Depuis quelques jours, les démarches juridiques se multiplient en rapport à la grève estudiantine. Des étudiants voulant retourner en classe se tournent vers les tribunaux pour que ceux-ci ordonnent la reprise des cours à coup d'injonctions. Certains obtiennent gain de cause et d'autres non. En entrevue au Devoir, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a réagi en dénonçant la «judiciarisation» du conflit, c'est-à-dire l'utilisation des tribunaux et du droit pour régler un litige entre le gouvernement et les étudiants. «C'est un conflit qui est politique, et la justice ne saurait servir quand tu as perdu sur le terrain politique.»
On ne saurait mieux dire. Il revient au gouvernement de négocier ou pas avec les étudiants pour résoudre la crise actuelle. De même, les élèves qui s'opposent à la grève doivent convaincre une majorité lors des assemblées qui se tiennent sur le sujet. Il n'appartient pas aux juges de décréter des solutions en vertu de la justice.
Le problème est que les étudiants se font rattraper par où ils ont péché. Depuis le début du conflit, plusieurs de leurs porte-parole affirment haut et fort que l'éducation est un droit auquel le gouvernement attente en haussant les frais de scolarité. Cette prémisse est fausse. Souvenons-nous d'abord que les véritables libertés fondamentales ont deux caractéristiques. D'abord, elles ont surtout un caractère défensif. Prenons le droit de grève. Celui-ci prend sa source du fait qu'on ne peut obliger quelqu'un à travailler. Il est aussi lié à la liberté d'association. En l'exerçant, les grévistes n'obligent pas la société à leur payer ou leur fournir quoi que ce soit. Ils ne font que refuser de travailler (ou d'étudier), car ils jugent inadmissibles les conditions dans lesquelles ils sont censés le faire.
Un vrai droit est aussi universel, ce qui constitue sa deuxième caractéristique. Tous en jouissent de la même façon. Or ceci est impossible dans le cas d'un «droit à l'éducation». Non pas que l'éducation ne soit pas fondamentale et vitale pour une société moderne, mais on ne saurait la considérer comme un droit. Pourquoi? Parce qu'elle nécessite une intervention active de la communauté qui doit bâtir des écoles, payer des professeurs, etc. Dès lors, un «droit» à l'éducation divise la société entre ceux qui financent l'éducation et ceux qui en bénéficient, perdant du coup son caractère universel.
Comme elle n'est pas un droit, les décisions concernant l'éducation doivent se prendre dans l'arène politique, comme le rappelait la FECQ. Sauf que les étudiants ont érigé eux-mêmes leurs objectifs politiques en quelque chose d'absolu: un droit à l'éducation, sacré, immanent et inviolable. Or il y a des dangers à utiliser ce genre d'intimidation intellectuelle, car la judiciarisation du politique est une arme à double tranchant. Elle a le fâcheux défaut de souvent se retourner contre celui qui l'utilise. En clamant que le fait d'étudier est un droit, les grévistes ont invité leurs opposants à se tourner vers la justice pour qu'on cesse de les priver de leur droit à l'éducation. Tel est pris qui croyait prendre!
Mais il y a plus que la douce ironie de l'arroseur arrosé dans cette histoire. Il y a aussi les dommages collatéraux. Avec la judiciarisation du débat, des juges ordonnent la reprise des cours. Ce faisant, ils risquent de porter atteinte à une vraie liberté fondamentale, le droit de grève des étudiants.
M. Rocher soutient que les droits de scolarité constituent une mesure «régressive». «Seuls les étudiants en provenance de milieux aisés peuvent l'envisager. Pour les autres, ils assumeront difficilement les augmentations qu'on veut leur imposer» (...)
M. Rocher rappelle d'ailleurs que l'élimination des droits de scolarité est la position qu'avait adoptée la commission Parent en 1965, grande commission dont il faisait partie ...
la gratuité n'est pas une utopie, scande-t-il. Même qu'elle n'aurait coûté que 750 millions en 2011-2012, soit 1 % du budget du gouvernement du Québec...
Et quand je vois les dépenses que l'on projette de faire pour le Plan Nord et dont on est loin d'être certains que ça va rapporter, j'ai l'impression qu'on fait des dons énormes à des compagnies. Comment peut-on en même temps faire de tels dons à des entreprises qui s'en prennent à nos ressources naturelles et refuser aux étudiants l'investissement pour assurer leur avenir à l'université? Ce sont là des choix politiques.»
http://www.ledevoir.com/societe/education/347145/la-lutte-des-etudiants-est-juste-dit-guy-rocher
"Parce qu'elle (l'éducation) nécessite une intervention active de la communauté qui doit bâtir des écoles, payer des professeurs, etc. Dès lors, un «droit» à l'éducation divise la société entre ceux qui financent l'éducation et ceux qui en bénéficient, perdant du coup son caractère universel."
Vous relirez plusieurs fois l'article 40. Cela vous aidera à comprendre qu'un droit n'est pas nécessairement toujours universel et que certains ne sont pas gratuits, ils impliquent parfois des dépenses assumées par la communauté qui décide d'en assurer l'exercice. D'ailleurs, vous remarquerez que cet article ne comporte aucune mention comme éducation primaire et secondaire, cette rédaction ouverte autoriserait la gratuité de l'éducation à tous les niveaux. Donc le droit à l'éducation est évolutif, le meilleur exemple en est le niveau Cégep qui est financé par la communauté, malgré le fait que tous ne le fréquentent pas.
Il existe donc des droits fondamentaux universels et des droits qu'on pourrait qualifier de sociaux qui, sans être universels, sont considérés essentiels par la société qui leur reconnaît un tel statut et consent à en défrayer les coûts.
Quand les étudiants affirment que l'éducation supérieure est un droit, ce qu'ils disent c'est qu'elle doit demeurer accessible au plus grand nombre possible et ne pas être de quelque façon liée à la fortune, mais qu'il faut en préserver l'accessibilité de manière à ce qu'elle ne relève que de la volonté et de la capacité intellectuelle des étudiants.
Donc même si les étudiants entêté doivent reprendre leur session à l'automne. Il n'Y aura pas de problèmes de logistique puisqu'un grand nombre d'étudiants s'en iront directement à l'université. Fini le gaspillage de temps et d,argent pour être une société distincte du monde et faire décrocher nos étudiants avec des programmes pré-universitaires 2ans de cegep inutiles
Pour ne plus se retrouver là on doit privatiser des institutions en les transformant en coop.
Le gouvernement doit voter la fin du préuniversitaire 2 ans et le mettre sur 1 session en ayant seulement les cours du choix d'étude.Disponible au cegep et à l'université, la session d'étude préuniversitaire au programme, de même qu'une session de mise a niveau en sciences donné au cegep et à l'université pour donner à tout les étduiant UN VRAI CHOIX.
La démocratie ça n'est pas élire le pq parce qu'il est rentré un un seul comté mais fait du brasse camarade dans la chambre. Il n'existe pas de pouvoir d'imposer à L'ensemble la volonté de petite groupes qui ne représente que des fractions de l'ENSEMBLE. Mais ces fractions essaient de se légitimer en utilisant la force et bloquant l'accès aux institutions pour APPUYER LES SYNDICATS DE PROFS, ]ca n
-
Les CEGEPS étaient une bonne idée dans les années 60-70... mais selon la Fédération des commissions scolaires du Québec, ils ont outrepasser leur espérance de vie utile.
Ils ont un intérêt clair dans ces manifestation qui n'est pas celui de la gratuité ou de la hausse.
Les étudiants sont les seules qui perdent quelque chose dans ce mouvement créer et financé par les syndicats qui VEULENT faire plier le gouvernement POUR le faire RECULER sur le placement syndical. Pour ma part même si Charest a plus envie de passer la patate chaude a quelqu'un d'autre qui pourrait reculer sur tout sans égard a l'opinion public, on ne devrait pas lui donner le choix et le remettre au pouvoir pour finir la job. Mais instaurer la coopération citoyenne en leur donnant 25% des votes sur CHAQUE décision via le web. Ainsi un parti élu minoritaire peut agir quand même du moment qu'il prennent des décisions que la majorité des citoyens surpportent.
Vous desservez la cause de la coopération parce que vous n'êtes qu'une individualiste égocentrique qui passe son temps à nier aux associations étudiantes le droit d'agir à titre de représentants de la collectivité étudiante et le droit de cette collectivité à se battre pour une cause. Si vous avez quoi que ce soit à voir avec le mouvement coopératif, cela suffit à mes yeux pour le discréditer complètement.