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C'est une question de principe

Il y a des règles d'éthiques et de savoir-vivre qui sont beaucoup plus sournoises et moins définies.

25/01/2018 08:50 EST | Actualisé 25/01/2018 08:50 EST
Victoria Heath

On l'a tous déjà entendu, cette fameuse phrase : C'est une question de principe.

Quand je l'ai entendu récemment, je me suis demandé : C'est quoi en fait, un principe? J'ai donc fait quelques recherches et je suis tombé sur une définition du Larousse qui va comme suit :

« Règle définissant une manière type d'agir et correspondant le plus souvent à une prise de position morale. »

C'est donc dire que pour être en mesure d'avoir des principes qui nous appartiennent, il faut deux ingrédients fondamentaux. Il faut, premièrement, être en mesure de prendre position sur diverses façons de faire et deuxièmement, posséder un sens moral minimum. Le sens moral est généralement défini par des règles d'éthiques que nous élaborons en société. Ces règles constituent, pour la grande majorité, un cadre qui nous permet de vivre un certain bien-être en société. Quelques-unes de ces règles sont même défendues par des lois. À titre d'exemple: normalement, je n'aurais pas à m'inquiéter qu'un intrus entre chez moi pour fouiller dans mon réfrigérateur.

Par contre, il y a des règles d'éthiques et de savoir-vivre qui sont beaucoup plus sournoises et moins définies. Aucune loi ne les défend et elles reposent sur le bon sens moral des gens. Un exemple ? Un homme fixant le décolleté d'une femme sans relâche est, de façon générale, très mal vu. Il doit certainement exister des centaines de règles de la sorte. Le caractère, les valeurs fondamentales ainsi que le parcours de vie de chaque individu sont les éléments qui composeront généralement les positions morales ainsi que les principes d'une personne. Comme chaque personne est unique, vous comprendrez aisément que chaque personne défend des principes qui lui sont propres. Nous aurons tendance à bien nous entendre avec les personnes qui partagent certains de nos principes.

C'est comme si je niais la personne que je suis, et ça, ça met en danger ma santé psychologique.

À une certaine époque, j'ai l'impression que les gens étaient plus à cheval sur les principes qu'ils défendaient. Je me souviens d'ailleurs de mon grand-père, qui un beau jour, devait apporter sa voiture au garage pour faire inspecter un problème quelconque. Le garagiste lui annonce donc que la facture des réparations s'élèverait à près de mille dollars. Avant d'effectuer les réparations nécessaires, mon grand-père demanda donc une seconde estimation dans un garage concurrent. Ce dernier lui annonça cette fois-ci que la facture s'élèverait à une centaine de dollars pour la même réparation. Inutile de vous mentionner que mon grand-père n'est plus jamais allé à l'un de ces deux garagistes, je vous laisse deviner lequel. C'est une question de principe... Mon grand-père n'a pas apprécié qu'on tente de l'arnaquer. Certes, un autre jour, il aurait pu essayer de refaire affaire avec l'homme qui avait tenté de l'escroquer, mais le mal était fait.

Pour ma part, je peux parfois mettre certains principes de côté dans le cadre de mes activités. Par contre, je ne peux pas constamment faire comme si tout allait bien lorsque ce n'est pas le cas, lorsque j'ai l'impression d'aller à l'encontre de mes positions morales et de mes principes. C'est comme si je niais la personne que je suis, et ça, ça met en danger ma santé psychologique.

Et vous, croyez-vous encore qu'il existe encore des gens fondamentalement arrêtés sur leurs principes et leur façon de vivre?

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