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Météo pour le Grand Prix: des pneus d'hiver pour la Formule 1

10/06/2016 10:04 EDT | Actualisé 11/06/2017 05:12 EDT

Après une semaine de temps froid et pluvieux, le retour à des températures normales se fait toujours attendre au moment où Montréal accueille le Grand Prix de Formule 1 ce week-end. La journée de dimanche laisse planer des possibilités d'averses alors qu'un froid froid (encore) va balayer le Québec tôt le matin. Mais rien de comparable aux pluies torrentielles tombées l'an dernier à Austin au Texas, lors du Grand Prix des États-Unis 2015.

La météo le jour du Grand Prix est d'une importance capitale. Pas autant pour le public que pour les voitures, des merveilles de technologie. Les mordus de Formule 1 se souviennent du carambolage monstre qui a fait avorter le Grand Prix d'Angleterre 1975, lorsque des bolides avaient roulé avec des pneus pour temps sec sur une piste humide après une simple averse.

Depuis le début du Grand Prix dans les années 50, une cinquantaine de pilotes se sont tués au travail. Dans bien des accidents comme dans bien des victoires, l'influence de la température, du vent et des précipitations avaient joué un rôle critique. Sur le pilote et sa voiture, mais aussi sur l'état de la piste. Un sol détrempé par de la pluie la veille, ou un sol très sec le jour de la course peut faire toute la différence. De même, le vent et un air trop froid ou trop chaud affectent l'aérodynamisme de la voiture. Mais ce sont les pneus qui comptent. La vie utile d'un pneu est d'environ 80 000 km. Les pneus de Formule 1, eux, sont bons pour la poubelle après une seule journée d'usage. C'est souvent le secret de la victoire : choisir le bon type de pneumatiques, au bon moment. Avant la pluie.

Les possibilités d'averses dimanche posent donc un problème aux organisateurs et aux pilotes. Pour faire face à la menace, le GP de Montréal a son arme secrète : une équipe de météorologues sur place. Mandatée par la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA), c'est la firme internationale Ubimet, basée en Autriche, qui est chargée de la météo pour le GP. Reconnue pour son expertise en modélisation en haute résolution, la compagnie privée procure en exclusivité toutes les observations et prévisions de l'évènement.

«Les averses sont notre difficulté majeure », explique Joseph Thompson de Ubimet, météorologiste sur le site du GP de Montréal. Contrairement à une zone de pluie bien délimitée, les averses sont plus dispersées et se forment rapidement. Du coup, elles sont plus difficiles à prévoir. Pour faire face à la musique, l'équipe de Ubimet peut compter sur un radar à bande-X mobile installé sur le site de la compétition, deux stations météo, des capteurs de pluie et des senseurs de température et d'humidité sur le circuit. En cas d'averses, l'équipe d'Ubimet aura du pain sur planche. Des bulletins aux 2 minutes sont communiqués aux organisateurs et aux écuries. Sa pire expérience en tant que météorologiste pour le Grand Prix? L'an dernier, lors du GP de Russie 2015. Encore des averses.

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