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L'évolution du cinéma québécois

04/05/2014 09:20 EDT | Actualisé 04/07/2014 05:12 EDT

Alors que le soleil est aussi cachotier que le gouvernement Harper et pendant que les nuages sont aussi sombres que les prévisions du premier ministre Couillard, il faut bien chercher quelque chose pour nous égayer.

Pourquoi ne pas se renfermer dans une salle de cinéma? On nous annonce des films de toutes sortes pour nous changer les idées et oublier ce contexte morose. Même que le cinéma québécois est reparti à la chasse aux marques de reconnaissance internationales. Que de chemin parcouru pour notre cinéma qui à ses débuts se concentrait sur les événements et personnages historiques!

Pendant que La Petite Aurore, l'enfant martyre se faisait savonner la bouche, Mon oncle Antoine empruntait les Voitures d'eau pour aller saluer Les Plouffe en route pour visiter Maria Chapdelaine. Après avoir traversé Quelques arpents de neige et croisé Séraphin: Un homme et son péché, il s'arrête à Kamouraska où il hésite entre L'Eau chaude, l'eau frette pour mettre à jour La vraie nature de Bernadette. Considérant les péripéties de IXE-13 intimidantes, il se dit: J'ai mon voyage.

Pour la suite du monde, Valérie et Deux femmes en or se mettent à nues et on comprend alors La Vie heureuse de Léopold Z, mais aussi La tête de Normande St-Onge. Les Mâles nous informent qu'Y a plus de trou à Percé. Malgré Les ordres, Léolo raconte à La PostièreLe Viol d'une jeune fille douce que Jésus de Montréal ne pardonnera pas.

Sur une note plus réjouissante, Les Boys partent dans un Camping sauvage nommé La Florida sans en parler à Monsieur Lazhar. Ils sortent aussi la fin de semaine dans un Cruising Bar où ils voient à l'œuvre Les 3 p'tits cochons. Ils respectent cependant l'Omertà pour ne pas être inscrits sur l'autre Liste Noire, mais réalisent qu'ils vivent bel et bien Le Déclin de l'empire américain.

Après une vague d'Incendies, Bon cop, Bad cop délaissent leur Hot Dog pour trouver par hasard un jeune qui affirme: J'ai tué ma mère. Piché entre ciel et terre, est témoin de la rivalité Québec-Montréal et assiste à Un été sans point ni coup sûr.

La Mystérieuse Mademoiselle C enseigne La Grande séduction à Gabrielle pendant que J. A. Martin Photographe immortalise L'Homme qui plantait des arbres. Henry voudrait bien se procurer un Bonheur d'occasion en écoutant Bach et Bottine ou Elvis Gratton, mais il est distrait par Tom à la ferme qui pourchasse Starbuck. Pour éviter Le Démantèlement, Babine fait appel à Louis Cyr pour mettre à l'abri le Bunker, mener La Guerre des tuques et maîtriser Les Invasions barbares.

C'est à souhaiter que le cinéma québécois continue à nous faire honneur, comme aux frères Lumière en nous faisant patienter jusqu'au moment où le soleil recommencera à briller pour nous.

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