Donald Charette

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PLQ, le trio de départ

Publication: 14/09/2012 09:31

Couillard, Moreau, Bachand. Beaucoup de noms circulent en préparation de la course au leadership du Parti libéral du Québec, mais voilà les trois candidats les plus sérieux...pour le moment.

Benoit Pelletier est un universitaire de haut vol qui a le défaut d'être un constitutionnaliste dans un parti qui ne veut pas entendre parler de constitution. Ministre des Affaires intergouvernementales, il a préféré quitter la politique en 2008 pour retrouver le confort douillet de l'Université d'Ottawa. Line Beauchamp? Jusqu'à sa démission surprise en mai, elle faisait partie de ceux qui pouvaient aspirer à remplacer le chef. La ministre de l'Éducation a quitté le bateau alors qu'il prenait l'eau de toutes parts, en pleine crise étudiante. On chuchotait qu'elle ramollissait face aux demandes des carrés rouges. Les libéraux ont la mémoire longue.

Sam Hamad, heureusement, n'a fait que passer lors de cette période de réchauffement, peut-être pour s'assurer que le prochain leader ne l'oublie pas.

Philippe Couillard serait tenté par un retour en politique. L'ancien ministre de la Santé a un fort tirant d'eau et projette une image rassurante. Il traîne aussi des bagages encombrants. Il a démissionné de son poste en juin 2008, mais on devait apprendre par la suite qu'il cherchait ouvertement un emploi depuis six mois. Pire, le brillant neurochirurgien avait des discussions avec des entreprises qui oeuvrent dans la santé alors qu'il en était le ministre. Il a quitté la vie publique jugeant que Jean Charest était indélogeable. Si le Dr Couillard a de solides appuis dans le caucus, il a aussi ses détracteurs qui le trouvent hautain. On sait peu de chose des idées de l'ex-ministre dans les secteurs autres que la santé. En ce sens il est unidimensionnel. Pour un parti axé sur l'économie, ça peut être un handicap.

Pierre Moreau s'est révélé comme un redoutable politicien. Cet avocat qui a lutté contre les fusions municipales a gravi les échelons du parti, en étant notamment chef de cabinet de Jacques Dupuis, avant de se faire élire dans Chateauguay. C'est lui que Jean Charest a appelé à la rescousse aux Transports quand Sam Hamad a commencé, lui aussi, à s'effondrer comme les infrastructures. Sur toutes les tribunes, il a défendu le gouvernement et a joué au bon soldat. Il excelle dans les débats en Chambre.

Raymond Bachand peut miser sur une carte majeure: il a le profil économique recherché. Metro-Richelieu, Culinar, Fonds de Solidarité, Secor, ministre au Développement économique, ministre des Finances, son budget-matraque de 2010 a fait époque. On a découvert au cours des derniers mois un «faucon» tenant de la ligne dure avec les associations étudiantes. Jouent contre lui, un certain manque de charisme et le fait qu'il est un souverainiste converti au PLQ.

N'écartons pas la possibilité de candidatures extérieures du type John Parisella, bien que ce dernier ne semble pas très enthousiaste à l'idée de sauter dans la mêlée partisane.

C'est un bon trio de départ, mais les jeux ne sont pas faits. Il y aura beaucoup de pressions, plus ou moins indues, dans les prochaines semaines. Avec une forte députation et des élections qui pourraient venir plus vite que prévu il ne faudrait pas fermer la liste trop tôt.

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