Donald Charette

RECEVEZ LES NOUVELLES DE Donald Charette
 

L'examen de conscience du PLQ

Publication: 30/09/2012 16:03

Le Parti libéral du Québec est à la recherche d'un chef qui lui permettrait de reconquérir les Québécois.
L'ex-ministre des Finances, Raymond Bachand, est le premier à se jeter à l'eau et il avance que le PLQ doit redevenir un «parti d'idées» un «parti de débat».

Raymond Bachand constatait vendredi en lançant sa campagne une érosion du vote libéral et cet ancien souverainiste estime, notamment, qu'il faut ramener les nationalistes au parti.

Une course au leadership est un belle occasion effectivement pour redéfinir un parti politique. Plus la défaite est cruelle, plus la remise en question des orientations est profonde.

Dans le cas des libéraux, ce rebrassage risque d'être minimaliste car ils ont perdu par la peau des fesses! Après 9 ans au pouvoir, une impopularité endémique, des parfums de scandale, Jean Charest a fait élire 4 députés de moins que le Parti Québécois (50) et obtenu 32,735 voix de moins que le parti au pouvoir.
Les militants libéraux seront tentés de se dire qu'ils l'ont échappé cette fois-ci mais que la prochaine fois sera la bonne. Alors pas question de jeter le bébé avec l'eau du bain.

Le départ vacillant du gouvernement Marois ne fera que confirmer, aux yeux de bien des libéraux, qu'il suffit d'attendre le retour du balancier.

Une telle analyse néglige la menace que constitue la Coalition Avenir Québec de François Legault qui a ratissé assez large en misant sur un discours à saveur économique et nationaliste et récolté 27% de la faveur populaire.

Oh scandale, Raymond Bachand a critiqué implicitement Jean Charest en lançant sa candidature. Il faut, selon lui, redonner la parole aux militants. Il a rappelé cet épisode assez gênant où un militant, Martin Drapeau, seul au micro, n'a pas trouvé un seul délégué lors d'un congrès du parti prêt à débattre d'une commission d'enquête sur la construction.

L'ex-ministre est allé jusqu'à dire que, si c'était à refaire, il serait le secondeur de la motion.
Celui qui a introduit la taxe-santé dans son budget admet maintenant que ce n'était pas l'idée du siècle.
Jean Charest a exercé une domination totale sur son caucus et sur son parti depuis 1998 et on aurait peine à retrouver la moindre trace d'une dissidence durant cette période. Les langues se délient un peu mais ses anciens ministres lui vouent une telle admiration qu'il ne faut pas s'attendre à des critiques très musclées.

La candidature de Philippe Couillard devrait ajouter un peu de piquant. L'ancien ministre de la Santé a quitté la politique depuis 4 ans et, surtout, le lien de confiance était ténu entre lui et le bureau du premier ministre. On se méfiait des ambitions dévorantes du ministre.

Depuis sa démission, on n'a pas vu Philippe Couillard dans les rassemblements libéraux. Dans une course à l'ancienne, avec des «slates» de délégués et non un vote universel, c'est un handicap.

 

Suivre Donald Charette sur Twitter: www.twitter.com/donald charette

Suivre Du Québec
Le Parti libéral du Québec est à la recherche d'un chef qui lui permettrait de reconquérir les Québécois. L'ex-ministre des Finances, Raymond Bachand, est le premier à se jeter à l'eau et il a...
Le Parti libéral du Québec est à la recherche d'un chef qui lui permettrait de reconquérir les Québécois. L'ex-ministre des Finances, Raymond Bachand, est le premier à se jeter à l'eau et il a...
 
 
Les commentaires sont clôturés pour cette entrée.
Afficher tout
Favoris
Date de publication  | 
Popularité
15:27 sur 01/10/2012
Les aspirants-chefs font un examen de conscience pour comprendre ce qui les a sortis du pouvoir. L'un dit qu'il faut que le parti redonne la parole aux militants. Gros contrat quand on sait que pendant 9 ans, le parti s'en est remis au flair politique de Jean Charest pour orienter ses actions. Ceux-là mêmes qui remettent en question cette stratégie en ont profité silencieusement pendant tout ce temps. Gros défi à l'horizon.
10:41 sur 01/10/2012
Raymond Bachand a reçu un appui déguisé de taille - celui de John Parisella qui, tout en précisant qu'il "reste neutre", l'a qualifié de "futur du parti Libéral du Québec" - autrement dit, un ex-péquiste toujours nationaliste. Il a bien compris que la perte de son aile nationaliste a dévitalisé le PLQ. Pour avoir un nouvel âge d'or, ce parti doit les ramener.
Sauf que bon, il y aura beaucoup à faire pour me faire croire que c'est autre chose qu'un vernis. Les nationalistes ont toujours été des pions utiles pour ce parti, largués quand ils devenaient trop vocaux. On n'a qu'à se rappeler le départ d'une partie des libéraux dans les années vingt (qui ont éventuellement fondé l'Union Nationale avec Duplessis), du mouvement souveraineté-association de René Lévesque dans les années soixante, de Mario Dumont dans les années 80... Le PLQ se pose périodiquement en nationaliste avec de beaux discours mais il déteste agir là-dessus. Oui,bien sûr, il y a eu LE mandat et demie des années soixante et la nationalisation de l'électricité. Mais encore! Ça a tout pris: Lesage, pour noyer le poisson, a accepté à condition qu'ils fassent une autre élection là-dessus!
Et puis ce parti a quand même un job de désencrassage à faire, avec tous les Fava et les parasites qui "foulent aux portes".
Le faux nationalisme du PLQ est-il ce qu'il nous faut? J'en doute.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Godefroi
Honni soit qui mal y pense
09:20 sur 01/10/2012
L'examen de conscience du PLQ/QLP ?/!***

Tout un défi ! Comment y parvenir après neuf années de silence approbateur des candidats actuels à la chefferie? Aucune véritable critique de l'ex premier ministtre durant toutes ces belles années dont ils ont amplement profitées! Trop tard. Il n'y a que la Commission Charbonneau pour réussir cet exploit.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Laurence Jacques
le rire est le plus beau son de la nature
22:47 sur 30/09/2012
On a parlé, à la télé, la possibilitée du fils à M. Pierre Elliot Trudeau, Justin Trudeau du secteur Papineau. Personnellement, en le voyant à des évèments organisés et invité à ces organisations-là, M.Justin Trudeau me paraissat très près du monde, son approche à l'écoute des gens est très bonne peu importe ta classe social. Il n'a pas peur de se mouiller, de se mêler aux gens...et ça, j'aimerais ça voir ça sur un Ministre.
20:57 sur 30/09/2012
(suite)

enfin 4e point

4- l'argument du nombre de voix qui sépare libéraux et péquistes au Québec (soit 32 755 voix) n'en est pas un, il y a eu des gouv de l'Union Nationale qui ont été porté au pouvoir et régné avec moins de voix que les libéraux

vos analyses manquent nettement de profondeur
20:54 sur 30/09/2012
Affirmer que les libéraux ont perdu par la peau des fesses est une affirmation grossière qui méconnaît la réalité parlementaire britannique et l'historique électorale du Québec.

1- affirmer que les libéraux ont eu un bon résultat avec 31,2 % est de l'ignorance pure et dure:

"""Avec seulement 31,2 % du vote, le gouvernement Charest a battu le record du plus bas taux de pourcentage de votes obtenu par le PLQ depuis 142 ans d’existence, record qui appartenait à Robert Bourassa en 1976 : 33,78 %, pour une baisse totale de 2,58 points de pourcentage ! Dont acte : superdéfaite historique !"

2- affirmer qu'ils sont forts dans la population parce qu'ils ont 50 sièges est de la démagogie:

ils ne sont pas forts dans la population, ils ont simplement le privilège d,avoir un votre concentré des non-francophones qui leur permet d'aller chercher 30 sièges les yeux fermés (distorsion du syst britannique et course à 3)... ils sont forts chez les anglos

3- : en 1973, avec 30,2 % du vote, le PQ obtenait six députés (ou 5 % de l’ensemble de la députation) alors qu’aux élections du 4 septembre, le PLQ, avec 31,2 % du vote obtient 50 députés (ou 40 % de l’ensemble de la députation) ? Réponse : si notre système électoral reflétait plus justement la volonté exprimée du peuple, le PLQ n’aurait peut-être obtenu qu’une dizaine, peut-être moins, de députés… Jil n'y a aucun « appui impressionnant au suffrage populaire » pour les libéraux
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Axel Johan Dumoulin
19:15 sur 30/09/2012
Le PLQ reconnaît avoir sous-estimé la croissance de la dette québécoise de 11 milliards $.
Le Québec reste la province la plus endettée du Canada alors que sa dette (173,3 milliards $ au 31 mars) représente 54,6 % de son PIB.
Le gouvernement Charest n'a pas été en mesure de contrôler ses dépenses tout en «hypothéquant les générations futures» - PQ
Selon la Coalition avenir Québec (CAQ), le Québec va tôt ou tard frapper un mur en raison de sa lourde dette.
Pour le député de Québec solidaire, Amir Khadir, «le budget actuel du PLQ est le chant du cygne d'un gouvernement insensible, qui refuse d'écouter sa population et qui est profondément discrédité par la population du Québec.»
La Presse, 21 mars 2012

PLQ, votre tour est passé !
18:25 sur 30/09/2012
Philippe Couillard veut rouvrir le débat identitaire au PLQ
Le parti libéral doit-il s'agenouiller ou ramper devant Ottawa?
That's the question.