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Ministère de l'Éducation: Yves qui divague et François qui dit vague

03/05/2015 08:50 EDT | Actualisé 03/05/2016 05:12 EDT

Pauvre ministère de l'Éducation du Loisir et des Sports! Après avoir été dirigé dans le présent gouvernement par Yves Bolduc, médecin qui lors de ses interventions, avait souvent l'air plus malade que le patient ou très habile à aggraver la situation du secteur de l'éducation, voici que le MELS est maintenant dirigé par François Blais qui a enseigné à l'Université Laval au département de science politique ainsi que dans différentes universités dans le monde avant de devenir doyen de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval.

La façon dont il a été présenté par le premier ministre au moment de sa nomination et sa façon de se comporter portent à croire qu'il est un Aristocrate du monde de l'éducation. Qu'il soit ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et des Sciences semble avoir du sens, même si nous n'en avons pas encore vu de résultats tangibles. Est-il capable de dialoguer avec le monde de l'enseignement primaire, secondaire, postsecondaire et de comprendre leurs besoins?

Ses rares interventions à date comme ministre de l'Éducation ont été plutôt vagues et ne mènent pas à des gestes concrets pour améliorer un domaine qui en a bien besoin. Il valse, un pas en avant, un pas en arrière, avec la possibilité de mettre la CSDM en tutelle. Il aurait suggéré aux recteurs d'université d'exclure chaque semaine quelques réfractaires qui faisaient des dommages dans les locaux et empêchaient la poursuite des cours pendant la crise étudiante.

Aussi, il a annoncé sa décision d'éliminer les élections scolaires à cause du manque d'intérêt des électeurs, mais il n'a pas expliqué sa solution de rechange. Il a parlé de la réduction du nombre des commissions scolaires par la voie de fusion et de la désignation de représentants du milieu local pour diriger les commissions scolaires. Doit-on comprendre que si le peuple n'a pas la volonté de désigner des dirigeants pour les commissions scolaires, le parti au pouvoir va désigner ses représentants pour jouer ce rôle?

Allo solution! Au lieu de s'attaquer au problème de la structurite, le ministre va la perpétuer avec des petits amis. Ne croyez pas qu'il va désigner des partisans des autres partis à qui il allouerait du pouvoir au niveau régional. Il ne faut pas compter là-dessus.

Le ministre Coiteux aurait pourtant bien accueilli les économies reliées à une révision en profondeur qui aurait éliminé au moins le volet politique des commissions scolaires si ce n'est l'abolition pure et simple des commissions scolaires en répartissant leurs rôles en région.

Est-ce faisable? Je le crois et je réitère ma proposition telle que je l'avais énoncée dans un article intitulé : « Abolir les commissions scolaires, mais pas n'importe comment » sur Huffington Post les 16 janvier 2014.

Le transport scolaire pourrait être négocié et coordonné par un organisme supramunicipal comme les MRC. Les immeubles pourraient être transférés aux municipalités qui en plus de les utiliser à d'autres fins que scolaires en dehors des horaires de cours, pourraient économiser des coûts de construction, location ou entretien. Comme en France, la gestion de la formation technique et professionnelle pourrait être transférée aux Chambres de commerce, assurant une meilleure adéquation aux besoins des futurs employeurs, les entreprises du milieu.

Les municipalités, MRC et Chambres de commerce ont déjà une direction générale, des services des ressources humaines, des finances, des ressources matérielles, des communications qui pourraient intégrer en tout ou en partie ceux des commissions scolaires. Plus de latitude pourrait par la même occasion être allouée aux directions d'école tant sur le plan pédagogique qu'opérationnel en s'assurant qu'ils détiennent des aptitudes à la gestion, pas seulement pour la pédagogie. Les Conseils d'établissement pourraient demeurer et continuer à jouer un rôle consultatif pour les directions d'école.

Il serait temps de procéder à la prise de décisions et à l'amélioration du monde de l'éducation. Les coupes budgétaires et le sur-place nuisent à la qualité de la formation. N'attendons pas trop, d'autant plus que ce « cher » pour ne pas dire ce « dispendieux » Yves Bolduc s'est récemment montré intéressé à un éventuel retour en politique, lui qui semble avoir pris goût aux indemnités de départ.

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