Une étudiante du collège de Rosemont est retournée en classe cette semaine, forte d'une injonction lui permettant de contourner le mouvement de grève. Elle est au moins la troisième ou quatrième à ne pas hésiter à faire un bras d'honneur, non seulement au ferment social de l'heure, mais à la plus importante manifestation étudiante de tout temps.
Comment se sent-on à braver un tel courant? Au moment de passer devant des centaines de collègues, et sûrement quelques amis, qui ont tous voté en faveur de la grève, qui défendent une idée essentielle, l'accessibilité aux études du plus grand nombre, qui ont l'appui de plus en plus de professeurs, de syndicats, de mouvements sociaux et de plus en plus d'élèves du secondaire... s'est-elle sentie fière? Enorgueillie de défendre si vaillamment la liberté de conscience? Peut-être un peu loner quand même? Un peu gênée d'envenimer une situation déjà passablement empoisonnée? L'ombre d'un doute l'a-t-elle même effleuré concernant la pertinence de sa démarche? ...
"LIBARTÉ!" Le président de la CSN, Louis Roy, a fait une démonstration magistrale, lors du dernier Moulin à paroles il y a 10 jours, de la dérive de l'idée de liberté, notamment chez nos "libertariens", les Éric Duhaime, Joanne Marcotte et occasionnel animateur de radio poubelle de ce monde. En parodiant l'obsession avec le moi, moi, moi ("mes droits à assister à mes cours, mes droits à dire n'importe quoi..."), le chef syndical pointait du doigt la "confusion des genres entretenue par la droite".
Il y a bel et bien une catégorie de personnes pour qui la liberté est une "marque de yaourt", pour citer Pierre Falardeau. Elles en sont fières, comme si toutes ces velléités de bien commun, de désirs collectifs étaient choses du passé. La beauté du mouvement étudiant, comme celle du mouvement qui s'annonce pour dimanche prochain, le 22 avril, c'est justement de rappeler que "chacun de nous est responsable de l'effort qu'il apporte au destin commun" (Jean-Luc Melanchon, leader du Front de gauche français).
Ça s'appelle: solidarité. Mot galvaudé s'il y en a un, c'est quand même l'invention du siècle (dernier), celle, non seulement que l'union fait la force, mais que nous avons une humanité commune et par conséquent, des responsabilités communes. Pour reprendre le merveilleux titre d'Alexis Martin et Daniel Brière du Nouveau Théâtre Expérimental, L'invention du chauffage centrale en Nouvelle-France, la so-so-solidarité c'est le poêle à bois de l'édifice humain, la brique chauffante qui nous agglutine les uns aux autres, le calorifère à chaque étage qui nous empêche de geler, tout seul dans son coin.
L'exemple de solidarité le plus hot? Les musiciens du Titanic qui continuent à jouer alors que les passagers prennent leurs jambes à leur cou et le bateau coule...
Tout ça pour dire que les tactiques de division du gouvernement Charest auprès des étudiants puent au nez. On dirait Stephen Harper, tellement la manoeuvre est hypocrite et manipulatrice. De quel droit un gouvernement qui nage dans la collusion, ferme les yeux devant des décennies de fraudes électorales, exige-t-il qu'un groupe étudiant (mais pas les deux autres) montre patte blanche? Faut-il en rire ou en pleurer? De quel droit traite-t-il les dirigeants de la CLASSE comme des hors-la-loi alors qu'ils suivent un mandat clair, limpide, on ne se peut plus démocratique? Comment ose-t-il leur tenir la dragée haute en matière de morale quand la tactique même qu'il emploie, notamment en vue de l'agitation sociale qu'elle provoque, est immorale?
Gouvermement opportuniste s'il en est un (souvenons-nous du Mont Orford, du Suroît, des gaz de schiste...), Charest se fie aux sondages pour espérer gagner du capital politique en employant la ligne dure vis-à-vis les étudiants. Plus le conflit dure, plus les sympathies vont se retourner contre les étudiants, espère-t-il, et plus on va applaudir son "épine dorsale". Il n'y a pas l'ombre d'un principe, d'une vision sociale, encore moins éthique, là-dedans. Il n'y a qu'un calcul électoral à court terme.
De grâce, FECQ et FEQ, ne tombez pas dans le panneau! Bien sûr, le vandalisme c'est pas beau. Bien sûr, vous pourriez vous en dissocier tous un peu plus énergiquement. N'en demeure pas moins que c'est ni aussi grave ni aussi odieux que les dérapages policiers ou la corruption politique. De grâce, restez solidaires. Ce n'est pas seulement le mouvement étudiant qui en pâtirait, c'est l'idée même du chauffage central, de la solidarité, de la défense des droits collectifs. De grâce, faites-nous pas geler. L'hiver a assez duré comme ça.
D'ailleurs, pour tous ceux et celles qui voudraient se réchauffer, le printemps vous attend Place des festivals, dimanche, 14h: http://22avril.org/
http://francinepelletierleblog.blogspot.ca/
Pierre Luc Brisson: Le prix du cynisme
C'est de la démocratie orientée. Balisée. Fidel Castro a versé le sang pour ce type de démocratie. Je n'aime pas que vous citiez Falardeau. Il aurait été très haut dans la démocratie Castriste. Un genre de bouffon en chef.
à ceux qui approuvent une ''grève politique'' d'accord, mais on prend l'argent où au juste ? Et svp ne me répondez pas encore chez les riches, on est très pauvres en riches au Québec et riche en pauvres. Regardez où ce genre d'attitude mène en Grèce où 50 % des diplômés sont forcés de s'expatrier pour travailler et où le gouvernement grec ne décide plus rien et doit se plier aux dictats de ses prêteurs, notre tour s'en vient.
La «liberté» : mais c'est de ça exactement que parle lagentfeminine. Sinon, ça voudrait dire que les «collectifs» qui sont (sic) battu (sic)» se sont battus POUR RIEN.
À ces projets douteux, poussés dans la gorge de la population, on pourrait ajouter Rabaska.
Je ne serais pas surpris qu'il y ait beaucoup de monde à cette manif du 22 Avril .
J'en ai vraiment soupé de ce gouvernement d'affairistes et d'opportunistes qui ne voient le monde qu'en colonnes de chiffres .
Dans votre budget personnel faites vous des colonnes de chiffres, des additions , des soustractions, ou payez vous vos factures avec des neuvaines a l'oratoire st joseph?
Donc respirerz par le nez Cher Couteau de l'Espace, d'ailleurs l'espace a peut etre aussi horreur du vide?
pierre m de ruelle
2. Pourquoi les profs qui ne veulent pas franchir les piquets de boycot sont ils payes? Vont ils travailleurs a leur frais une fois ce conflit resolu pour rattraper le temps perdu...?
3. Pourquoi les etudiants qui veulent retourner et suivre leurs cours sont ils menaces physiquement...
4. pourquoi ne pas attendre les prochaines elections et en faire un debat democratique, sinon est ce la rue avec la plebe qui va nous diriger?
5. Heureusement que ce sont en grande majorite des facultes de Sciences molles ( socio...politico.).qui sont affectees, les autres plus utiles poly, sciences pures ect , plus pratiques a notre societe sont plus en adequation avec les defis que notre jeune generation veut regler...
Les autres ils peuvent bien secher meme a mes frais...
pierre m de ruelle
2 - Essayez de traverser un piquet de grève pour voir si vous êtes à l'aise.. peut-être les professeurs devraient-ils faire des démarches pour ne plus être payé entre temps?
3 - Rien n'est parfait évidemment, mais c'est une généralisation qui n'est absolument pas à votre honneur..
4 - Car il sera trop tard pour soulever le débat adéquatement. L'enjeux est trop important..
C'est avec des bons salaires qu'on pait des bons impôt, pas avec 40 000$ par année...
Si vous êtes si dévoué à partager votre haine envers cette jeunesse, allez droit au but! Pas le droit de vote tant que vous êtes aux études, ou même tant que vous ne payez pas d'impot! Dite-le haut et fort. Sinon, laisser les défendre leurs idées et leur intérêt démocratiquement en faisant fie de votre cynisme et de vos commentaire prémachés de style JdeM..
2. Je suis d'accord avec vous, mais la est le courage d'affronter le troupeau... J'ai trouve que l'etudiant en anthroplogie a Quebec nous a donne une belle lecon de courage, pour affronter une haie de ``deshonneur`` et non hurler avec les coyotes ( rime avec boycote)
3. Si je generalise alors pourquoi y a t il tant de brasses camarades a l'entree des cours?
4. Vous etes d'accord pour que tout se decide dans la rue? C'est quoi le rapport avec les bons salaires et pas avec 40,000.00 dollars par annee?
A moins que vous faisiez allusion au salaire des diplomes de sciences molles ie: sociologie et autres bouillies pour les chats... meme de ruelle comme moi?
Qui vous fait dire une haine de la jeunesse de ma part? Je n'ai aucune haine mais plutot de la peine etant meme assez jeune, pour savoir que le temps ne se ratttape pas si facilement, que chaque minute compte, et qu'au moment ou j'ecrirai ces lignes cela sera deja du passe...
Quand a mon suppose cynisme, je crois que vous vous regardez dans un miroir et que c'est peut votre pensee que vous n'osez avouer.
Allez votez et nous reglerons ce probleme qui la je suis d'accord avec vous depasse le cout des frais de scolarite.
Bonne soiree
pierre m de ruelle
Prendre une année sabbatique (partez en voyage ou allez travailler).
Si plus du tiers des CEGEPs et des Universités se vident,
le gouvernement aura un sérieux problème à devoir payer
des profs et des gestionnaires à ne rien faire ou presque.
pis aller en vacance une bonne dizaine d,années on va economiser durant ce temp la