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Les partielles et le PQ

21/10/2014 09:02 EDT | Actualisé 21/12/2014 05:12 EST

Après un score humiliant dans Lévis, le Parti québécois ne peut se payer le luxe d'une défaite dans le comté de Richelieu.

On commencerait à se demander si ce parti a bien vécu.

Le PQ n'avait aucune chance dans l'ancien comté de Christian Dubé (CAQ) mais faire 8% dans un comté francophone représentatif de la classe moyenne, c'est gênant pour l'opposition officielle à l'Assemblée nationale.

Dans ce comté, le PQ est sur une pente savonneuse: 34% en 2003, 25% en 2007, 20% en 2012, 16% le 7 avril dernier. Les péquistes ont présenté un jeune poteau contre l'ex-vedette de la télé François Paradis.

C'est ce qu'on appelle agiter le drapeau blanc.

Une élection partielle a une dynamique particulière, le taux de votation notamment, et on ne peut en faire une projection sur l'ensemble du Québec.

N'empêche que 8%, chauffé par Québec solidaire!

Les électeurs de Lévis n'ont pas voulu punir la CAQ pour la démission rapide de Christian Dubé. François Legault pourra se présenter la tête haute au congrès de son parti début novembre, congrès ou il sera soumis à un vote de confiance.

Les libéraux ont aussi des raisons de se réjouir. Le résultat combiné PLQ-CAQ donne 78% ce qui ressemble à un endossement de la politique d'austérité.

Le prochain rendez-vous électoral est dans le comté de Richelieu laissé vacant par Élaine Zakaib, partie rescaper la chaîne Jacob de la faillite (???).

L'ex-députée y a récolté une majorité de 3659 voix en avril et 39,02% du vote. Fait intéressant, la CAQ et le PLQ ont bataillé ferme pour la deuxième place avec 26 et 25% du vote.

Les gens de Richelieu ont voté péquiste de 1973 à 1985, et pendant 7 élections depuis 1994. C'est un comté fortement identifié à Sylvain Simard.

Si le PQ devait échapper Richelieu, il accréditerait la prétention de la CAQ qui se voit comme la véritable opposition officielle.

Le premier ministre Couillard a 6 mois pour appeler une élection complémentaire. Sera-t-il tenté d'y aller rapidement ou de coller le scrutin sur la campagne au leadership au PQ?

Les ténors péquistes ont rapidement attribué leur résultat décevant à l'absence de leur chef. Ce n'est pas entièrement vrai étant donné l'ombre immense que représente Pierre Karl Péladeau dans la campagne au leadership. Ses commentaires sur Facebook ont autant d'impact qu'une conférence de presse du premier ministre.

Ce novice en politique apprendra rapidement qu'on ne peut aspirer aux plus hautes fonctions sans se soumettre à certaines règles, du type faire face à la presse parlementaire.

Refuser de parler aux journalistes, ce n'est pas édifiant pour le patron d'un groupe de presse.

À 8% dans Lévis, on comprend les péquistes de s'accrocher aux basques de PKP.

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