Avec sa nouvelle pub, le premier ministre Jean Charest veut planter le décor pour la prochaine campagne électorale.
Cette publicité mise sur le thème de la responsabilité. « J'ai fait le choix de la responsabilité. Je sais que c'est le bon », ponctue le chef du Parti libéral qui a enregistré ce message aux Québécois avant de s'envoler pour Rio.
Elle oscille entre le message à la nation et la publicité électorale, étant donné qu'il n'y a pas, encore, d'appel au peuple.
Le premier ministre porte à l'écran les traces des la fatigue des derniers mois, le cheveu plus gris, disparu le petit air taquin qu'il affiche parfois, très solennel dans son rôle.
La «responsabilité» ça sonne mieux que «la loi et l'ordre» mais on comprend qu'on a décidé de faire un bout de chemin sur la crise étudiante. Le sondage du Devoir en fin de semaine démontrait d'ailleurs une légère baisse du nombre de mécontents (taux collé à plus de 70%) et le fait que l'image du premier ministre prend du mieux (plus 8%).
Les libéraux ciblent le Parti québécois de Pauline Marois qui a été, selon eux, irresponsable en embrassant la cause des étudiants, les débordements de la rue et le serait tout autant au pouvoir en tenant un référendum.
L'argument de la responsabilité peut facilement se retourner. Qui est responsable de l'enlisement de la crise des frais de scolarité? Les sondages nous démontrent que les électeurs, y compris des libéraux, blâment le gouvernement pour sa lenteur à réagir.
Qui a produit une loi aussi mal foutue que la loi 78, même si elle a calmé le jeu sur les campus?
Après 9 ans de pouvoir, qui porte la responsabilité du climat politique? Le même sondage nous dit que 55% des Québécois réclament des élections le plus tôt possible. C'est une donnée sidérante qui en dit long sur la désespérance qui gagné bien des électeurs.
Habituellement, la menace d'une élection est aussi populaire qu'un déluge en juillet.
Qui a appuyé sur les freins pendant deux ans avant de tenir une enquête sur la construction?
Actuellement, le Parti libéral est incapable de dégager des priorités et a renoncé à faire adopter des lois jugées prioritaires: celle de la Société du Plan Nord, la loi sur les mines, une loi sur le budget.¸
Outre la défense des institutions, on ne voit pas très bien sur quoi peut tabler le gouvernement.
Il se trouvera bien quelqu'un pour dire :«Justement, qui est responsable?».
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Il a démonisé Mario Dumont en le traitant de girouette,maintenant il VA TROUVER QUELQUE CHOSE POUR DÉMONISER PAULINE MAROIS À LA PROCHAINE LECTION.
C'est tout ce qu'il sait fair.En politique plus tu es sale plus tu es un bon politicien.C'est pas des farces.
Vous avez la mémoire bien longue pour ce qui est de Mme Marois mais peut-être un bien courte pour ce qui est du parti libéral qui, me semble-t-il est en poste et gouverne le Québec depuis 2005. Alors peut-on supposer que les libéraux ont tout simplement saboté les réformes scolaires qui avaient été mises en place par Mme Marois pour le bien des élèves, réforme qui s'est vite retrouvée instrumentalisée par les Fournier et Courchesne qui n'ont absolument rien compris à cette réforme et qui par leur ignorance (ou leur mauvaise foi) des enjeux de celle-ci ont provoqué une dérive sans précédent dont nous connaissons maintenant les résultats.
Vous accusez Mme Marois, la madame, celle qui porte le carré rouge d'être responsable de tous les maux du Québec; c'est elle qui est violente? c'est elle qui provoque? c'est elle qui a déclenché la crise sociale que nous vivons? Elle devrait disparaître, ne plus se montrer, elle est odieuse, elle est manipulatrisse, opportunisse, péquisse, communissse, syndicalisse. Mais comment ose-t-elle se présenter pour être première ministre?
Mais, se pourrait-il qu'elle fasse mieux que M. Charest?
Se pourrait-il qu'elle soit plus éthique que lui?
Se pourrait-il que les moeurs politiques changent si nous élisons une femme à la tête du gouvernement?
Anonyme