Il n'y a rien qui nous préoccupe plus que nos enfants, surtout lorsqu'ils sont en bas âge. On veut ce qu'il y a de mieux pour eux et [démarrez ici la cassette du parent qui s'enflamme au moindre mot prononcé dans une assemblée de l'école et qui commence toutes ces phrases par "moi, mon enfant..."].
Mais quand vient le temps de s'asseoir à table, est-ce que la luzerne doit sortir par les oreilles, ou est-ce que la crotte de fromage peut aussi entrer dans cette espèce protégée qu'est notre enfant?
Avant de répondre, voici la courte histoire d'une fille qui avait de graves problèmes de santé qui l'ont empêchée de manger à sa faim pendant toute son enfance. Si elle mangeait plus que tant de grammes, elle pouvait carrément en mourir. Puis, solution médicale trouvée lors de son adolescence, elle put enfin manger tout ce qu'elle voulait, autant qu'elle en voulait.
Aujourd'hui, elle est obèse.
Technique du compte-gouttes
Ajoutons à cette histoire qu'il a été démontré que, dans certains cas spécifiques d'allergies alimentaires, il était possible de faire une désensibilisation à certains allergènes en prenant de très, très petites quantités chaque jour, puis en augmentant la dose jusqu'à une désensibilisation complète.
Dans le cas de la malbouffe, le jeune [j'adore cette expression un peu mononcle / intervenant de Watatatow] peut aussi, je le pense sincèrement, être désensibilisé au McDonald's et autres substances Cocacolesques.
Les intégristes du tofu vont faire un salto arrière en lisant cela, mais la réalité crasse, c'est que du junk, y'en a à tous les coins de rue. Votre chérubin béni des dieux tombera dans la marmite, tôt ou tard, Monsieur et Madame Smoothie-à-la-patate-douce.
Pourquoi ne pas lui montrer la voie à prendre au lieu d'INTERDIRE tout ce qui pourrait ressembler à un chip au ketchup [en plus, sel et vinaigre, c'est tellement meilleur]? À petites doses, en lui expliquant, il comprendra. Et surtout, il n'engouffrera pas une Snickers dès que vous aurez le dos tourné!
L'école n'est pas à votre service
Il faut le rappeler souvent. L'école est faite pour apprendre de la matière académique à votre enfant. Et en même temps, du savoir-vivre. Savoir manger? J'en doute fortement. Et si nous en sommes là, c'est parce que le parent ne fait pas son travail à la maison.
Un reportage récent réitérait qu'on doit sortir les boissons sucrées des écoles pour aider l'obésité à perdre du terrain.
Heille ! Quand nous sommes rendus à demander aux écoles de bannir les fritures, le chocolat, les hamburgers et boissons sucrées, c'est qu'on a foutrement salopé son rôle de parent à la maison!
La machine à liqueurs
Il y avait deux machines à liqueurs au secondaire, dans le corridor entre le vestiaire des gars et la cafétéria, sur le chemin des gymnases [alerte à l'ironie]. Je passais donc devant dix fois par jour. J'ai dû prendre une boisson gazeuse dans ces machines une vingtaine de fois... en cinq années.
Les jours où mon école secondaire ne servait pas de frites, je pouvais aller m'en chercher à cinq minutes à pied. Et à 16h30, le p'tit magasin ouvrait ses portes au rez-de-chaussée de l'école et la madame y vendait toutes les cochonneries dont tu peux rêver, juste avant d'entrer dans l'bus.
Vous savez quoi? Je n'en mangeais même pas une fois par semaine, des friandises et des frites. Et ce n'était pas par manque d'argent.
C'est parce que chez moi, on m'a montré qu'une pomme verte c'est sacrément délicieux! Parce qu'à l'épicerie, on achetait des jus, mais aussi un 2 litres de Pepsi, parfois. Et UN sac de chips pour la semaine. Rien pour devenir fou et prendre 25 livres.
Il faut arrêter de traiter les jeunes comme des imbéciles. Et la privation n'a jamais mené à rien de bon.
Vous pensez qu'ils ne le savent pas que le orange qu'on met dans les Cheetos, c'est radioactif [exagération peu subtile]?
OUI aux hotdogs dans les écoles!
OUI aux parents qui montrent à leurs jeunes à manger et qui font l'épicerie avec eux !
OUI à la modération, NON à l'interdiction !
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Quant au rôle des parents, vous avez tout à fait raison. Bien manger, ça commence à la maison. Mais ce ne sont pas tous les parents qui trouvent ça important, soit par manque d'éducation, ou pour toutes sortes d'autres raisons. À ce moment là, c'est peut-être pas si mal que l'école complète le travail des parents en prônant une alimentation saine et en laissant les jeunes aller chercher leur malbouffe ailleurs s'ils en veulent absolument.
C'est pour le même genre de raison que vous ne trouverez pas de cigarettes à l'hôpital ou à la pharmacie. Si vous en voulez, vous devrez aller au dépanneur. Il est incompatible avec la mission de l'hôpital ou de la pharmacie de vendre des produits aussi nocifs pour la santé.
Il ne s'agit pas pour les écoles d'interdire la malbouffe, mais simplement de ne pas encourager sa consommation en l'offrant dans les locaux de l'école. Combiné avec un règlement qui empêcherait les restos de malbouffe de s'installer trop près des écoles, on aurait au moins la satisfaction de savoir que notre enfant a du faire une bonne marche et un minimum d'exercice pour aller s'acheter du McDo pour dîner.
Pour ce qui en est pour les parents: Ils ne sont pas derrière leurs enfants 24/24 et mets un enfant devant son camarade qui mange des frites et des chocolats, tu peux pas nier l'enjeu des pressions sociales sur les enfants quand même. Ni les chiffres d'obésité infantile. Un enfant ne voit pas les conséquences à long terme. C'est complètement hédoniste.
En ce qui concerne le boycotte total, c'est oppressant. Ça va juste remplir les poches de la pizzeria du coin (pour les écoles secondaires au moins) mais se limiter à un jour par semaine pour la malbouffe dans les cantines est une option plus équitable.
Il faut changer le régimes de nos enfants et si les écoles préfèrent être parresseuses et de nourrir nos enfants (oui nos enfants, même si j'en ai pas, il faut les voir comme les nôtres pour que la vrai responsabilité collective se réveille) de la malbouffe, on va avoir des élèves également parresseux et moins bien allumés lors de l'apprentissage.
Mais franchement : qu'est ce que les fontaines à liqueurs viennent faire dans une cantine ? Il y a déjà des machines dans tous les coins de l'école ; peut etre qu'à table on n'est pas obligé non plus de dérouler le tapis rouge aux Coca-Cola et Pespico de ce monde pour vendre toujours plus de leur produits, non ?
Plutot que d'interdire (je suis d'accord que ça ne sert pas à grand chose... sinon à tenter ! :-) ), on peut néanmoins revenir à plus de logique : des VRAIS légumes par exemple (et pas ces machins trop cuits insipides). Oui aux portions de frites, mais pas tous les jours...
Ce n'est pas à l'école d'apprendre aux enfants à bien manger... mais ce n'est pas pour autant qu'il faille en faire un McDo bis, non ?
Ma fillette n'est pas encore en âge de marcher. Mais quand elle sera assez vieille et responsable, je ne lui interdirai pas de traverser la rue; je lui enseignerai à r'garder des deux côtés et à s'engager une fois tout danger raisonnablement écarté. Et elle sera autonome et saura, n'importe où dans le monde, traverser une rue de façon sécuritaire.
Si je lui interdisais systématiquement de traverser la rue « parce que c'est mal pis dangereux pis que l'gouvernement ne m'a pas encore clairement expliquer comment agir avec toué su' c'point là », bin ma fille va passer toute sa vie au coin de la rue, à r'garder les autres continuer leur chemin pendant qu'elle, elle attendra. Dépendante. Dysfonctionnelle. Triste et sans jugement.
Vous ne pouvez pas être sérieux en écrivant cela. Dites-moi que c'est une blague svp. J'ai le goût de pleurer.
Ma mère une obèse pour qui le dessert est plus gros que le plat principal et pour qui la religion passe bien avant la science et la modernité c'est bon?
L'éducation de mes frères et soeurs s'est faite à travers l'école, la télé, la socialisation mais surtout pas à la maison. Moi j'ai quitté à 12 ans.
Je suis de droite. Je fais l'école à la maison pour mes enfants. Pourtant j'estime que l'école pour une grande partie de la population est une source beaucoup plus importante d'enseignement de tous les aspects de la vie.
Évidemment si tous les parents étaient comme les vôtres on peut présumer que l'école ne devrait enseigner que les mathématiques.
OUI à la modération, NON à l'interdiction !"
Enfin, qqn qui veut qu'on se responsabilise
M. le curé je vous remercie de vouloir faire comprendre. On peut comprendre aussi que vous venez nous enseigner.
Peut-être devriez vous descendre de votre chaire et venir tout simplement discuter et donner votre opinion tout en gardant une petite porte ouverte aux opinions des autres.
Peut-être qu'un jour votre opinion changera un peu et que vous constaterez qu'il ne faut pas être trop catégorique. Pour ma part mes opinions ont tellement changées depuis 10 ans que je ne vois pas mes idées d'aujourd'hui être la vérité absolue.
De même pour la malbouffe. Si je paie des taxes pour vos soins de santé je souhaiterais avoir mon mot à dire sur la bouffe vendu dans votre supermarché.
J'interdirais les céréales, les friandises préparées. Vous en voulez, cuisinez-en car la vente de malbouffe préparée est interdite.
Voilà un problème de réglé.
La présence d'un système de santé public est prétexte à contrôler notre alimentation. Donne un pouce au gouvernement et il en prendra un pied, et éventuellement une jambe.
On s'enfoncera toujours plus profond dans les sables mouvants parce qu'on achète tellement facilement le retrait de nos libertés quand ça se veut motiver par de si belles intentions.
Et rappelons que ceux qui sont favorables à la malbouffe dans les écoles sont également des payeurs de taxes, qu'ils ont donc aussi leur mots à dire à propos de ce qui est servit dans un établissement payé à même nos taxes. Ils ont leurs souhaits comme vous avez les vôtres. Le débat n'avance pas avec un tel argument.
Mais au jeu Monopoly il y a des règles. Une règle qui interdit la vente de malbouffe ne demande pas de fonctionnaires ni de nouveaux ministères.
Lisez mon second message un peu plus bas pour connaître le fond de ma pensée au sujet de la malbouffe.
Je crois que le radicalisme ne sert à personne. Vous faites dans la théorie.
Sachez que des millions d'obèses et de gens qui font de l'embonpoint seraient tellement heureux qu'on n'est pas accès à toutes cette malbouffe.
Je suis père de 5 enfants. Cela m'a pris énormément de maturité et volonté pour retirer les desserts à tous les soirs. Voyez-vous mes parents nous en servaient tout le temps. J'ai aussi retiré les céréales le matin. Mais cela m'a pris 40 ans à comprendre que tout cela était de mauvaises habitudes. C'est Docteur Béliveau et un cheminement personnel qui m'a fait progresser. Toutefois autour de moi ceux qui ont de mauvaises habitudes malgré mes bons conseils n'arrivent pas à avoir la volonté de changer drastiquement leurs habitudes.
Nous souffrons. Nous sommes prisonniers de mauvaises habitudes. Au retour d'un voyage au Vietnam, après avoir souffert de manger le moindre petit truc sucré ou gras que j'ai réalisé la culture dans laquelle je baignais. Une culture de gras et de sucre.
Nous sommes faibles et dépendants de nos habitudes. Alors nous les transmettons à nos enfants.
Vous ne me croirez pas mais je suis de Droite et pourtant je considère que la malbouffe est une épidémie au même titre que le Sida. On doit intervenir globalement sans quoi nous n'y arriverons pas.
Bien d'accord, sur la responsabilité personnelles des parents: c'est exactement comment tous devraient se sentir.
Mais le gouvernement? Vous trouvez que c'est faire de la bonne gestion d'une société que de laisser la responsabilité aux individus? Vous trouvez peut-être que le «gouverne-maman» devrait cesser de s'interposer entre les pauvres et leurs responsabilités avec son filet social? Et pourquoi pas un système de santé entièrement privé dès demain?
Parce qu'un gouvernement, qu'on le veille ou non, ça doit gérer, ça doit prendre des décisions (au niveau, provincial, municipal, scolaire...) et si c'est un FAIT que l'obésité et la morbidité augmente chez les enfants (ce qui les suivra toute leurs vie) alors ne rien faire équivaut à se fermer les yeux et ne pas faire son travail. C'est fuir ses responsabilités en blamant des individus atomisés dans un systèmes plus gros qu'eux.
Les citoyens disposent déjà de toutes les informations nécessaires au niveau de la nutrition pour juger et on voit le résultat! Si la responsabilité individuelle donnait les résultats que vous sembler en attendre alors tous les publicitaires et les employés du monde du marketing seraient au chômage!
D'ailleurs, oui, il y a des casse-croute partout autour des écoles (dont l'existence dépend UNIQUEMENT des élèves et qui donc devraient AUSSI être sujet à reglementation), mais la quantité d'élèves qui ne se donne même pas la peine d'y aller est immense: la cafeteria a son rôle à jouer.
Ça fait seulement 10 ans qu'on tente de réglementer et sortir les machines à liqueur des écoles. J'y vois un lien évident : le laxisme des parents.
Vous voulez que le gouvernement nous materne ? Pas moi.
Mais s'il veut le faire, qu'il le fasse en offrant des cours d'alimentation dans les écoles, pas en interdisant tout et n'importe quoi pour donner bonne conscience aux parents incompétents.
À cela, il faut ajouter l'utilisation généralisée du sirop de glucose-fructose par l'industrie alimentaire, qui coincide elle aussi avec les débuts de l'épidémie d'obésité. Je crois que ça reste à confirmer définitivement, mais certaines recherches indiquent que le sirop de glucose-fructose, contrairement au sucre de canne ou de betterave raffiné utilisé auparavant, n'envoie pas de signal de satiété à l'organisme et pourrait même agir comme stimulant de l'appétit.
Si c'est exact, ce dernier facteur devient une externalité qui n'est pas vraiment sous le contrôle des parents et qui pourrait influer sur l'obésité tant des parents que des enfants. À ce moment là, il est peut-être raisonnable d'avoir une règlementation gouvernementale.