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La destitution de Donald Trump

27/05/2017 11:11 EDT | Actualisé 27/05/2017 11:11 EDT

Bien qu'il veuille isoler les États-Unis de l'imparfait, reste du monde, Donald Trump se retrouve baigné dans la magouille qu'il a orchestrée. On entend de plus en plus un murmure de destitution souhaitée et imminente.

Les contacts avec la Russie pendant la campagne électorale se confirment de jour en jour. Ses démarches pour faire cesser les enquêtes sur son entourage semblent en voie de jeter un voile supplémentaire sur sa virginité peu crédible.

Sa première sortie officielle hors du pays, à titre de président des États-Unis, même si elle lui a donné l'occasion de rencontrer les dirigeants de trois grandes religions ne semble pas lui avoir permis de faire pardonner tous ses péchés ni d'établir une certaine crédibilité.

De faire un discours sur un Islam pacifique en Arabie Saoudite, un pays réputé radical dans son application de l'Islam, ne jette pas les bases d'une grande crédibilité surtout lorsque ce voyage sert par la même occasion à concrétiser des contrats de vente d'armements pour environ 110 milliards de dollars américains.

De faire un discours sur un Islam pacifique en Arabie Saoudite, un pays réputé radical dans son application de l'Islam, ne jette pas les bases d'une grande crédibilité surtout lorsque ce voyage sert par la même occasion à concrétiser des contrats de vente d'armements pour environ 110 milliards de dollars américains.

Qui croit que pour assurer la paix, il faut préparer la guerre? On constate régulièrement les résultats de cette stratégie américaine de possession d'armes pour assurer la sécurité des citoyens qui se font ensuite justice en utilisant leurs armes sur la rue.

Sa rencontre avec les dirigeants de l'OTAN et du G7 en conclusion de ce voyage international lui permettra de constater qu'il est contesté partout à travers le monde et qu'il ne réussira pas facilement à imposer ses vues aux dirigeants des autres grandes puissances.

D'autant plus que ceux-ci vont être de moins en moins enclins à partager des secrets avec lui puisque la confidentialité ne serait pas une de ses forces. Les Israéliens et les Britanniques ont constaté que même sur des sujets délicats comme l'espionnage ou les enquêtes reliées à l'État islamique, le matamore prend plaisir à faire preuve de ses connaissances devant son auditoire, ce qui fragilise la sécurité de ses alliés.

Même si les murs s'écroulent autour de lui, ses opposants se doivent d'être réalistes, sa destitution, quoique souhaitée par plusieurs, ne sera pas facile ni rapide. La destitution légale serait un long processus dommageable pour son parti qui le protègera éventuellement pour ne pas nuire aux résultats des élections de mi-mandat en 2018 de façon à conserver sa majorité dans les deux chambres.

Une enquête publique sur les gestes posés par son équipe et les affirmations de Donald Trump pendant la campagne électorale et depuis son élection, serait aussi un long processus dont le succès n'est pas non plus assuré puisque le magnat de l'immobilier a fait apparaître sous sa gouverne, une nouvelle valeur américaine, les vérités alternatives. On peut difficilement s'attendre à une admission des faits par un tel personnage. Il émettrait plutôt des réponses fausses que le peuple américain plus particulièrement sa base électorale aveugle devant ses torts goberait, en vilipendant les satanés médias, de véhiculer de fausses informations sur leur héros.

Malgré ses nombreuses gaffes, le coloré personnage buté et imbu de lui-même semble en voie d'éviter la destitution comme prévue par la constitution américaine. Certains croient qu'un de ses émules friands de la possession d'armes se vengera lorsqu'il constatera que la protection de la classe moyenne qu'il avait prônée lors de sa campagne électorale n'était que de la poudre aux yeux et décidera de procéder à une destitution brutale comme celle de John F. Kennedy.

La chute de cette caricature de président américain pourrait être aussi brutale que la chute des espoirs qu'il a créés en promettant une Amérique plus solide. Les nombreux murmures de destitution souhaitée et attendue pourraient soulever une colère incontrôlable et fatale si le processus de destitution prévu à la constitution s'avérait infructueux et frappait un mur.

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