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Un virus ce monsieur TPS!

25/10/2012 10:50 EDT | Actualisé 25/12/2012 05:12 EST
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Depuis quelques jours, j'ai des hauts le cœur persistants. Ces hauts le cœur ne sont pas dûs à un virus quelconque, non pas du tout. En fait, oui. À bien y penser, il s'agit d'un virus qui se nomme TPS! Encore là, j'hésite à employer le titre Monsieur pour parler de cet ignoble individu qui nous explique le plus simplement du monde la façon dont lui et sa gang nous ont volés pendant des années. Je ne décolère pas. Je suis un peu masochiste, je continue tout de même à écouter ses révélations et plus les jours passent et plus je crois que ce que nous entendons n'est que la pointe de l'iceberg et que cet individu ne nous a pas encore tout dit, s'il accepte de vraiment tout dire.

Ce qui alimente le plus mon indignation, c'est de savoir que ces témoins qui défileront d'ici 18 mois devant la commission pourront retourner à leurs occupations, profiter encore du fruit de leurs vols, savourer leur retraite, se refaire une vie, passer à autre chose sans aucune conséquence grave, puisque dans bien des cas les policiers n'arriveront pas à amasser la preuve nécessaire à une conviction judiciaire. Au criminel, personne n'ira se mettre à table volontairement; de là à fournir une preuve incriminante... Mais on ne peut pas laisser faire cela! Ces crapules ont abusé de nous et ont violé nos règles; ils doivent maintenant être poursuivis et répondre de leurs gestes. Tous leurs complices, ceux qui savaient, mais qui ne parlaient pas, sont également imputables de ces gestes.

Ce qu'on apprend est si spectaculairement absurde qu'il leur faudrait à tous une sentence tout aussi méprisante : on pourrait les obliger à troquer leur complet gris contre des habits de travail et les obliger à coups de pique et de pelle de réparer les égouts et les routes si chèrement entretenues au fil des ans. Un travail bénévole dans un CHSLD, chez Moisson Montréal, à l'accueil Bono ou dans une urgence d'hôpital leur permettrait de réaliser que notre société est malade à cause de virus comme eux qui nous ont affaiblis en profitant grassement du système.

La commission ne fait que commencer; nous n'avons pas fini d'avoir des hauts le cœur. Mais consolons-nous en nous disant qu'elle permettra peut-être d'éradiquer ce virus qui a contaminé la structure de notre société démocratique.

Soyons durs dans notre jugement, n'ayons pas de sympathie pour des voleurs professionnels et méprisants et faisons en sorte que personne n'ait envie de recommencer!

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