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Pain noir, pins blancs et pain nan à l'UQTR

14/11/2014 09:11 EST | Actualisé 14/01/2015 05:12 EST

Comment, après maintes solutions et alternatives consensuelles toutes simples proposées par son Association générale étudiante (AGE) quant aux règles d'affichage en français sur les babillards internes de l'UQTR; un doctorant de cette université, originaire de l'Inde, peut-il vouloir s'obstiner à afficher une publicité, en anglais seulement, si ce n'est que par pure provocation, ou par pur obscurantisme, ou pour profiter, sait-on jamais, de notre généreux régime d'accueil et de prêts et bourses, sans une volonté plus manifeste de s'intégrer après deux ou trois ans d'études?

Ésotérique non pour une publicité en plus sur sa formation portant sur la médiation? Et ce, dans une maison du savoir réputée dans le monde pour avoir défriché divers programmes novateurs en foresterie et avoir réussi à sauvegarder sa forêt de pins blancs comme «zone internationale protégée». Une université régionale où plus de 99,9 % des étudiants sont de surcroit francophones.

Le Québec n'est-il pas connu et reconnu dans le monde pour son fait français, comme osait nous le rappeler il y a quelques jours notre provincialiste premier ministre et député de Roberval, moins francophile que son homologue premier ministre canadien, député de Calgary; un Philippe Couillard plutôt figé à défendre et à s'exprimer en français hors Québec comme la semaine passée en Islande ou encore son ministre des Finances qui s'adresse exclusivement aux journalistes dans la langue de Shakespeare dans les couloirs de l'Assemblée nationale?

Pourquoi ce doctorant davantage à l'aise en anglais, sa langue seconde, ne s'est-il pas inscrit à l'une ou l'autre de nos trois universités subventionnées à vils prix que sont: Concordia, McGill ou Bishop à Lennoxville/Sherbrooke qui desservent pourtant bien aisément nos 500 000 amis Québécois anglophones? Eussent-ils préféré s'inscrire à Ottawa, la capitale du Canada, où les 600 000 Franco-ontariens voient régulièrement torpillé le financement de Montfort, le seul hôpital universitaire francophone à l'ouest de la rivière des Outaouais?

Le Québec n'assure-t-il pas déjà à coups de millions, sinon de milliards, le financement des 18 hôpitaux de sa minorité anglophone sur tout son territoire, ces "Rhodésiens du Canada étant toujours la plus économiquement et socialement riche minorité au monde" comme se plaisait à le remémorer constamment, le libéral René-Lévesque.

Ce doctorant souffre sans doute déjà d'amnésie volontaire sinon d'un mauvais humour improvisé et arrogant à la Sugar Sammy. Se croit-il maintenant méritant peut-être d'un un stage ou d'un internat dans l'un de nos futurs mégas centres hospitaliers universitaires, incluant, au petit déjeuner, les croissants 100% pur beurre ou les bonnes vieilles toasts héritées de notre passé colonial français et british, avec un petit chausson aux pommes avec cela?

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