Donald Charette

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Le tango de Jean Charest

Publication: 07/05/2012 07:22

Le premier ministre s'est défendu dimanche de s'être traîné les pieds dans le dénouement du conflit étudiant car, dit-il, il faut être deux pour danser le tango.

Soit, mais faut-il attendre que les libéraux se réunissent pour trouver une sortie de crise? En octobre dernier c'est devant ses militants, réunis à Québec, que le premier ministre avait concédé des vrais pouvoirs à la commission Charbonneau sur la corruption dans la construction, ce qui avait provoqué un soupir de soulagement collectif.

Après plus de 80 jours d'une crise sociale, l'entente de principe conclue avec les associations étudiantes est venue d'une suggestion des centrales syndicales et, indirectement, de Gilles Duceppe!
Les frais afférents! il fallait y penser. C'est l'implication des grandes centrales syndicales qui a changé la donne. Bien encadrés par leurs «grands frères» syndicaux, les leaders étudiants n'ont pas eu d'autre choix que de retourner sur la piste de danse.

Reconnaissons toutefois que c'est le gouvernement qui, à la surprise générale, a invité les CSN-FTQ-CSQ aux négociations de la dernière heure. C'est la marque d'un bon syndicaliste de faire rentrer son monde et les «pros» de la négociation ont bien compris que le désordre ne pouvait plus durer.
Le premier ministre a (tentativement) fermé en fin de semaine le dossier étudiants et (résolument) celui des élections hâtives.

On a soigneusement évité dimanche à Victoriaville tout triomphalisme. Le gouvernement est demeuré ferme sur la hausse des frais de scolarité mais convenu de réduire la facture totale des étudiants...si on trouve du gras dans la gestion des universités d'ici décembre.

Tout ça pour 125$ par session

Le gain pour les groupements étudiants se situe nettement du côté de l'amélioration du régime des bourses et du remboursement proportionnel, un gain déjà obtenu. Ils pourront, aussi, s'ils disent oui, sauver leur session et leur diplôme.

Le contribuable quant à lui ramassera la facture de la reprise, du temps supplémentaire des profs, des locaux... des frais afférents en quelque sorte.

Par ailleurs, Jean Charest a mis court à un certain emballement médiatique sur la tenue d'élections printanières. Pas d'élections avant la Saint-Jean-Baptiste, après on verra, aurait pu dire un autre chef.
Attendez-vous à beaucoup de spéculations sur l'avenir politique du premier ministre. Après 9 ans de pouvoir, 14 ans à la tête du PLQ, et une impopularité profonde, on le comprendrait de passer à autre chose. Il a répété à la fin de son conseil général qu'il dirigerait ses troupes lors de la prochaine bataille.

Samedi, pendant que les péquistes se mobilisaient à Québec pour une élection, certains d'entre eux évoquaient le scénario suivant: Jean Charest accepte un poste prestigieux (remplacer Abdou Diouf à la Francophonie par exemple), lance une course au leadership à l'automne, pour des élections le printemps prochain.

C'est sans doute un forme de reconnaissance des talents de danseur de leur adversaire.


LES PHOTOS DES AFFRONTEMENTS

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  • Bienvenue à Victoriaville!

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • Martine Asselin, porte-parole de la Sûreté du Québec

    Selon la SQ, 4 policiers et 7 manifestants ont été blessés au cours des affrontements (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • Jean Charest livre son discours

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • Jean Charest livre son discours

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • La manif à Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Alain Rayes, maire de Victoriaville

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Victoriaville en état de siège

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Victoriaville en état de siège

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Victoriaville en état de siège

    Photo ROGERIO BARBOSA, AFP

  • Berçail du Conseil général du PLQ, avec son menu grill à partir de 11$

    Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

  • Le Wal-Mart de Victoriaville ferme

    (Photo: Yves Charlebois)

  • Le Wal-Mart de Victoriaville ferme

    (Photo: Yves Charlebois)

  • L'ancien de la SQ Guy Ouellet en discussion avec un policier

    (Photo: Yves Charlebois)


LES VIDÉOS DE LA MANIF

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  • Les affrontements sur fond de chant des partisans

  • Une voiture de la SQ au milieu de la manif (1)

  • Une voiture de la SQ au milieu de la manif (2)

  • Avant que cela ne dégénère (1)

  • Avant que cela ne dégénère (2)

  • Le rappel au calme du maire de Victoriaville

  • Un manifestant témoigne à froid

  • Le romancier Patrick Duchesne fait la promo de son livre en marge de la manif

Le premier ministre s'est défendu dimanche de s'être traîné les pieds dans le dénouement du conflit étudiant car, dit-il, il faut être deux pour danser le tango.

Soit, mais faut-il attendre que les libéraux se réunissent pour trouver une sortie de crise? En octobre dernier c'est devant ses militants, réunis à Québec, que le premier ministre avait concédé des vrais pouvoirs à la commission Charbonneau sur la corruption dans la construction, ce qui avait provoqué un soupir de soulagement collectif.

Après plus de 80 jours d'une crise sociale, l'entente de principe conclue avec les associations étudiantes est venue d'une suggestion des centrales syndicales et, indirectement, de Gilles Duceppe!
Les frais afférents! il fallait y penser. C'est l'implication des grandes centrales syndicales qui a changé la donne. Bien encadrés par leurs «grands frères» syndicaux, les leaders étudiants n'ont pas eu d'autre choix que de retourner sur la piste de danse.

Reconnaissons toutefois que c'est le gouvernement qui, à la surprise générale, a invité les CSN-FTQ-CSQ aux négociations de la dernière heure. C'est la marque d'un bon syndicaliste de faire rentrer son monde et les «pros» de la négociation ont bien compris que le désordre ne pouvait plus durer.
Le premier ministre a (tentativement) fermé en fin de semaine le dossier étudiants et (résolument) celui des élections hâtives.

 

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11:23 sur 14/05/2012
Pour Charest,l'anglicisation et la privatisation du Québec sont à porter encore plus loin.Il doit donc rester pour finir le travail.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
13:34 sur 08/05/2012
La soif du pouvoir probablement...ou la nécessité de rester en place pour protéger les "amis" comme Moubarack en Égypte, milliardaire qui aurait pu et dû quitter la politique il y a longtemps.

Au sommet de la pyramide c'est un peu comme être bien placé dans la souricière.
Charest, au delà des bons efforts de développement économiques, n'a pas livré la marchandise de première nécessité: baisser les taxes au Quotidien.
Pratiquement 10% de ce que l'on dépense tous les jours à vie c'est 2X trop pour une tel État Tumeur qui n'en a jamais assez et n'a pas appris encore à faire la diète.

Pourtant le PQ non seulement ne profite pas de la situation mais il recule....qui veut d'un syndicat déguisé pour nous Gouverner ?

Reste la Coalition qui a besoin de polir son approche et d'avancer rapidement dans la stabilité vers un renouveau du Québec.
10:31 sur 08/05/2012
Frais afférents et frais de scolarité: c'est du pareil au même. Ça vient de la même poche et ça va dans la même poche. Ce n'est qu'une tentative d'entourloupe pour sauver la face.
09:00 sur 08/05/2012
Bon encore nos deux portes paroles liberales de service, lagentefeminine et ethrop.
J'espère au moins qu'on vous remunere correctement pour dire de tels absurdité
06:59 sur 08/05/2012
Ce sont les péquisses qui essaient de le faire tomber. Pas de surprise ils agissent de même avec les leur. Ils vont faire tomber Pauline sous peu. Les spécialistes de la récupération médiatique ont prétendu que l'idée de mettre les ''économies'' des universités sur les frais afférents provenait du Déchu Duceppe, c'est pour le ramener à la tête du parti. C'est drôle maintenant que l'offre est en train de couler ils ne réclame plus le crédit.
Charest veut régler ça fait longtemps mais GBD le narcissique refuse de perdre sa job de kid kodack il a arraché le titre de Kadir. Le gouvernement a dit parfait on se tue a vous dire que les universités sont sous-financées vous prétendez qu'il y a des millions a couper. Allez-y on les déduira des frais afférents en entier. Si le conflit dure autant cest grace a RDI met GBD le borné au micro. Il change d'idée aussitot qu'on lui accorde ce qu'il demande. Les 2 faces péquisses ne méritent la confiance de personne leur attitude même entre-eux sont un bon indicateur de mépris.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
22:07 sur 07/05/2012
M. Charette, vous n'êtes quand même pas sans savoir que c'est l'intervention des grandes centrales syndicales qui a débuté toute cette affaire? Tout d'un coup, la CSN se donne bonne conscience et pose en héros pour avoir dénoué la crise alors que ce qu'il ont fait en réalité c'est de dire aux assos:" Le party est fini parce que c'est tout ce qu'on va gagner. Vous signez ou on vous lâche comme une patate chaude."

Pour le reste, votre analyse de l'avenir politique de Jean Charest est plus juste.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Godefroi
Honni soit qui mal y pense
21:28 sur 07/05/2012
Le tango ça se danse à deux. Ce n'est pas le cas de M. Charest.

C'est plutôt une danse narcissique déjà vue de claquettes irlandaises peut-être digne d'un gong show pour politiciens amateurs.

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Gong_Show
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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17:45 sur 07/05/2012
Et il dansera la danse de Saint Guy aux prochaines élections

Une insomnie, des céphalées, une agitation, des troubles digestifs, fièvre inconstante, mouvements maladroits (ne peut plus garder les objets dans sa main).

Puis, progressivement : constamment agité de mouvements involontaires, qui commencent aux mains puis s’étendent au tronc et à la face, Il se met à faire des grimaces, à tirer la langue, et à bouger sa mâchoire sur le côté, Il a un débit de paroles de plus en plus difficile,

Dans les formes graves, il avale difficilement sa salive et les aliments, la démarche devient difficile et parfois même impossible.

Et j'en passe.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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12:19 sur 07/05/2012
Les étudiants savent compter, a-t-on dit à multiples reprises. Personne pour contredire ça.
Pour avoir mis au moins 125 heures dans les manifs de toutes sortes, ils récolteront peut-être 125 $ de réduction de frais afférents et auront occasionné une dépense de 10 millions en désordres de toutes sortes. Ils n'ont pas besoin de diplômes pour travailler à 1$ de l'heure (sarcasme) .

J'ai hâte de voir le bordel qu'ils feront en "essayant" de contrôler les budgets des universités.

En plus les étudiants se préparent aussi à refuser les offres sur les bourses parce que les riches n'ont obtenus que des prêts EUX. Ah ben.

Il faut quand même admettre que la "désobéissance civile" ne leur coûte rien. Ce sont les autres qui paient. Alors ne nous gênons pas, donnons-leur la "désobéissance" et payons et ils seront ravis d'avoir gagné. Quand nous leur demanderons : "Vous avez gagnez quoi ?" Ils répondront .........
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
22:10 sur 07/05/2012
Non. Je crois sincèrement que ce sont les étudiants eux-même qui paieront le plus pour les désordres en temps perdu, jobs perdues, classes à reprendre, etc. Les contribuables vont ramasser le coût des débordement directs mais les étudiants se sont tiré dans le pied et c'est à eux que ça fait le plus mal.