Donald Charette

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Le PQ, mauvais départ

Publication: 10/08/2012 07:51

Le Parti québécois et Pauline Marois n'ont pas marqué beaucoup de points depuis le début de la campagne électorale. Le PQ n'a pas réussi à dicter l'agenda, bien qu'il forme l'opposition officielle et affronte un parti qui traîne 9 ans de pouvoir. Il s'est fait chiper en bonne partie le thème de l'intégrité et de la lutte à la corruption par l'entrée en scène tonitruante de Jacques Duchesneau à la CAQ.

Les arguments développés par les péquistes tombent un peu à plat tout simplement parce que ça fait 2 ans qu'on les entend. La campagne électorale est en quelque sorte un prolongement de la période des questions et les électeurs voient peu de différence et le ton est presque le même. Le sujet paraît éventé bien que brûlant d'actualité.

Sans Duchesneau, le discours péquiste aurait eu plus d'emprise. Les stratèges péquistes ont utilisé certaines munitions avant le début des hostilités. On a annoncé par exemple il y a des semaines qu'un gouvernement de Mme Marois abolirait la taxe santé et présenterait une politique pour garder les gens âgés à domicile. La hausse des redevances minières était, aussi, débattue et connue.

Le PQ a fait le plein de souverainistes pressés, mais a bien peu recruté dans le monde des affaires et de l'entrepreneuriat. Le poids de la dette du Québec est disparu des préoccupations. Avant le lancement de la campagne, Mme a Marois accusé les libéraux d'avoir gonflé la dette de 63 milliards$ depuis 2003, mais n'a pas repris cet angle d'attaque.

La caravane péquiste s'est lancée sur les routes du Québec avant le déclenchement officiel des élections, mais a perdu le momentum en parcourant les Iles-de-la-Madeleine et la Gaspésie. Sur certains sujets la chef péquiste est ambiguë. De passage dans son comté de Charlevoix elle a évoqué la nécessité d'encadrer la démocratie étudiante, avant de faire marche arrière en après-midi.

Mme Marois, qui se bute à la résistance d'une partie de l'électorat, aurait avantage à exploiter son équipe de candidats et de solides députés. Quand la chef du PQ fait appel au vote fédéraliste, c'est qu'on veut rassembler, ou parce que les chiffres ne sont pas au rendez-vous.

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