Donald Charette

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Les bombes de Lino Zambito

Publication: 15/10/2012 20:48

Lino Zambito est un peu comme une arme de destruction massive dans notre univers politique.

L'ancien entrepreneur en construction et témoin-vedette de la Commission Charbonneau a, à nouveau, fait des révélations dévastatrices à la reprise des travaux de la commission d'enquête, commission qui avait fait relâche pendant une semaine.

L'ancien propriétaire de l'entreprise Infrabec n'a pas encore subi le test du contre-interrogatoire. Mais, depuis six jours, il déshabille sur la place publique un système de corruption et de collusion tentaculaire.

Pour le moment, on doit présupposer que ses affirmations sont corroborées par d'autres témoins, des enquêtes de la commission, l'UPAC ou le rapport Duchesneau, sinon on ne lui accorderait pas autant de visibilité.

Des noms sont tombés lundi : Pierre Bibeau, organisteur du Parti libéral du Québec depuis toujours, vice-président de Loto-Québec et ex-mari de la ministre Line Beauchamp, Gilles Vaillancourt, maire tout puissant de Laval qui aurait touché une cote de 2,5%. Sans compter, au passage, que le témoin glisse le nom de David Whissel, l'ex-ministre et son entreprise d'asphaltage ABC Rive-Nord. Des ingénieurs, aussi, auraient servi de courroies de transmission pour des enveloppes brunes.

Après Montréal et les villes de la Couronne nord atteints de ce mal à divers degrés, on a abordé la question des contrats, très juteux, du Ministère des Transports du Québec (MTQ). Ce que décrit Lino Zambito c'est un système installé en parallèle au MTQ pour garnir les caisses électorales des partis politiques.

Des «commandes politiques» sont passées aux firmes de génie-conseil qui supervisent les travaux pour renflouer les coffres. Ces firmes d'ingénieurs se tournent vers les entrepreneurs en construction pour amasser de l'argent, soutient le témoin.

Les entrepreneurs contribuent et ont l'occasion de se reprendre, dit-il, en ayant recours à de faux-extras. Extras qui sont autorisés par les bureaux de génie-conseil qui surveillent les travaux. Des informations privilégiées sont coulées, parfois, pour avantager un entrepreneur lors d'un appel d'offres. Au besoin, on utilise une fausse facturation pour se refaire.

Selon Zambito, il existe une «chaîne», une «affiliation» entre l'ingénieur en charge d'un projet du MTQ, l'entrepreneur et les «extras» ou imprévus. Les «extras» seraient donc l'indicateur de la magouille dans l'attribution d'un contrat.

L'an dernier, en Chambre, le Parti québécois a multiplié les questions sur l'existence de ces «extras».
Si on résume: des milliards de nos impôts sont dépensés par le MTQ en infrastructures sans que le ministère n'exerce un véritable contrôle sur une bonne partie de ses opérations. Pire, ce système répondrait à des commandes politiques.

On aurait donc sous-contracté la corruption.

Décidément, il n'y a pas grand monde qui sortira indemne des travaux de la Commission. C'est, on le constate, un passage obligé.

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  • Avril 2009

    Les premiers appels en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction sont lancés à l'Assemblée nationale.

  • Septembre 2009

    L'hôtel de ville de Montréal annule le plus gros contrat de son histoire, une entente de 355 millions $ pour l'acquisition de compteurs d'eau, après la découverte d'irrégularités. Des rumeurs circulent selon lesquelles d'influents politiciens auraient séjourné sur le yacht de l'un des entrepreneurs ayant remporté une partie du contrat.

  • Octobre 2009

    La controverse prend du poids après que l'émission <em>Enquête</em> révèle l'ampleur de la corruption dans l'industrie de la construction, notamment dans les processus d'appel d'offres. Un groupe d'entrepreneurs de la région de Montréal, surnommé le «Fabulous Fourteen», agirait comme un cartel en se divisant les contrats, bloquant ainsi la voie aux compétiteurs, selon les journalistes de Radio-Canada. Un ancien sous-ministre des Transports soutient pour sa part que la mafia contrôle 80 pour cent des contrats de construction accordés dans la région et entretient des liens avec les entreprises du secteur. Les montants versés pour les projets de construction au Québec sont plus élevés qu'ailleurs au Canada, conclut <em>Enquête</em>.

  • Octobre 2009

    Quelques jours avant les élections municipales à Montréal, le magazine Maclean's publie son édition de novembre avec le titre «Corrompue, en ruine et criminalisée, Montréal est une honte» sur sa couverture.

  • Octobre 2009

    Québec annonce le déclenchement de l'Opération Marteau, une unité policière provinciale établie pour faire la lumière sur la corruption et la collusion dans le domaine de la construction.

  • Mars 2010

    L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges. Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire la lumière sur ces allégations.

  • Mai 2010

    Le député libéral et ministre de la Famille Tony Tomassi est forcé de démissionner après la diffusion d'informations selon lesquelles il utilisait une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA, firme qui a conclu des contrats avec le gouvernement. M. Tomassi fait maintenant face à trois accusations au criminel.

  • Août 2010

    La firme d'ingénierie Axor se voit imposer des amendes pour avoir illégalement donné 150 000 $ aux trois plus importantes formations politiques du Québec, dont 113 000 $ aux libéraux.

  • Octobre 2010

    «Mafia Inc.», un livre des journalistes d'enquête André Noël et André Cédilot, révèle que jusqu'à 600 entreprises versent un montant d'argent à la mafia sur une base régulière pour être «protégées».

  • Octobre 2010

    Le Maclean's fait encore des vagues, cette fois en qualifiant le Québec de «province la plus corrompue au Canada». La couverture du magazine montre l'emblématique Bonhomme Carnaval tenant un porte-document débordant d'argent.

  • Novembre 2010

    La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) s'affiche en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction, laissant les libéraux de Jean Charest virtuellement seuls à s'y opposer.

  • Novembre 2010

    Les libéraux survivent à une motion de non-confiance à l'Assemblée nationale grâce à leur majorité. Le premier ministre reporte un voyage en France avec deux ministres pour s'assurer que son gouvernement ne tombe pas.

  • Janvier 2011

    La commission Bastarache conclut à l'absence de népotisme dans la nomination des juges au Québec.

  • Février 2011

    Sept personnes, dont une ex-mairesse de Boisbriand, des cadres d'entreprises de construction, un ingénieur et deux consultants, sont arrêtées dans le cadre de l'Opération Marteau. Ils sont accusés de fraude, d'extorsion, d'avoir proféré des menaces et d'abus de confiance.

  • Février 2011

    Québec annonce la création de l'Unité permanente anti-corruption, bâtie sur le modèle des services d'enquête de la ville de New York.

  • Septembre 2011

    La fuite du rapport explosif de Jacques Duchesneau, patron de l'Unité anticollusion, met le feu aux poudres. L'ancien chef de police conclut que le ministère des Transports est impuissant face à la collusion et que le crime organisé et les entreprises de construction sont responsables des coûts très élevés payés par l'État pour ses projets de construction. Une partie du magot serait ensuite transférée vers les caisses électorales des partis politiques, affirme le rapport Duchesneau.

  • Septembre 2011

    Après la comparution de Jacques Duchesneau devant une commission parlementaire, le gouvernement montre des signes d'ouverture à l'idée de déclencher une commission d'enquête en partie publique, en partie à huis clos.

  • Octobre 2011

    Jean Charest annonce la création d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction présidée par la juge France Charbonneau. Mais le fait que la commission ne relève pas de la loi sur les commission d'enquête et n'accorde pas l'immunité aux témoins suscite un tollé.

  • Octobre 2011

    Le gouvernement Charest complète son recul en annonçant que la commission Charbonneau aura tous les pouvoirs requis et relèvera de la loi sur les commissions d'enquête.

  • Février 2012

    Dans un message vidéo pré-enregistré, la juge France Charbonneau lance un appel aux Québécois afin qu'ils fournissent de l'information à sa commission.

  • 1er octobre 2012

    L'entrepreneur Lino Zambito affirme qu'une cote de 2,5% des contrats publics devait être remise à la mafia, et une autre de 3% au parti Union Montréal, de Gérald Tremblay.




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  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)

 

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Lino Zambito est un peu comme une arme de destruction massive dans notre univers politique. L'ancien entrepreneur en construction et témoin-vedette de la Commission Charbonneau a, à nouveau, fait d...
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
gerarlam
17:42 sur 16/10/2012
Est-ce que ça ne vous choque pas un peu, que le montant de 75,000$ par année que Jean Charest recevait comme supplément à son salaire de PM , du parti libéral , ne venait pas des supporters, mais venait en partie des faux extras payés sur la chantiers du MTQ, argent provenant des poches des contribuables.
Les contribuables devraient récupérer cet argent après l'enquête Charbonneau.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Slash22
Quot homines, tot sententiae.
20:36 sur 16/10/2012
Nous pourrions ainsi récupérer 675 000 $ + les intérêts (9 ans x 75 000 $). Ce n`est pas la mer à boire mais ce serait déjà un bon avertissement à la classe politique...
16:51 sur 16/10/2012
Je reprends la bonne question de Francmon: La question à se poser: si tout le monde (Entrepreneurs, ingénieurs, fonctionnaires...) est éclaboussé et éventuellement puni et écarté du processus d'attribution des contrats, qui fera les travaux et la surveillance des projets dans le futur?!?

Au premier abord ce ne sont pas les gars de la construction qu'on voit sur les chantiers. C'est pas eux le problèeme ce sont d'honnêtes travailleurs. Le problème se situe au niveau des directions d'entreprises (les noms sont déjà connus) C'est là qu'est le vrai problème. Que Accurso donne ou vend ses compagnies à sa fille ça ne me dérange pas tout le monde font ce qui leur semble bon de faire, par contre faut aussi que cette fille ou les autres personnes dans les autres compagnies aient un sens de l'éthique conventionnel c'est-à-dire pas continuer les magouilles et être aussi transparent que possible.

De toute façon avec ce qui a été dit à la Commission et avec les lois a venir comme exemple sur le financement des partis politiques, je ne crois pas que ces magouilleux vont continuer longtemps.

J'ignore comment que le gouvernement en place ou même un autre gouvernement va faire ou peux faire pour arrêter cette hémorragie mais faut mettre sa confiance quelque part.
09:02 sur 17/10/2012
Qui fera...?

+++

Appelez la Chine à l'aide comme fit l'Islande avec tant de profit, récemment. Les autorités chinoises nous fourniront TOUT. Ces citoyens chinois viendront, s'établiront temporairement et parfaitement autonomes si nécessaire (avec cuisiniers, nourriture, coiffeurs, médecins, etc.). Ils exécuteront impeccablement le travail demandé, laisseront derrière un chantier enviable même de propreté... et repartiront en abandonnant derrière quelque objet chinois, à la fois un souvenir de leur présence et un sourire.

Demandez aux Allemands... eux aussi en ont fait l'expérience.
11:41 sur 17/10/2012
Ha! Là par exemple vous venez de m'en apprendre une bonne que je ne savais pas. Si vous savez ce qu'ont fait les Chinois en Allemagne j'aimerais bien le lire. Merci.
16:37 sur 16/10/2012
Toute la population québécoise a su à un moment donné que les ministres libéraux avaient l’obligation d’amasser 100’000$/ an en dons pour la caisse libérale.
Je pose ici la même question restée sans réponse :
A partir de quand et pourquoi Jean Charest a t’il cessé de faire appliquer cette pratiquue ?
Comme je l’ai déjà dit, c’est lors d’un point de presse pendant la dernière campagne électorale en réponse à un journaliste que Jean Charest a dit que cette pratique n’existait plus, sans que personne depuis ce temps n’ait soulevé la moindre intérrogation sur ce sujet qui est à l’avant-scène de la Commission Charbonneau présentement.
Les libéraux devaient sentir la soupe chaude à odeur de scandale mais voila, cette page de notre histoire semble avoir été reléguée aux oubliettes dans un consensus général.
A moins que quelqu’un ici pourrait éclairer nos lanternes.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Axel Johan Dumoulin
15:58 sur 16/10/2012
Le plus grave c'est que beaucoup de personnes seront éclaboussées, mais qu'à peu près personne n'aura à répondre de ses actes... on ne reverra jamais l'agent publique détourné dans les poches de notre élite.
Nos lois sont trop laxistes, des notions d'imputabilité, de saisie d'actifs et de comptes bancaires, des peines de prison devraient être prévues pour les gens qui volent et profitent du système.
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Slash22
Quot homines, tot sententiae.
15:58 sur 16/10/2012
De mémoire, la CECO (Commission d`Enquête sur le Crime Organisé) s`est déroulée de 1972 à 1975 inclus et pendant ces années, un bon ménage s`est effectué au sein du crime organisé. Le domaine du jeu, de la viande avariée, l`enlèvement du ministre Laporte, la mafia italienne et le clan Dubois sont tous des sujets qui ont été éclairés par ces enquêtes et ont aidé à remodeler et assainir la ville de Montréal, à l`époque. Jusqu`ici, la Commision Charbonneau (CEIC) a effectué ses travaux avec rigueur et ses principaux intervenants sont sans reproche. C`est mon humble opinion, mais d`expérience historique, la pression publique sera telle qu`il sera impossible pour ceux qui seront trop fortement éclaboussés de ne pas céder leur place à plus propres qu`eux... Et elle ne fait que commencer, cette CEIC. Le mandat pourrait même se voir élargi, qui sait ?
15:23 sur 16/10/2012
Vous affirmez avec justesse que le témoignage de Zambito révèle un système de collusion et corruption, mais vous semblez en faire porter le blâme à tout ""l'univers politique"".
On a déjà dit de Pierre Bibeau, ex-organisateur en chef du Parti LIbéral que c'était le grand argentier du parti libéral. Mais Zambito a aussi dénoncé et visé spécifiquement les ministres Whissell, Normandeau, mais aussi l'ex conjointe de M Bibeau, la ministre Beauchamp (quant on y ajoute Tomassi, ça commence à faire pas mal) et çà en dit long sur les pratiques des libéraux, tant au municipal qu'au provincial (faut savoir que le maire Tremblay de Montréal, Vaillancourt de Laval et Marcotte de Mascouche ont tous été candidats libéraux).

Mais depuis quelques années quelques journalistes avaient soulevés des pans du voile de ces pratiques frauduleuses. Le témoignage de Zambito ne fait que rassembler les pièces du système de corruption qui s'est développé sous la gouverne du Parti libéral de Jean Charest...
Tellement que je me questionne sur le fait qu'en 9 ans le déficit du Québec s'est gonflé de 60 milliards $ sous Charest et les libéraux (soit de 33 % de plus qu'avant qu'ils arrivent au pouvoir.)
Combien de ces milliards $ de dettes supplémentaires ont servi à nourrir le rézo corruption ? (SI des centaines de millions de $, voire des milliards de $ ont été siphonnés par les réseaux mafieux (tolérance libérale.... la GRC savait depuis 2004) et les tizamis libéraux...
14:43 sur 16/10/2012
Les ingénieurs, les travailleurs, la machinerie, cela demeure. Probablement les papas passeront les commandes aux fistons.
L’enquête a 2 raisons d’êtres, 1 cassé le plat de bonbon, 2 trouvé une façon de contrecarrer ça. Probablement un processus a refaire tout les 10 ans. 4 milliards par année, si vous calculez vite,
pendant 2 1/2 ans le gouvernement a résisté a une commission, résultat; 10 milliards de moins dans nos poches. Le stratagème est en place de 12 ans ; 48 milliards d’impôts mal dépensé. Ouf!
12:40 sur 16/10/2012
Les libéraux ont tellement tergiversé et trainé avant de déclencher bien malgré eux cette commission d'enquête qu'on se doutait bien de tout ce qui est révélé maintenant. 9 ans de pouvoir et 9 ans de magouilles aux fris des contribuables.
Et Jean Charest, avec un sans gêne digne de Machiavel, qui déclenche des élections en plein été, avant la fin de son mandat et avant la reprise de cette commission de cette commission d'enquête....
Et imaginez, il fait élire 50 députés qui doivent se sentir gênés et humiliés d'entendre tous ces témoignages.
Jean Charest savait tout ça. De grand bâtisseur, il devient le grand démolisseur.
Ce parti mérite de vivre l'enfer que vit actuellement le Parti Libéral du Canada.
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Francmon
Homo homini lupus
08:46 sur 16/10/2012
''Décidément, il n'y a pas grand monde qui sortira indemne des travaux de la Commission.''

La question à se poser: si tout le monde (Entrepreneurs, ingénieurs, fonctionnaires...) est éclaboussé et éventuellement puni et écarté du processus d'attribution des contrats, qui fera les travaux et la surveillance des projets dans le futur?!? Je vois mal de petites firmes de construction et d'ingénierie avoir les outils et les moyens de prendre la relève et mener de gros contrats à terme...
08:35 sur 16/10/2012
Zambito « arme de destruction massive» ?? comme celles trouvées en IRAK??
22:51 sur 15/10/2012
La Question est qui supervisait le travail des firmes d'ingénieur au MTQ? Pourquoi la pertinence technique des extra n'étaient pas questionnés par un ingénieur du MTQ.Sont-ils aveugles?

Pourquoi les routes sont merdique apres 2 ou 3 ans? Alors qu'ailleurs c'est très bon longtemps?Pourquoi une telle différence de qualité?Où est le MTQ dans cela? Pouquoi les paye t-on?
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Franois Ricard
François Ricard
06:41 sur 16/10/2012
À cause de la ré-ingénierie de l'état, Charest avait grandement diminué le nombre d'ingénieurs au MTQ pour confier la surveillance des travaux à des entreprises privées.
Ce système a tellement évolué que la même firme qui faisait les travaux faisait aussi la surveillance.
En 2011 on s'est aperçu que l'on manquait d'environ mille ingénieurs.
17:01 sur 16/10/2012
justement il n y en a pas eu de re ingenerie c est une des choses sur quoi charest a reculer face aux syndicats
22:55 sur 16/10/2012
Il y a toujours un surveillant de chantier pour le MTQ. Mais il ne fait pas SA job. Parce qu'on lui demande de pas la faire.Mais M. Zambito n'a pas de révélations. Il va falloir attendre un délateur des firmes conseils
08:42 sur 16/10/2012
Parce que les entrepises qui se font octroyer les contrats n'ont qu'un bureau avec téléphone , ils ne font que les intermédiaires .ils donnent les travaux a faire a des sous traitants d'une incompétence crasse ,je me souviens lors de l'ouverture du métro de Mtl avoir entendu une conversation d'un de ces zigotos qui disait avoir fait fortune avec ces travaux avec seulement un petit bureau et un service téléphonique ,tout les travaux ont été fait par des sous contractants a qui il refilait les travaux au rabais .