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Sommet St Sauveur, encore premier à ouvrir pour le ski

Depuis l'avènement de l'enneigement artificiel, nul besoin d'attendre la vraie neige.

17/11/2017 09:00 EST | Actualisé 17/11/2017 15:29 EST
Guy Thibaudeau
Sommet St-Sauveur jeudi. Quelques skieurs malgré le temps doux

Si certains voient l'arrivée du froid et des premiers flocons de façon négative, bon nombre d'autres s'en réjouissent et attendent fébrilement l'ouverture des premières stations de ski.

Depuis l'avènement de l'enneigement artificiel, nul besoin d'attendre la vraie neige. Il suffit de temps froid pour qu'on en fabrique. Des stations comme Gray Rocks (maintenant fermée) et Sommet Saint-Sauveur dans les Laurentides ont grandement contribué au prolongement de la saison de ski alpin grâce aux canons à neige. À Saint-Sauveur la saison débute parfois fin octobre pour se terminer en mai, à la fête des Mères.

Cette année par contre l'ouverture n'a pu se faire avant samedi dernier, 11 novembre, l'« été indien » s'étant prolongé un peu plus que d'habitude.

Guy Thibaudeau
Les premiers skieurs de l'hiver au Quebec, samedi 11 Novembre, attendaient impatiemment l'ouverture du premier centre, Sommet St-Sauveur.

L'engouement des skieurs était palpable vendredi dernier à la simple observation du nombre de commentaires sur la page Facebook de Sommet Saint-Sauveur. Plus de 280 commentaires, dont certains plaidoyers pour ouvrir vendredi plutôt que samedi! Allez... vous pourrez skier jusqu'à la mi-mai! Comme quoi l'hiver n'arrive jamais assez tôt pour certains.

Parmi les premiers sur la ligne de départ, les premiers en ligne à la remontée de St-Sauveur samedi à 9h, quatre qui ne craignent pas l'hiver. Tallia Guzzo, 9 ans de Saint-Sauveur, Hughes Beauchamp, planchiste de Saint-Sauveur, Sylvain Bouchard, skieur télémark de Saint-Jérôme Scott Reeves, planchiste de Sainte-Adèle. Les premiers skieurs de l'année au Québec.

Nous y avons rencontré plusieurs skieurs très enthousiastes. Entre autres des gens venus de l'Outaouais et d'Ottawa ainsi qu'une dame de Montréal, détentrice d'une passe de saison à Bromont et qui s'était rendue en Estrie vendredi récupérer ses skis pour participer à la première journée de ski au Québec à Saint-Sauveur. Aussi quelques Chinois, étudiants à McGill, qui semblent bien s'intégrer à la culture et au climat du Québec.

Ouvertures prochaines

Le terrain disponible à Saint-Sauveur a augmenté un peu cette semaine avec l'utilisation de nouveaux canons plus efficaces et moins énergivores.

C'était au tour du mont Saint-Bruno sur la Rive Sud de Montréal d'ouvrir quelques pistes jeudi. Saint-Sauveur et Saint-Bruno sont aussi ouverts en soirée. D'autres centres prévoient ouvrir samedi: soit Mont Habitant, le Versant Avila de Sommet Saint-Sauveur ainsi que le mont Edouard au Saguenay. Dans le cas du mont Tremblant, la date d'ouverture sera le jeudi 23 novembre; on espère toujours ouvrir au moins une piste du sommet à la base des deux principaux versants. Stoneham ouvrira ses portes le 24 novembre. Camp Fortune en Outaouais et le Mont-Sainte-Anne ont annoncé l'ouverture de leurs pistes le 25 novembre. Pour les autres, il faudra attendre décembre soit le 2 pour Le Massif de Charlevoix et Mont Blanc. Plusieurs stations prévoient emboiter le pas à compter du samedi 9 décembre, entre autres, Mont Sutton, Mont Orford et Ski Bromont. Pour le reste, le week-end du 16 décembre sera un impératif si l'on veut commencer à préparer les skieurs pour l'importante période de Noël.

Ski de fond

Si les stations de ski de fond doivent attendre la neige naturelle pour ouvrir leurs sentiers, à la Foret Montmorency au nord de Québec le ski se pratique déjà depuis le 27 octobre. Comment est-ce possible? Pas facile, mais on y arrive. À la fin de chaque hiver, le centre fabrique une immense réserve de neige que l'on recouvre de copeaux de bois pour l'été. Malgré la fonte estivale, on calcule en faire assez pour qu'il en reste suffisamment pour enneiger plus ou moins deux kilomètres de sentiers. Ceci permet d'ouvrir à une date fixe qui n'est pas soumise aux aléas du temps. Rappelons-nous que même si on fabrique de la neige il faut tout de même du temps froid, rarement disponible à la mi-octobre période à laquelle il faudrait commencer à en fabriquer pour ouvrir fin octobre. Aux grands maux, les grands moyens!

Le danger des premiers jours

La plupart du temps durant les premiers jours de ski les stations n'offrent qu'un nombre très limité de pistes ouvertes. L'enthousiasme de certains skieurs, la joie de retrouver le sport qu'on aime rendent souvent l'expérience de la première sortie risquée et même dangereuse. Ski trop rapide dans les circonstances, hors contrôle souvent, mettant en danger d'autres skieurs plus prudents qui font leurs premières descentes de la saison en douceur, histoire de ne pas ruiner sa saison le premier jour.

Les premières journées au mont Tremblant sont aussi traditionnellement ahurissantes vu le faible nombre de pistes ouvertes et les nombreux skieurs qui veulent en profiter.

La première journée de ski au Québec à Sommet St-Sauveur, samedi dernier, présentait des situations souvent inquiétantes. Les premières journées au mont Tremblant sont aussi traditionnellement ahurissantes vu le faible nombre de pistes ouvertes et les nombreux skieurs qui veulent en profiter. Alors, pourquoi ne pas positionner des patrouilleurs aux endroits stratégiques pour surveiller la vitesse et forcer les plus agressifs à se calmer le pompon en attendant que le domaine skiable offert soit plus généreux? Lorsqu'il n'y a qu'une ou deux pistes offertes, il serait facile et bien vu pour les patrouilleurs de faire de la vraie prévention.

Les skieurs les plus dangereux ne sont pas nécessairement les planchistes ou les jeunes acrobates; les jeunes « racers » et les vieux « experts » qui roulent trop vite en longs virages à travers la foule sont tout aussi dangereux.

La saison est encore jeune. Pourquoi donc risquer de la terminer le premier jour sous prétexte de son enthousiasme?

Qu'en pensez-vous?

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