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Les comportements de « mononcles » sur les chantiers, c’est tolérance zéro!

Il y a de plus en plus de femmes entrepreneures.

10/01/2018 09:00 EST | Actualisé 10/01/2018 11:32 EST
Getty Images
L'industrie de la construction a également un travail à faire concernant la situation des femmes.

L'automne dernier, vous avez sûrement été, tout comme moi d'ailleurs, stupéfaits et choqués par les nombreux cas troublants d'inconduites, de harcèlement et d'intimidation à caractère sexuel qui ont été dévoilés dans les médias. Malgré les nombreuses avancées de notre société vers l'égalité des sexes, il reste encore du chemin à faire! Les femmes qui ont dénoncé publiquement leurs agresseurs méritent notre respect, notre admiration et notre soutien.

Ceci étant dit, l'industrie de la construction a également un travail à faire concernant la situation des femmes. Des efforts sont actuellement effectués par tous les acteurs concernés pour non seulement inciter les femmes à œuvrer dans notre industrie, mais également leur permettre d'y faire carrière. Il faut rappeler que notre industrie est composée à 98 % et des poussières d'hommes. Dans la tourmente des récentes dénonciations, tous les partenaires de l'industrie se sont unis — les associations patronales, les syndicats et les organismes gouvernementaux — afin de combattre vigoureusement les inconduites, le harcèlement et l'intimidation à caractère sexuel qui surviennent sur les chantiers et lieux de travail. Je suis fier que l'industrie au grand complet se soit ralliée pour combattre cette triste réalité.

Cette ligne spéciale recommandera les personnes au bon endroit, tenant ainsi compte des rôles et responsabilités des associations patronales et syndicales.

Un premier pas a été franchi en novembre dernier avec la création de la Ligne Relais-Construction qui servira de pivot central entre les personnes ayant subi ou ayant été témoins d'actes répréhensibles à caractère sexuel et toutes les organisations de l'industrie. Cette ligne spéciale recommandera les personnes au bon endroit, tenant ainsi compte des rôles et responsabilités des associations patronales et syndicales. Il ne s'agit toutefois pas d'une ligne d'urgence; elle ne remplace pas le 911 ni les services de police.

Mais pourquoi créer une ligne spécifiquement pour notre industrie? Parce que la Commission de la construction du Québec reçoit depuis un certain temps déjà de nombreux appels troublants : des victimes qui cherchent de l'aide, des gens témoins d'actes répréhensibles et qui ne savent pas où dénoncer, des employeurs qui doivent gérer un cas problématique sur leur chantier, etc.

Il y a aussi une nouvelle réalité : il y a de plus en plus de femmes entrepreneures.

Pour sa part, l'APCHQ est déjà proactive depuis plusieurs années envers des situations de la sorte qui se produisent sur les lieux de travail des entrepreneurs. Elle offre à ces derniers du soutien, de l'aide et des formations afin de mieux les outiller pour non seulement faire face à ces situations, mais aussi pour les prévenir et les éviter. Il y a aussi une nouvelle réalité : il y a de plus en plus de femmes entrepreneures. Et celles-ci ne sont pas à l'abri de subir des actes d'inconduites, de harcèlement ou d'intimidation à caractère sexuel simplement parce qu'elles sont des patronnes! Que des situations de la sorte se produisent lorsqu'il y a un lien d'autorité ou non ne fait pas de différence, de tels gestes ne doivent plus être tolérés.

La Ligne Relais-Construction a sa raison d'être, le silence n'est pas de mise!

Ligne Relais-Construction : 1 844 374-4149

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