle au sein d'Hydro-Québec, l'une des grandes sociétés industrielles du Québec. Elle y a occupé plusieurs postes de responsabilité où elle a, tour à tour, été immergée dans le monde de l'économie verte, de l'analyse de projets, de la haute finance et de la négociation. Cela s'est fait, entre autres, en administrant les portefeuilles énergétiques de certaines des plus grandes entreprises du Québec. Tant sur le plan des enjeux financiers que des enjeux technologiques et environnementaux, Martine Ouellet s'est ainsi acquis une connaissance intime des défis politiques qui devront être relevés pour assurer l'épanouissement du tissu industriel sur lequel se fonde une grande partie de la création de richesse au Québec.

La rigueur scientifique, à laquelle sa profession d'ingénieur l'a rompue, alliée à celle de l'analyste qui résulte de sa formation en affaires, ainsi que sa familiarité avec le Québec industriel et sa sensibilité aux besoins de la population, qui lui vient de son engagement communautaire, font de madame Ouellet une personne remarquablement bien préparée pour animer le développement, juger de la valeur des projets et en maximiser les retombées pour tous.

Nous croyons que, dans son rôle de ministre, elle en a fait une belle démonstration, notamment en réalisant le tour de force d'obtenir que convergent les aspirations de l'industrie, du monde de l'environnement et de celui des collectivités locales pour en arriver à définir un régime minier renouvelé qui fait consensus. Elle l'a fait également, entre autres, par la mise en place d'un ambitieux programme d'efficacité énergétique et par la rédaction de la charte du bois, conçue pour favoriser le développement de filières de transformation à haute valeur ajoutée.

Elle nous propose maintenant le « développement économique intelligent ». Celui-ci mènerait à l'électrification des transports et à la décarbonisation de notre économie, avec toute la recherche scientifique et le développement industriel qui en résultera. Il mènerait également à la reprise en main de notre filière éolienne, au retour d'Hydro-Québec international pour l'exportation de notre expertise en production d'énergies vertes, au développement de l'industrie touristique dans l'Est-du-Québec, à l'électricité au service du développement régional, aux deuxième et troisième transformations de nos ressources naturelles non renouvelables, à la promotion de notre industrie culturelle et au réinvestissement en recherche et en éducation avec l'ambition de multiplier nos PME innovatrices et nos entreprises d'économie sociale.

À travers tout cela, Mme Ouellet demeure convaincue que le rapatriement au Québec de tous ses leviers de pouvoir servira les intérêts de notre économie et de notre mieux-être collectif. Avec tout le talent qu'on lui connaît, sa formation et son expérience, elle saura concevoir un projet de souveraineté étoffé qui fera la preuve, arguments solides et chiffres à l'appui, de sa rentabilité pour l'ensemble des citoyens du Québec.

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