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Les libéraux poussés dans les câbles

21/02/2016 03:35 EST | Actualisé 21/02/2017 05:12 EST

Le gouvernement Couillard demeure vulnérable quand il est question d'économie. Dossier Anticosti, la vente de Rona, l'entente avec Air Canada/Bombardier, il a été constamment dans les câbles depuis 2 semaines.

C'est le début de session parlementaire le plus désastreux des libéraux depuis 2 ans. Si on ajoute la gestion politique du dossier des fugueuses qui profitent des portes tournantes dans un centre jeunesse, le constat est encore plus accablant.

Le récent remaniement ministériel visait à relancer le gouvernement Couillard. Pour le moment, c'est une opération ratée.

Le Québec se devait d'investir dans Bombardier, mais les partis d'opposition ont soulevé des doutes bien légitimes sur le type d'intervention qui a été privilégié. Les contribuables sont décontenancés quand il réalise qu'une entreprise qui profite de la manne publique (1,3 milliard de dollars) débauche, en parallèle, des milliers d'employés au Québec.

Si le carnet de commandes de la CSeries ne se garnit pas rapidement, la pression va augmenter.

Le premier ministre Philippe Couillard a joué la carte de la fierté pour défendre l'investissement dans Bombardier. L'argument sonnait un peu faux après avoir endossé avec trop d'enthousiasme la vente de Rona et torpillé Pétrolia.

Pour convaincre Air Canada d'acheter des avions à Montréal, on a largué les employés d'Aveos et une cause gagnée de haute lutte en Cour d'appel.

La nouvelle ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a été rapidement propulsée sous les projecteurs pour défendre ce «deal».

Au cours d'une entrevue assez musclée avec Paul Arcand, elle a fait valoir que le Québec conserve son jugement en poche et pourrait l'exercer si Air Canada ne respectait pas certaines conditions.

Est-ce à dire que cette entente n'est pas définitive et pourrait être améliorée?

Au gouvernement, on insiste sur le fait que le jugement de la cour n'avait pas pour effet de recréer les emplois perdus lors de la privatisation, en 1988, d'Air Canada et qu'il aurait fallu lancer de nouvelles procédures judiciaires.

Peut-être, mais un rapport de force a été sacrifié entre-temps et le troc mal expliqué.

Ce début de session est tout à l'avantage du Parti québécois (on ne parle plus de ses divisions) et de la Coalition Avenir Québec. François Legault, cofondateur d'Air Transat, était sur son terrain de prédilection.

Les libéraux misent sur la présentation du budget, en mars, et une série d'annonces économiques en région, pour reprendre un contrôle qu'ils ont échappé.

JUTRA et LISE PAYETTE

Le Devoir n'aurait jamais dû publier la chronique douteuse de Lise Payette qui, en voulant sauver la réputation de Claude Jutra, faisait une adéquation entre homosexualité et pédophilie.

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