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Juste des bonnes nouvelles #1 : La Mère Teresa des temps modernes, version russe!

08/11/2016 10:03 EST | Actualisé 08/11/2016 10:33 EST

  • JUSTE DES BONNES NOUVELLES #1
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    Photo : Dans les orphelinats en Russie, avril 2016

    Trop souvent, j'ai entendu des gens se plaindre que la télévision et les journaux, c'est déprimant et rempli de mauvaises nouvelles. Me voilà qui écris dans ce journal et je n'ai certainement pas l'intention d'être déprimant! C'est pourquoi j'ai décidé d'intituler ma chronique : «Juste des bonnes nouvelles!» Je fais présentement le tour de la planète, pour répandre bonheur, compassion et espoir... à temps plein! Vous pourrez suivre mes aventures, en direct de la Galère. Je vous y partagerai des rencontres mémorables et des histoires vécues, toujours avec l'objectif de vous mettre le sourire aux lèvres et vous donner espoir en l'humanité. Parce que s'il y a une chose que je retiens de tous ces voyages, c'est à quel point il y a des gens formidables sur terre, qui font des choses magnifiques et inspirantes.

    Pour cette première chronique, je vous parle d'une amie à moi, une personne excessivement inspirante que j'ai eu la chance de côtoyer dans une dizaine de voyages humanitaires et pour qui je travaille bénévolement en ce moment même, en Russie. Il s'agit de la mère Teresa des temps modernes, version russe, la personne la plus généreuse que j'ai rencontrée de ma vie, la maman de centaines d'enfants et j'ai nommé : Maria Eliseeva.

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    Photo : Maria Eliseeva

    Il y a 25 ans, Maria était une jeune femme pauvre et pleine de rêves, qui donnait le peu qu'elle avait et tout son temps aux orphelins, par simple plaisir. Je vous ai promis que des bonnes nouvelles, alors je ne vous ferai pas le topo complexe des orphelinats en Russie... sachez seulement qu'il est particulièrement alarmant. Au début, Maria se contentait de visiter les orphelinats, de dessiner avec les enfants et d'offrir une présence aimante et aidante. Déjà, c'était une implication formidable et un prétexte efficace afin de leur transmettre des aptitudes, des valeurs, de l'estime de soi et bien plus encore. Progressivement, cette initiative prit des proportions incroyables. À l'heure où je finalise ce texte, c'est le 23e anniversaire de «Maria's Children», un organisme incroyable qui aura changé un nombre incalculable de vies. Maria aura dédié toute sa vie aux orphelins et n'aura jamais abandonné, ni arrêté, malgré les panoplies d'embûches et de sacrifices.

    En plus d'avoir cinq véritables enfants et une dizaine d'enfants adoptés, elle ouvre ses portes et son coeur à tellement de gens dans le besoin que sa maison déborde constamment d'invités de toutes sortes : orphelins, famille, amis, bénévoles, artistes, un clown de Trois-Rivières, etc. Ce qu'elle faisait même à l'époque où elle habitait dans un petit deux et demi de rien du tout. Il devient difficile de savoir qui est véritablement son enfant. Nous le sommes tous, en quelque sorte, car être maman, c'est sa vocation. Elle nous regarde tous de la même façon; avec ce regard magique et rassurant, rempli d'amour inconditionnel, de calme et de bonté.

    Bien sûr, certains jeunes abusent de cette bonté, lui mentent ou encore lui volent de l'argent. Pourtant, elle reste patiente, compréhensive et fait comprendre à ceux-ci qu'elle continuera toujours de les aider et les aimer. Parce que sa générosité est authentique et qu'elle le fait pour les bonnes raisons. Je crois qu'elle est consciente qu'elle aura toujours plus d'échecs que de succès. Mais ces succès sont si précieux et justifient tout le reste. Combien d'orphelins j'ai rencontrés qui m'ont raconté une histoire du genre : «Je n'avais aucun espoir, aucun avenir, puis Maria m'a pris sous son aile, m'a aidé, m'a soigné, m'a aimé, m'a fait voyager, m'a tout appris et m'a tout donné. Désormais, j'ai des passions, des amis, une famille, un travail... une vie. » Combien de gens j'ai rencontrés qui ont décidé de dédier leur vie à Maria's Children, d'y offrir tous leurs temps libres, bénévolement, par pur plaisir de faire une différence. Moi le premier, qui viens régulièrement m'impliquer en Russie et de manière de plus en plus significative. Parce qu'avec Maria, tout est possible. Parce qu'avec Maria, on change des vies.

    Vous voulez une bonne nouvelle? Désormais, Maria est riche. Comme quoi la vie fait parfois bien les choses et redonne aux bonnes personnes. Tout ça, c'est grâce à son mari, Ilya Segalovich, un homme doté d'une intelligence remarquable et d'un coeur en or, ainsi qu'un pilier de l'organisme Maria's Children. Il était mon ami et mon élève de jonglerie, l'un des plus assidus que j'aurai eu. Malheureusement, il est décédé en juillet 2013.

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    Photo : Ilya Segalovich

    Il aura fait fortune en tant que fondateur de Yandex, une petite compagnie informatique qui a rapidement grossi pour ne devenir rien de moins que le « Google russe ». Ça semble invraisemblable, mais ici, on n'utilise pas vraiment Google. En Russie, on fait des recherches sur Yandex, on trouve son chemin sur Yandex Maps, on écrit avec Yandex Mails, on prend des Yandex Taxi et j'en passe. Ça vous donne une idée de l'influence que peut avoir la femme du fondateur de Yandex et des profits qu'il y a derrière tout ça. Chaque année, lorsqu'elle organise un gala-bénéfice pour les orphelins, des dignitaires de l'international et des propriétaires de multinationales s'y pointent et donnent à coup de centaines de milliers de dollars.

    Croyez-moi, tout cet argent est utilisé judicieusement et permet à Maria de faire encore plus de projets magnifiques et de changer encore plus de vies. Elle a trois studios à Moscou, avec chacun une formidable équipe et plein de ressources pour les orphelins, ainsi qu'une panoplie d'autres projets philanthropiques à travers le monde.

    Je la côtoie au quotidien et je suis témoin de sa routine. Elle n'arrête jamais. Cette femme est tout simplement incroyable. Elle donne de son argent, de sa personne et de son amour, peu importe où le besoin se fait sentir. Que ce soit pour payer les frais médicaux d'une personne malade, offrir de l'aide suite à un attentat terroriste, offrir une éducation aux orphelins, amener des jeunes en difficulté à réaliser leur rêve, etc. Ce qu'il y a de plus beau là-dedans, c'est qu'elle le fait par plaisir... juste ça. C'est l'une des personnes les plus humbles, heureuse et épanouie que j'ai eu la chance de rencontrer.

    Elle me rappelle que les « Mère Teresa » existent pour de vrai, que ce n'est pas juste des légendes.

    Elle me confirme que la générosité simple et authentique existe vraiment. Chers amis, je vous promets qu'il y a de l'espoir sur cette planète. Si on prenait tous le temps de faire le centième de ce que Maria fait, on l'aurait déjà notre paix dans le monde.

    Bisous de clown!

    Texte paru dans le Journal La Galère Vol.14 #3, mai 2016

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