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Le film Gabrielle ovationné à son avant-première parisienne

Le film Gabrielle ovationné à son avant-première parisienne

Un grand frisson et une longue ovation debout : la carrière française du film québécois Gabrielle commence sous les meilleurs augures.

À deux semaines de sa sortie, le long métrage de Louise Archambault a été présenté en avant-première mardi soir au cinéma UGC du forum des Halles, en plein cur de Paris, devant 300 spectateurs. Il a eu droit à un accueil comme on n'en a rarement vu dans ce genre d'occasions. Le public s'est levé d'un bond à l'issue de la projection pour applaudir la réalisatrice et ses deux acteurs, Gabrielle Marion-Rivard et Alexandre Lamy.

À l'évidence, il s'est passé quelque chose d'inédit. « J'ai organisé une centaine d'avant-premières mais je n'ai jamais vu une ovation debout comme ça », racontait un spécialiste de ce genre d'exercices. « C'est un film émouvant mais ce n'est pas tire-larmes », ajoutait une spectatrice française.

Gabrielle, qui a déjà décroché plusieurs prix (aux festivals de Locarno et d'Angoulême notamment) et qui représentera le Canada dans la course pour l'Oscar du meilleur film de langue étrangère, prendra l'affiche en France le 16 octobre. Il s'agira d'une sortie importante. On parle pour l'instant d'au moins 120 salles, dont près d'une quinzaine à Paris, ce qui est considérable quand on pense qu'il s'agit seulement du deuxième film de Louise Archambault, sans gros noms pour attirer l'attention, avec des acteurs handicapés de surcroît, comme la lumineuse Gabrielle Marion-Rivard, atteinte du syndrome de Williams. En comparaison, Café de flore de Jean-Marc Vallée, avec Vanessa Paradis, avait été projeté sur 106 écrans au début de sa brève carrière française.

Haut et Court, la très bonne maison de distribution qui a pris Gabrielle sous son aile, a eu le coup de foudre pour le long-métrage québécois.

« C'est le corps qui parle en premier quand on voit ce film. C'est l'émotion. Ce n'est pas un film mental. C'est un film quasi organique, universel, qui interroge nos dépendances affectives. On n'est plus la même personne en sortant de la salle. C'est un film qui fait grandir, qui est doué pour faire grandir », explique Laurence Petit, de chez Haut et Court, qui s'est « battue pour avoir ce film ».

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