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Car l’image… est si fragile

Et si je n'avais pas envie d'utiliser comme prétexte la vie des autres pour exprimer toutes les frustrations et déceptions que je ressens par rapport à ma propre vie.

22/10/2017 08:00 EDT
Getty Images/iStockphoto
Apprenons à vérifier et à valider nos sources avant de nous laisser aller à tout jugement facile et gratuit.

La vie m'a amenée à comprendre une chose ultra importante et c'est que les apparences sont souvent trompeuses.

Il m'est arrivé à plusieurs reprises de me fier à mon ressenti, à mon sixième ou septième sens, pour juger et condamner une situation ou une personne et la vie m'a fait comprendre, à chaque fois, que rien n'est jamais vraiment aussi simple que ce qu'il en paraît.

Pour rien au monde, je ne voudrais porter préjudice à quelqu'un sans que cela ne soit justifié.

C'est pourquoi, j'essaie désormais de juger le moins possible, de ne pas sauter trop vite aux conclusions. J'essaie d'user de discernement et de voir au-delà des apparences, au-delà de ce qui est porté à mon regard ou à mon oreille. Pour rien au monde, je ne voudrais porter préjudice à quelqu'un sans que cela ne soit justifié.

Mais, je l'avoue, ce n'est pas facile, car, partout, on sent la pression d'avoir une opinion arrêtée sur tout et, plus particulièrement, la pression d'endosser l'opinion de la masse.

Se mêler de la vie des autres

Et si moi, tout simplement, je n'avais pas envie de participer à la flagellation d'un autre être humain, peu importe ce qu'on lui reproche haut et fort.

Et si je n'avais pas envie d'utiliser comme prétexte la vie des autres pour exprimer toutes les frustrations et déceptions que je ressens par rapport à ma propre vie. Car il ne faut pas oublier que, la plupart du temps, nous faisons de la projection sur les autres. Lorsqu'un sujet vient nous chercher au plus haut point, c'est qu'il fait écho avec quelque chose à l'intérieur de nous.

Pour ma part, j'ai juste envie de focaliser sur ma propre vie, sans me mêler de celle des autres, parce que j'en ai déjà plein les bras à essayer d'en faire une réussite.

Et puis, qui suis-je pour juger autrui? Surtout, qui suis-je pour juger des gens dont je ne connais l'histoire que par le biais de ce qui m'est raconté? Quelle valeur ont ces informations?

Je suis d'avis que les froids, embrouilles, problématiques, offenses... devraient se régler entre personnes concernées et que tous ceux qui n'ont rien à voir avec la situation en soient épargnés.

Je suis d'avis que les froids, embrouilles, problématiques, offenses... devraient se régler entre personnes concernées et que tous ceux qui n'ont rien à voir avec la situation en soient épargnés. Sinon ça devient de la médisance et la médisance est tout sauf constructive.

Il n'y a pas une vérité, mais des vérités

Lorsqu'une histoire n'est pas basée sur des faits, mais qu'elle provient de présomptions, de suppositions, de perceptions, elle ne devrait même pas être racontée et partagée, car, ce faisant, elle peut faire extrêmement mal à celui ou celle qui en est la cible.

N'oublions pas qu'il n'y a pas une vérité, mais des vérités... Et chacune vaut ce qu'elle vaut puisque la vérité n'est, en fait, que la réalité qui évolue au fil du temps, prenant différentes formes.

Luc de Larochellière nous a si intelligemment et joliment chanté à quel point la vie est « si fragile ». N'oublions pas aussi à quel point l'image d'une personne est précieuse. Elle est importante pour lui et les gens qui l'entourent, car elle témoigne de son identité et de ses valeurs... mais surtout de sa valeur.

Apprenons à vérifier et à valider nos sources avant de nous laisser aller à tout jugement facile et gratuit.

Rappelons-nous une des grandes leçons de la vie qui est que les apparences sont souvent trompeuses. Apprenons à vérifier et à valider nos sources avant de nous laisser aller à tout jugement facile et gratuit.

Nous sommes tous humains et tous imparfaits dans notre perfection. Choisissons de porter notre regard vers ce qui nous unit et non vers ce qui nous sépare.

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