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Les miracles de l’enneigement artificiel

Si ce n'était de l'enneigement artificiel cependant aucune activité hivernale ne serait possible en ce moment faute de neige naturelle.

01/12/2017 09:00 EST | Actualisé 01/12/2017 09:50 EST
Guy Thibaudeau
Fabrication de neige à Saint-Sauveur en début de saison. Photo d'archives.

Pour certains, la neige n'arrive jamais assez tôt. Pour d'autres par contre elle arrive toujours trop rapidement. Heureusement, ce dernier groupe semble diminuer avec la croissance de l'offre d'activités hivernales accessibles à tous.

Si ce n'était de l'enneigement artificiel cependant aucune activité hivernale ne serait possible en ce moment faute de neige naturelle. Ironiquement, le Mont Sutton qui a reçu passablement de neige naturelle dernièrement n'est toujours pas ouvert malgré le fait que plusieurs randonneurs aient déjà faits quelques descentes dans la partie supérieure de la montagne. D'autre part, Sommet Saint-Sauveur qui a reçu à peine une douzaine de centimètres de neige jusqu'à présent fonctionne depuis le 11 novembre et présente sur plusieurs de ses pistes des conditions hivernales comme au cœur de l'hiver.

Ce fait démontre bien l'importance de fabriquer la neige en début de saison. Malgré une météo favorable, seule une poignée de stations québécoises ont pu ouvrir dans les dernières semaines: Sommet Saint-Sauveur, Mont Habitant, Mont Saint-Bruno, Station Mont-Tremblant, Bromont, Stoneham, Le Relais, Mont Saint-Anne, Mont Edouard et Le Valinouët, cette dernière sur neige naturelle. Entre-temps, toutes les grandes stations de la Nouvelle-Angleterre sont déjà ouvertes, ayant pour la plupart des usines a neige qui feraient l'envie de bon nombre de stations québécoises, particulièrement celles qui tardent a ouvrir.

Il faut donc être un adepte du ski alpin pour bien profiter de l'hiver sur toute sa longueur puisque les autres activités hivernales telles que le ski de fond et la raquette devront attendre des accumulations de neige suffisantes.

Le prix du ski

Il est souvent dit que le ski alpin coûte cher à la pratique. Oui, si tout est pris à la carte, en période de pointe dans les plus grandes stations. Mais depuis quelques années les offres avantageuses se sont multipliées en même temps que la technologie a avancé. Un skieur rencontré sur le télésiège de Sommet Saint-Sauveur le 15 novembre dernier avait déjà rentabilisé sa passe de saison cinq jours après l'ouverture de la station. La passe dite « Parfaite » permettant de skier en semaine de même que tous les jours jusqu'au 25 décembre lui a coûté 200 $; à 40 $/jour, il avait déjà rentabilisé son achat. Le reste de la saison ne lui coûtera plus un sou.

Toutes les stations offrent maintenant des forfaits qui permettent de skier à bas prix.

Toutes les stations offrent maintenant des forfaits qui permettent de skier à bas prix. Nous y reviendrons dans un prochain article.

Ski de fond et neige artificielle

Certains pensent aussi que l'avenir du ski de fond passera par l'enneigement artificiel. Mais les faits ne sont pas les mêmes ici. Tout d'abord, les pistes à enneiger sont longues et étroites contrairement aux pistes alpines qui sont beaucoup plus larges et moins longues. Le travail des canons est donc plus efficace en alpin. Fabriquer de la neige sur un sentier mince et long comporte beaucoup de défis d'efficacité. Une grande partie de la production se retrouverait dans la forêt hors du sentier.

Il serait difficile de se munir d'un système d'enneigement aussi puissant que ceux de certains centres alpins.

Le décalage météorologique et le froid qui tend à arriver plus tard en saison sont un autre obstacle qui complique les choses pour les centres de ski de fond. Il serait difficile de se munir d'un système d'enneigement aussi puissant que ceux de certains centres alpins.

Foret Montmorency
Piste sur neige fabriquée (au printemps) à la Forêt Montmorency au Nord de Québec.

C'est d'ailleurs la constatation faite par le centre de ski de fond de la forêt Montmorency au nord de Québec. Voyant qu'il serait trop difficile, même à cette latitude, de fabriquer suffisamment de neige pour ouvrir début novembre, comme on le voulait, ils ont opté pour une solution imaginative: fabriquer une énorme réserve de neige au printemps, la recouvrir de copeaux de bois pour la protéger du soleil et de la chaleur de l'été pour enfin étendre ce qui a résisté sur deux kilomètres fin octobre, et ouvrir début novembre.

Ouverture du Massif et autres ce week-end

Ce sera grand jour d'ouverture au Massif de Charlevoix samedi. La station charlevoisienne ne sera ouverte que les week-ends par contre jusqu'au 16 décembre, date à partir de laquelle les remontées fonctionneront tous les jours. Pour le moment, seules les pistes du secteur Camp Boule seront ouvertes, la proximité du fleuve limitant la capacité de fabriquer de la neige au bas de la montagne en début de saison.

Parmi les autres centres à ouvrir pour une première fois samedi, notons, Chantecler, Vallée Bleue et Mont Blanc dans les Laurentides; La Reserve et Mont Garceau dans Lanaudière. Ces stations s'ajouteront à Sommet Saint-Sauveur, Mont Habitant, Station Mont-Tremblant dans les Laurentides, Mont St-Bruno sur la rive sud de Montréal, Bromont en Estrie, Camp Fortune en Outaouais, Mont Sainte-Anne, Le Relais et Stoneham à Québec ainsi que Le Valinouët et Mont Edouard au Saguenay. Pour les autres, la fin de semaine des 9-10 décembre semblerait être l'objectif pour un début de saison.

Consultez skinetcanada.com pour tout connaitre concernant l'ouverture des stations, les conditions d'enneigement et le nombre de pistes ouvertes dans chaque centre.

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